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« La description de l’adolescence » : nouvel avis de lectrice sur « L’Organisme » (1).

Publié le par Eric Bertrand

               Un nouvel avis de la même lectrice m’étant arrivé hier à propos de « l’Organisme », je termine cette série de réactions à trois de mes livres avec ce point de vue intéressant et structuré en trois temps que j’ai repris à son auteure : la description de l’adolescence, les profs usés par la lourdeur du système et le laboratoire de l’écriture.

               Maintenant " l'organisme". Je te livre mes réflexions avec mes mots pas très sophistiqués, mon interprétation, et mon semblant d'honnêteté.
J'aime toujours autant ton écriture, le vocabulaire riche, insicif, la parfaite maîtrise de la langue. Je sens que chaque mot est choisi, pesé, que tu es exigeant sur la précision des termes employés. J'aime les chapitres courts, qui donnent du rythme au livre et l'envie d'en savoir toujours plus. C'est un livre qui " tombe des mains" tant il captive, peut-être encore plus que les 2 autres.
               Ce qui me frappe , c'est la description de l'adolescence, avec ses moments gais ,mais aussi qui inspire aux adultes qui encadrent ces jeunes ( enseignants en particulier) un certain rejet , un certain dégoût ( une fois, tu m'as dit que tu avais un rapport de haine/amour avec tes élèves, j'avais été surprise par la puissance des mots choisis, je comprends mieux maintenant)
Disparus les charmants bambins si frais et spontanés, place à des ados livrés à leurs pulsions, à leur corps en mutation, à leur coeur en ébullition, à leur révolte face à un monde qu'ils craignent. Leurs émissions suspectes de sécrétions en tous genres, leur odeur, leur crasse, leur pulsions sexuelles à l'état brut, verrouillent leur intelligence et leur esprit critique. Ils ne sont plus que des" organismes" ambulants....Qui a eu des ados à la maison (j'en fais partie) sait l'exaspération qu'ils inspirent...

 

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La vie comme réservoir à la fin du « Guépard »

Publié le par Eric Bertrand

L’une des beautés du roman de Lampedusa, « le Guépard » c’est cette méditation sur la vie et l’épuisement progressif de son héros (dimension qui ne peut apparaître aussi profondément dans la belle version cinématographique de Visconti).

               La fin du roman est en effet axée sur les pensées du prince Salina et l’écrivain sicilien écrit là quelques unes des plus belles pages autour de ce thème qui a inspiré bien d’autres auteurs. Ainsi ce rapprochement particulièrement bien senti entre la vie humaine et un « réservoir » qui finit par s’épuiser...

               Le passage développe subtilement cette métaphore du réservoir qui assimile ce qu’il y a d’impalpable dans la vie (les idées, les émotions, les sentiments). L’approche est de type matérialiste (et rappelerait en cela la philosophie de Diderot) : la vie s’échappe du corps du vieil aristocrate en « vapeur au-dessus d’un étang »... Lampedusa écrit que la vie est comme une vapeur, une « nappe » qu’ont formée toutes les années d’un homme.

               Le personnage est mourant dans un hôtel de Palerme, avec vue sur mer, et cette réflexion acquiert une largeur supplémentaire dans ce contexte : la fin de vie d’un homme finit par s’élever tel un petit « résidu » face à l’immense océan.

              « C’était un lundi de la fin juillet, à midi, et la mer de Palerme, compacte, huileuse, inerte, s’étendait devant lui, invraisemblement immobile... » 

Je la connais cette « mer de Palerme », j’y ai vécu moi-même tant d’heures lumineuses que ce détail fait frissonner !

 

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Souvenir du « Guépard » de Lampedusa

Publié le par Eric Bertrand

 

              Il y a des romans vers lesquels on est constamment ramenés. C’est le cas du « Guépard » de Lampédusa... En relisant certains passages ces jours-ci, Je me suis souvenu des trois articles de blog que j’avais consacrés à ce roman en 2008  à l’époque où, travaillant sur « Le Ponton », je « visitais » tout ce qui pouvait avoir rapport avec « l’objet sicilien ».     

               Avant d’écrire un nouvel article au sujet du roman je propose au lecteur un petit retour vers la Sicile à travers ces articles et à travers deux des vidéos du « spectacle sicilien », point d’orgue de la représentation. 

 

http://genese.over-blog.com/article-19225071.html

http://genese.over-blog.com/article-19272318.html

http://genese.over-blog.com/article-19298050.html

 

 

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Un avis de lectrice sur « La Route, la poussière et le sable »

Publié le par Eric Bertrand

Ca y est, j'ai fini " La Route"
j'ai bcp aimé comme d'habitude, J'ai bien reconnu ta plume, l'écriture soignée, précise, le vocabulaire riche, et des trouvailles audacieuses ( dont je te reparlerai)
Déjà , le récit: 2 jeunes voyageurs, auto-stoppeurs, qui plus est( As-tu remarqué qu'on en voit de
moins en moins sur nos routes?)
               Ces 2 jeunes ont des rêves plein la tête, des illusions aussi, du courage, et une certaine inconscience, un mépris ( ou une méconnaissance) du danger qui les rend fragiles et attachants; Leur aventure est d'abord, me semble-t-il, une aventure humaine;grâce à l'auto-stop, ils sont amenés à rencontrer des personnages pittoresques, certains amicaux, d'autres peu recommandables, d'autres encore très méfiants à l'endroit des 2 jeunes français;
Et puis leur mésaventure en milieu de récit qui gâche le voyage et perturbe leur rêve , mais leur ouvre finalement des portes et des coeurs de certains américains touchés par leur infortune ( c'est le cas de le dire!)
                 J'aurais bien aimé que tu décrives un peu plus les paysages croisés ( tu sais, mon besoin d'évasion!) Est-ce un choix? As-tu voulu privilègier l'aventure humaine?
Et , donc , les "trouvailles". L'emploi du " nous" " je" dans la 1ere partie, puis du "ils" puis de nouveau du " nous" , les changements de prénoms ( les très "cowboyissimes" John et Lucky")
Je me suis bien sûr demandé pourquoi ce chois et j'avoue , qu'au début, il m'a pertubée. J'aimais le "nous" , le "je" , plus de proximité, le "ils" éloignent...)
                 Et puis, j'ai compris ( enfin , je crois) que , ce que tu voulais , c'était accentuer le côté romanesque de l'histoire, comme si ca n'était plus la tienne, en faire une Bd , un " road moovie", un film d'aventures ( J'ai tout bon, professeur Eric?)
Finalement, cet effet de style audacieux est très réussi!
Bref, j'ai bcp aimé ton livre, j'ai hâte de commencer " l'organisme" mais je me doute que le registre sera très différent;

 

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Un avis de lectrice sur « Pour y voir Clerc »

Publié le par Eric Bertrand

Voilà, j'ai fini ton livre et j'ai envie de te donner mes 1ères impressions " à chaud" en espérant que je ne vais pas t'ennuyer...

D'abord, j'ai adoré, il faudra que je le relise!
Ensuite, je sais pourquoi tu es en kilt sur ta photo de profil facebook et je trouve ça original et dans ton cas, plein de sens.

J'ai été émue par l'évocation de ton accident, celle de ton enfance, de ta vie de jeune homme un peu rêveur, et de quelques aspects de ta vie actuelle; cette intrusion dans ta vie m'a un peu "pertubée" parce que tu n'es pas un auteur inconnu, parce qu'on correspond depuis qqtemps et que même si on ne se connait pas, on se connait un peu...

J'ai aimé ta façon " littéraire" d'aborder les chansons de Julien Clerc, avec qq chose de "sérieux" ( le prof de français qui garde toujours son acuité) et de plus "intellectuel" ( ca n'est pas péjoratif) que la mienne qui ai tendance à me laisser bercer par les mots.

J'ai vu aussi qu'on était de la même génération, j'ai cru comprendre que tu étais né en 60, mais je suis ton aînée de 5 ans!
( je suis même grand-mère! mais bon, je n'ai pas l'air trop 3ème âge)

A l'occasion, je te raconterai , si tu le veux , mes années Maxime Le Forestier, puis Julien Clerc ( que j'écoutais en boucle dans ma chambre à l'Ecole Normale), puis Michel Berger ( que j'adorais aussi) et Souchon!

J'aurais surement d'autres impressions à te livrer à propos de ton livre, mais là, il commence à être tard!
Voilà, à bientôt de te lire


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