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Lord Jim, Don Quichotte de la mer, Emma au milieu des bonaces

Publié le par Eric Bertrand

               Don Quichotte partant sur les chevaux de la mer, Mme Bovary rêvant dans la cabine d’un transatlantique... Ce serait un peu ça « Lord Jim » de Joseph Conrad... Un personnage qui rêve au grand océan à partir des lectures de récits héroïques, tempêtes, visions, actes grandioses...

               Autant de motifs qui donneraient la vocation à n’importe quel capitaine en herbe... Et c’est le cas de Lord Jim qui, le moment venu, après des années de traversées monotones, se trouve confronté à une grave avarie et abandonne le navire, et les passagers ( !) pour prendre la fuite.

               Mais, chose inouïe, ces derniers ne périssent pas en mer, ils sont sauvés in extremis et déposent contre le capitaine indigne. Celui-ci est alors torturé de remords, bien conscient en même temps d’avoir manqué « l’exploit » tant attendu. Il ne le voyait pas comme ça l’exploit ! L’exploit avait à ses yeux une allure plus romanesque !

 

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« Welcome » et Matin brun à Calais

Publié le par Eric Bertrand

                 Il y avait un moment que je souhaitais voir le film « Welcome ».

                Vincent Lindon y incarne avec sensibilité Simon, maître nageur à Calais, qui s’attache à Bilal, jeune Kurde venu prendre des leçons de natation à la piscine. Bilal, qui n’a que 17 ans, espère à tout prix traverser la Manche pour aller rejoindre sa fiancée en Angleterre...

               Outre le regard juste que le film donne sur le drame des réfugiés obligés de recourir à des ruses risquées pour tromper la vigilance des douaniers, le film montre particulièrement bien l’hostilité de « l’honnête citoyen ».

               Dans l’immeuble où vit Simon, les voisins le mettent en garde et l’accusent de relation pédophile sitôt qu’il accueille Bilal sous son toit. Les menaces vont jusqu’à la délation et Simon se retrouve entraîné dans les cercles de la justice. Il est en effet interdit par la loi d’accueillir chez soi un réfugié...

                Cette dimension du film m’a rappelé le petit récit de F. Pavlof « Matin brun » dans lequel l’auteur démonte assez bien les ressorts de la montée du nazisme. La part de responsabilité du citoyen délateur y est particulièrement soulignée en même temps que la part qu’y joue l’indifférence de ceux qui font semblant de ne rien voir.

                C’est aussi pour lutter contre cette indifférence que Simon a un soir décidé d’aller plus loin en invitant Bilal et l’un de ses compagnons de misère à dormir chez lui...


 

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Salon du livre de La Jarrie

Publié le par Eric Bertrand

                Le salon du Livre de La Rochelle ne se produit qu’une fois tous les deux ans. J’ai donc opté cette année pour présenter mon stand au salon du livre de La Jarrie, commune dynamique proche de La Rochelle qui a bien voulu m’inviter.

 

http://www.lajarrie.fr/

 

                Ce salon a lieu le 1er novembre prochain toute la journée. Cette date me convient tout particulièrement parce qu’elle se situe au cœur des vacances de Toussaint.

                Par ailleurs, elle me permet une séance de rencontres en hiver qui fera pendant à la seconde que je prévois en été, au Bois Plage en Ré.

               Deux salons par ans, cela me va bien.

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Impatience grandissante...

Publié le par Eric Bertrand

                « L’Organisme » est prêt. « L’Organisme » piaffe...

               Depuis les nombreuses années désormais que mes livres sortent quasi régulièrement, j’ai pris l’habitude d’une « durée de gestation » : après la fièvre des dernières semaines, il ne restait en général qu’un délai de deux mois pour que le livre naisse de chez l’éditeur.

               Cette année, j’ai souhaité changer de dispositif et je vis de plus en plus difficilement fébrilement cette attente qui retarde l’échéance de la publication.

               Mais patience !... J’ai demandé aux éditeurs en lice un délai de trois mois à la date du 22 août et si, début décembre, rien ne s’est encore produit, je reprendrai les commandes...

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Ecriture du Petit Prince : l’épilogue et le serpent de l’oasis (11/11)

Publié le par Eric Bertrand



             C’est la scène finale, teintée de l’ambiguïté de la disparition du petit Prince qui n’est pas fait pour cette terre...

             Il s’agira, dans cet épilogue qui réunit à nouveau l’ensemble de la distribution dans un espace commun (peut-être la cour de récréation), de raconter la disparition en ménageant l’ambiguïté de l’absence de l’être cher par un jeu sur les mots, les euphémismes, les images, autant d’éléments qui tâcheront d’expliquer autrement la mort (on comprend que la rencontre avec le serpent a été fatale).

              Il faut toutefois que le spectateur reparte avec un sentiment d’espoir et une impression rafraichissante de poésie comme à l’issue de l’œuvre de Saint-Exupéry.

 

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