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Récit de métamorphose

Publié le par Eric Bertrand

              Un petit divertissement littéraire ce matin à partir d’un exercice proposé à mes sixièmes dans le cadre de l’étude des éléments merveilleux du conte.

 

Exercice : raconter la métamorphose d’un animal ou d’une plante en humain.

 

Méthode : choisir un animal ou une plante et trouver quelque chose de cette origine qui subsistera dans l’humain. Raconter la scène en suivant le modèle suivant :

- La rencontre.

- La description de la métamorphose en choisissant des détails qui appartiennent aux deux « créatures » (mots soulignés)

 

« La jeune femme rencontra soudain un serpent au regard intelligent qui lui adressa aussitôt la parole. Mais comme la princesse ne parvenait pas à se rassurer, ce dernier se métamorphosa. Son corps visqueux glissa jusqu’au dernier anneau pour découvrir de longues jambes de jeune homme. Ses pieds rentrèrent dans une paire de chaussures en croco. Son ventre disparut dans la ceinture d’un pantalon imitation lézard. En un mot, le vilain serpent était devenu un gracieux prince dont le visage aux yeux pers rappelait vaguement son origine première ! »


 

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Retour en grâce de Tennessee Williams

Publié le par Eric Bertrand

             En écoutant une émission consacrée à Tennessee Williams qui disait la vogue que connaît le théâtre de ce dernier, je revivais de mon côté l’aventure du « Tennessee Club » ménée sur scène en 2002 aux côtés de certains de mes meilleurs comédiens...

              Le metteur en scène interrogé déroulait un à un les thèmes relatifs à cet auteur et cela m’a permis de vérifier la pertinence de cette pièce que j’aime particulièrement parmi celles que j’ai écrites, peut-être aussi parce qu’elle me ramène à mon « éternel rêve américain ». Voici donc le relevé de ces fameux thèmes et l’éclairage que j’y apporte dans la pièce :

- Des pièces à scénario (et la mienne était une espèce de « road movie théâtral »), mais aussi des pièces où le psychisme ronge les caractères et les mène à un état de crise.

- La sexualité brûlant sur la scène : mes comédiens étaient globalement les héritiers des « Indécents » du Loft History écrit l’année précédente, c’est dire...

- Le départ du père : le personnage de Charlie a abandonné sa famille dans son domaine de Louisiane...

- Le viol de la belle-sœur : l’attirance malsaine de Tom envers Louise, en dépit de la présence de Thelma, son épouse.

- La violence et l’alcool : ce qui exaspère en partie les gesticulations de Tom sur la scène...

- La perte des repères et l’inquiétude pour l’avenir... cette thématique très contemporaine renvoie en partie à la nostalgie de « l’âge d’or de Louisiane » en tout cas pour la famille décomposée de Charlie...

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Pas de fumée sans feu autour du film « Gainsbourg »

Publié le par Eric Bertrand

             La fumée de cigarette dérange. Elle a vécu. Exit la nicotine. Exit les airs à la Gary Cooper. La fumée n’est pas en odeur de sainteté. Elle doit se faire oublier et rejoindre les nuages, les merveilleux nuages, là-bas ! D’ailleurs, bien fait pour lui ! Il a assez chanté les cigarillos et Dieu fumeur de Gitanes...

             C’est un juste retour de flamme. Eteignez les briquets dans les mains, cachez le verre de bourbon, la nicotine et la Gauloise ! L’affiche du film « Gainsbourg », qui sort en janvier déclenche une polémique, parce que justement, c’est de la fumée qu’on voit. Et pour cause !

             Certes, l’aura de Serge n’a pas besoin du renfort des volutes pour s’élever au-dessus de nos têtes, mais tout de même... Enlever la cigarette de la main du dandy c’est lui enlever le mot de la bouche et c’est lui retirer son masque. « Gainsbourg » chasse Gainsbarre... Tout cela paraît bien dérisoire ! Le cinéma rend enfin hommage au « Poinçonneur des Lilas » et on se pince le nez dans le métro. On voudrait lui retirer le mégot, lui décoller la peau et arracher la citrouille !

              C’est un fait à notre époque, il faut faire couler de l’eau de rose sur les mythes, allonger le légume dans le lit de Procuste et vider l’Homme à la tête de chou dans le panier de la ménagère !

              Préférera-t-on à l’affiche cigarette un tableau d’Arcimboldo pour les cœurs d’artichaut ? Ecce homo !

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Tournage sur le salon du livre de La Jarrie

Publié le par Eric Bertrand

            J’ai évoqué il y a quelques jours le salon du livre auquel j’ai participé et je voudrais rendre hommage à ceux qui l’ont organisé et au mérite qu’ils ont eu à créer ainsi ce type d’événement dans une si petite commune. Et au passage, j'adresse un clin d'oeil à mon ami Francis Lepioufle qui présente son livre ce week-end au salon du Livre de Guérande.... 

           Que le lecteur se promène au fil de ce salon grâce à ce tournage réalisé sur place par une équipe de TV et qui est maintenant disponible sur le site suivant. Il aura aussi l’occasion d’écouter la parole de quelques écrivains invités dont le chef d’orchestre Jean-Calude Casadesus orginaire de la région et ambassadeur de la musique.


http ://www.webtv17.fr/Page-Web_a90.html


 

 

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Le Petit Prince : fin de l’écriture

Publié le par Eric Bertrand

                J’ai donné à mes élèves les derniers ateliers d’écriture, ce qui m’a permis de réinvestir les meilleures trouvailles dans la suite et fin de l’écriture de la pièce. J’ai également tenu compte des indications de la dernière réunion en équipe.

                 La pièce telle qu’elle se présente se déroulera en cinq scènes majeures, chacune jouée dans le cadre d’une salle de classe dont le cadre correspond au texte. J’ai particulièrement soigné la scène d’histoire géo qui est liée à une réflexion sur le mouvement du soleil autour du globe et sur la réalité du désert.

                 La scène du prologue sera essentiellement gestuelle visuelle et accoustique et se jouera dans le gymnase, l’épilogue se jouera comme l’an dernier dans la cour et traitera de façon métaphorique la mort du Petit Prince. Scène assez poignante et délicate à condition de rencontrer les bons comédiens...

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