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Avatar, une immersion cinématographique (1/4)

Publié le par Eric Bertrand

             L’expérience cinématographique est d’une nature unique, et le spectateur peut éprouver cette impression grisante à l’occasion de certains « grands films » particulièrement réussis. C’est le cas avec « Avatar », le dernier film de James Cameron… La lumière baisse, le noir se fait, le public retient son souffle et l’immersion dans l’univers de « Pandora » peut commencer. Et la 3D est le vaisseau qui embarque l’œil et tous les sens en éveil.

              Pandora est une planète éloignée de la Terre, sorte de « Monde Perdu » de Jules Verne, terre sacrée occupée par des indigènes, « les Na’Vis » qui vivent en harmonie avec leur territoire. La caméra du réalisateur de « Titanic » plonge le spectateur, au propre comme au figuré, (fabuleux effets de plongée et de contre-plongée) au cœur d’une autre forme de la forêt amazonienne.

              La nature y est luxuriante, des créatures étranges et lumineuses y pullulent. Reliée à l’écran comme par une membrane magique, la tête du spectateur devient une espèce de fabuleux aquarium. Les lunettes 3D fournissent à la fois un masque de plongée et une paire de palmes, et le chasseur d’images, ébloui, descend peu à peu dans ce monde en suspension, au milieu des arbres cascades, des feuilles phosphorescentes, où voltigent des espèces étranges, méduses roses, opalines, anémones de mer azurées, filaments d’algues magiques… Pandora est un territoire corail où chaque arbre est un temple de la marée offerte au spectateur.

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Joyeuses fêtes !

Publié le par Eric Bertrand

               Je reprends ce blog après le bon chapitre isérois... Au programme des prochains articles, différents avis sur les thèmes suivants : la lecture du dernier ouvrage de Francis Lepioufle, la critique du film « Avatar » et les derniers rebondissements dans l’affaire « l’organisme »...

               Alors à très bientôt et en attendant, une fois de plus meilleurs vœux à tous mes lecteurs !

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« L’Organisme » en PDF

Publié le par Eric Bertrand

                Les choses ne trainent pas chez Aléas... la machine est lancée. J’ai reçu hier mon manuscrit en format PDF : ainsi, il apparaît sous sa mise en page définitive. Sous cette forme, l’ouvrage compte exactement 220 pages et c’est un bonheur de le voir ainsi...

                Les vacances arrivent à point et vont me permettre de relire les épreuves et d’en corriger les éventuelles coquilles. (A ce propos, pause hivernale dans ce blog pendant le temps des vacances, départ vers Lyon demain...) Je réfléchis également à une couverture... Peut-être la photographie en gros plan d’un insecte immonde ? Ou bien, plus aérien, et ceci renverrait davantage à la mélancolie de l’enfance, une mouette en plein ciel...

                Quoi qu’il en soit, les choses évoluent !


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La Nuit des Rois à La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

               Travestissements, île étrange régentée par un duc mélancolique, fous raisonnables et raisonneurs, farces bouffonnes, envolées lyriques, situations burlesques ou saugrenues, tours de passe-passe convergeant vers l’illusion théâtrale poussée dans ses derniers retranchements, « je ne suis pas ce que je joue » affirme un personnage, autant d’éléments délicieusement shakespeariens qu’on retrouve dans cette comédie proposée à La Rochelle mercredi soir.

                 La mise en scène de Jacques Vincey est à la hauteur du brio de la pièce. Musique, danse, chansons (souvent paillardes et jubilatoires), astuces diverses emmènent le spectateur dans un dédale dont l’île d’Illyrie est la toile. Les situations de voyeurisme sont délectables (le ridicule Malvolio, espèce de Matamore aux airs de Mr Bean, se laisse piéger par les faux semblants d’une lettre énigmatique écrite par une servante malicieuse... Et le voilà qui dindonne en jarretière jaune cacatoés sous l’œil narquois des farceurs) La scène offre un plateau en surplomb qui convient parfaitement à cette situation et qui souligne davantage encore la nervosité des mouvements et des répliques.

                Les comédiens prennent plaisir à jouer ce texte et le metteur en scène est l’artificier en chef... Moments de danse enragés, éclairs de musique branchée, lumière saturée, paillettes, pétards, chapeaux pointus, confettis, explosions de rire et le bouquet final du salut de l’ensemble de la troupe qui recueille un tonnerre d’applaudissements. Il y a des soirs où on voudrait bien enfiler le costume !


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L’Homme à la tête de chou sur les planches

Publié le par Eric Bertrand

                Il y a quelques années au lycée, nous menions l’aventure inouïe de « L’Homme à la tête de chou et au cœur d’Artichaut » avec la jubilation de dire les textes ciselés de Serge et en même temps l’impression de vivre sur la scène une aventure d’avant-garde. Témoin, cinq ans plus tard cet article de Céline Laflute à propos du spectacle « l’Homme à la tête de chou » du chorégraphe Jean-Claude Gallotta présenté en ce moment au Théâtre du Rond-Point et bientôt en tournée...

« Avec sa variation sur un album-concept culte de Serge Gainsbourg, Jean-Claude Gallotta frappe fort. Connu pour sa danse jouissive et volubile, le chorégraphe trouve ici matière à une ivresse tournoyante et conjugue lyrisme, violence et lascivité. L’hommage se double de l’absence éloquente d’Alain Bashung, qui a tout spécialement réinterprété ‘L’Homme à la tête de chou’ (avec la réorchestration de Denis Clavaizolle) et devait se mêler aux danseurs du Centre chorégraphique national de Grenoble sur scène. Sa voix de crooner, sombre et moelleuse, enrobe la partition de son ex-acolyte qui avait le timbre plus tranchant. En guise d’ouverture, les quatorze interprètes nous offrent une scène intime de recueillement dansé devant la chaise à roulettes vide du chanteur, décédé quelques mois avant la première.
Vide aussi, le plateau est quant à lui largement empli par la langue imagée et palpable de Gainsbourg et par la "musique visuelle" émanant de cette nuée de danseurs déchaînés. Beaucoup de vie donc - et de chair - déborde des soutiens-gorges noirs, des zips de Levi’s et des talons hauts. Le sordide fait divers est d’abord une incantation à Marilou, petite shampouineuse qui "rend fou et à moitié coucou", comme dit la chanson. Empruntant un peu à la comédie musicale et surtout au film noir, la proposition de Gallotta exhale le parfum morbide et entêtant de cette petite lolita, qui fait de la provoc et joue à la femme fatale. Une très belle entrée de chorégraphe dans l’univers de Gainsbourg, muse parmi les muses. »

            Dorian, Marilou, Manon, Lulu, Max, Jane B, Elisa, Barbarella, Lola Rastaquouère, Bambou, Laetitia, Bloody Jack, Bonnie and Clyde, le Gang Burrow et la clique des infirmières du Lunatic Asylum dans lequel « les Serge » ressuscitaient le fantôme de Marilou, souvenons-nous ! Et sur you tube, à la page « l’homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut », vous pourrez en retrouver de larges extraits.

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