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Au cœur du salon du Livre de la Rochelle, comme dans un salon...

Publié le par Eric Bertrand

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Les moments de rencontre avec les lecteurs sont suffisamment rares pour qu’on en profite pleinement. Dans mon année bien remplie, j’ai à l’heure actuelle limité ces événements à deux salons, celui de l’Ile de Ré en été et celui de La Rochelle en hiver. J’aime cette alternance saisonnière... L’un fournit la version « transat » en plein cœur du mois d’août, l’autre la version « tison », en ces temps de froidure, la neige encore aux portes...

                Dixième anniversaire du Salon de La Rochelle, les invités sont nombreux, les stands croulent sous les livres et il est difficile d’émerger de cette foule. L’expérience montre qu’il est nécessaire d’attirer l’œil par un stand un peu plus attractif et « parlant ». C’est à partir de cette idée qu’avec Jenny, nous avons organisé la matière littéraire, notamment en proposant au lecteur un cahier dans lequel sont répertoriés, pour chaque titre mis à disposition, les précieux avis des lecteurs.

                Cela permet de guider le quêteur de mots et d’histoires, beaucoup mieux qu’un quatrième de couverture. Et cela économise la voix (en convalescence ces jours-ci !). Par ailleurs, chaque exposant ne disposant que d’un mètre carré de surface, avec mes six ouvrages sélectionnés, j’ai tendance à m’étaler ! Quelques outils simples me permettront d’endiguer la déferlante !

 

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Du rapport entre le chocolat et le livre à La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

Les hasards du calendrier des événements rochelais m’amène à ce rapprochement dans la mesure où le Salon du Livre et le Salon du Chocolat ont failli se faire concurrence ce week-end. Pour ménager la susceptibilité des goûteurs de mots qui sont aussi goûteurs de mets, la municipalité a, in extremis, reporté le salon du chocolat...

                Tablettes et livres, c’est la même chose. Une surface rigide, taillée à la dimension d’une poche, un peu froide d’apparence, mais cela dépend aussi de « l’emballage ». Et puis on ouvre la tablette, une odeur particulière s’en dégage aussitôt, un « sui generis » qui comporte une attente.

                 Le volume de pages contient dans ses plis la mémoire d’autres actes de lecture comme le papier alluminium rappelle des moments de dégustation. On croque dans le chocolat, une surface un peu dure, qui très vite fond et diffuse, dans des régions qui vont au-delà du palais. On mord dans un livre, et les mots et les idées infusent, secouent, renvoient elles aussi à une multitude de sensations.

                  Un avantage, le chocolat se partage, en petits carreaux qu’on peut aussi distribuer. Dans une tablette de chocolat, le gourmand dispose instantanément d’une série de « maquettes en miniatures » du « livre » qu’il déguste. Il est son propre « éditeur » et « distributeur ». A l’inverse, le lecteur ne peut que garder pour soi la saveur des mots qu’il avale. Tout au plus peut-il dévorer le livre afin de le céder plus vite à la personne dont il sait qu’elle éprouvera, à son tour, du plaisir. Mais c’est toujours en différé !

                   Quand on partage des carreaux, on peut se regarder dans les yeux, la salive vient aux papilles, les pupilles brillent. La réjouissance est immédiate. Le livre fond beaucoup plus lentement, la saveur en est jalouse. Il faut laisser le temps de quelques pages. Le  livre de « haulte graisse », n’est pas une papillotte. Il agace et se dérobe. Il est pomme au pommier de Tantale... Mais au bout du compte, cette pomme-là se donne à Tantale. A condition toutefois que ce dernier sache lui ménager un moment volé de ravissement égoïste. Alors il faut imaginer notre Tantale heureux, avec un livre sous le coude et une plaquette de chocolat, qu’il conserve le plus longtemps possible, pour faire durer le plaisir !

 

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Edgar Poe s’exprime sur l’idée de « genèse over blog »

Publié le par Eric Bertrand

                  Je relis et continue de découvrir en ce moment des textes d’Edgar Poe dont les œuvres produisent toujours sur le lecteur une impression délicieuse d’intelligence et de sens du mystère.

                  J’ai entre les mains un recueil dont je connaissais quelques pièces comme l’hallucinant traité sur la folie que constitue « le Système du docteur Goudron et du professeur Plume » dans Histoires grostesques et sérieuses et je trouve, sous le titre « Genèse d’un poème », ce passage qui me renvoie directement à l’idée qui m’avait fait, il y a maintenant plus de quatre ans, ouvrir ce blog intitulé « Genèse overblog ».

Bien souvent j’ai pensé combien serait intéressant un article écrit par un auteur qui voudrait, c’est-à-dire qui pourrait raconter, pas à pas, la marche progressive qu’a suivie une quelconque de ses compositions pour arriver au terme définitif de son accomplissement. Pourquoi un pareil travail n’a-t-il jamais été livré au public, il me serait difficile de l’expliquer ; mais peut-être la vanité des auteurs a-t-elle été, pour cette lacune littéraire, plus puissante qu’aucune autre cause.

Beaucoup d’écrivains, particulièrement les poëtes, aiment mieux laisser entendre qu’ils composent grâce à une espèce de frénésie subtile, ou d’intuition extatique, et ils auraient positivement le frisson s’il leur fallait autoriser le public à jeter un coup d’œil derrière la scène, et à contempler les laborieux et indécis embryons de pensée, la vraie décision prise au dernier moment, l’idée si souvent entrevue comme dans un éclair et refusant si longtemps de se laisser voir en pleine lumière, la pensée pleinement mûrie et rejetée de désespoir comme étant d’une nature intraitable, le choix prudent et les rebuts, les douloureuses ratures et les interpolations, — en un mot, les rouages et les chaînes, les trucs pour les changements de décor, les échelles et les trappes, — les plumes de coq, le rouge, les mouches et tout le maquillage qui, dans quatre-vingt-dix-neuf cas sur cent, constituent l’apanage et le naturel de l’histrion littéraire.

 

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Retour au Salon du Livre de La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

                  J’avais eu la chance de me trouver au Salon du livre de La Rochelle il y a deux ans, et c’était ma première participation à ce salon qui fête cette année sa dixième édition. J’en garde un bon souvenir. Il a lieu sur la surface de l’Encan de vendredi 3 décembre prochain à dimanche 5 au soir.

                   Je suis invité sur le Kiosque des Ecrivains de la Côte où j’essaierai de rester le plus longtemps possible afin d’aller à la rencontre du public et de présenter mes nouveautés tout en échangeant au sujet des projets ou d’autres livres. A cette occasion, petite remise à jour du site avec, outre l’actualité ? la présentation du fameux clip et du nouveau terrain de travail : la chanson...

                   D’où la nouvelle rubrique qui lui est consacrée...Et un nouvel associé fait son apparition, Christian.

http://www.ericbertrand.fr/chansons.htm

 

 

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Article du mois : le clip du « Petit Prince »

Publié le par Eric Bertrand

               L’écriture de chansons sur laquelle j’ai commencé à m’exprimer dans ce blog implique des canaux bien différents que ceux, plus traditionnels, de la fiction. La chanson touche à l’émotionnel. Elle mobilise, en l’espace de quelques couplets, des idées et des mots « à ricochets ». Souvent, elle raconte une histoire qui prend immédiatement une dimension universelle.

               Elle passe aussi par le fabuleux véhicule des sons : la musique (qui souvent parvient à faire oublier les mots). Le texte de chanson prend gorge dans la voix d’un interprête, et elle « se donne à voir » par le biais d’un clip. Voici notre premier clip, à Christian et à moi, et pour sa réalisation, nous avons fait appel à un maître, Fred, qui a déjà merveilleusement revisité deux de mes ouvrages, « le Ceilidh » et « la Route, la Poussière et le sable ».

               Ce clip s’appuie sur un chapitre très intime et douloureux de la vie familiale, mais la beauté et l’humanité des images lui donnent précisément ce caractère universel. Et en cela, la chanson redonne à l’univers de Saint-Exupéry cette dimension qui émeut le lecteur du « Petit Prince ».

                Pourquoi ce clip et pourquoi ce texte ? Les raisons sont nombreuses et complexes, mais au moment de la discussion avec Christian puis avec Fred, ce que j’avais écrit (dans un contexte tout autre) m’est soudain apparu comme une évidence...

                Un père aviateur, des photos et des films en noir et blanc, une soeur et un beau-frère qui adorent voyager dans les déserts et qui y ont amené leurs deux enfants, des photos de dunes, des oasis, des magnifiques portraits d'enfants... et puis un été, un drame épouvantable au détour d’une route : le petit dernier, mort tragiquement à 13 ans, enfant rêveur, fou des avions et des nuages, son image éternellement attachée au désert blanc d'Egypte...

                 Voici ce clip, dans sa version publique, une version plus privée ayant déjà circulé entre nous...

 

 

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