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Réponses d’éditeurs (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

              Je publie donc comme je l’ai annoncé les commentaires que m’ont adressé les éditeurs à qui j’ai demandé de bien vouloir me renvoyer le manuscrit de l’été. Par discrétion, je tairai les noms de ces éditeurs...

             « (1) Votre manuscrit ne peut entrer dans le cadre de nos publications actuelles.

             « (2) Notre comité de lecture a examiné avec une grande attention votre manuscrit. Malheureusement il ne peut s’intégrer à notre programme éditorial.

             « (3) Nous avons étudié votre manuscrit avec intérêt malheureusement, celui-ci ne correspond pas à ce que nous souhaitons publier dans nos collections

             « (4) Nous avons examiné avec attention votre manuscrit enregistré sous le N°... Malheureusement notre comité de lecture n’a pas retenu l’ouvrage que vous avez bien voulu nous confier. Vous devez savoir que les impératifs spécifiques de nos collections, d’une part, et un programme de publications déjà trop chargé, d’autre part, nous obligent à des choix sévères, qui parfois nous laissent à nous-mêmes des regrêts (...)

              « (5) Nous avons lu le manuscrit que vous avez bien voulu nous faire parvenir. Malheureusement, votre texte n’a pas été retenu par notre Comité de lecture et nous sommes désolés de ne pouvoir envisager la publication.

              « (6) Malgré son intérêt ce texte ne nous paraît malheureusement pas pouvoir entrer dans notre programme de publication à venir.  En vous souhaitant de trouver rapidement un éditeur enthousiaste...

              La suite et fin du palmarès demain !


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Réponses d’éditeurs (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

             Les fidèles de ce blog le savent, j’ai pour la publication de « L’Organisme » adopté une stratégie différente, ne serait-ce que pour élargir mon expérience du monde de l’édition. J’ai contacté un certain nombre de « grands éditeurs » et l’heure est venue d’en faire un bilan. Je préfère mettre un terme au « jeu » et revenir à mon éditeur avec lequel j’entretiens toujours d’excellents rapports. Et j’ai la garantie du sérieux. Mais revenons, le temps de trois articles, au contact avec les éditeurs parisiens...

              Je ne dirai rien, le jeu consistera simplement, dans les jours qui viennent, à reproduire les réponses que j’ai reçues, réponses que je juge parfois suspectes quand on considère le temps de lecture... ou quand on parcourt les lignes de certains des ouvrages qui sortent actuellement et qui « rentrent dans le cadre de la publication »... Mais j’ai dit que je me tairai, je préfère laisser le lecteur juge...

              Et je reprends en main très prochainement le destin de mon « Organisme » afin de satisfaire tous ceux qui s’impatientent de le voir enfin paraître...

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La naissance d’un livre

Publié le par Eric Bertrand

               Depuis que j’ai quitté la Bretagne, j’ai gardé mon lien d’amitié avec l’un de mes lecteurs, Francis Lepioufle dont je suis le blog avec plaisir. Cette amitié s’est encore renforcée par le fait que, de son côté, Francis mène lui aussi depuis quelques années l’aventure du livre.

               Le plus amusant, c’est que nos livres opèrent un véritable chassé-croisé... Quand l’un écrit, l’autre écrit aussi, quand l’un corrige et recorrige, l’autre corrige et recorrige, quand l’un cherche son éditeur, l’autre cherche le sien, et quand l’un annonce la publication, l’autre annonce la publication...

                Bref, Francis vient d’annoncer que les choses bougeaient enfin du point de vue de la publication de son prochain livre. Mais attention, un train peut en cacher un autre !... En attendant, je vous renvoie au dernier article de son blog qui raconte la fable du mot libèré du piège informatique dans lequel il s’était logé...

 

http://ecriposoph.wordpress.com/

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Littérature et marges de la Bretagne

Publié le par Eric Bertrand

          Lorsque j’ai commencé ma carrière de professeur, je me suis retrouvé dans une petite ville du Nord du département de Loire Atlantique : Chateaubriant. J’ai eu aussitôt un petit coup de cœur pour cette région de forêts et d’étangs où je faisais mon entrée timidement dans les marges de cette Bretagne que Hugo (que je lisais toujours à cette époque) évoquait dans son 93.

         J’ai rencontré des gens attachants, et croisé le destin de certains élèves que je n’ai pas oubliés. Parmi ces gens, il y a Pierric Marsac qui me fait le plaisir de me présenter son roman via un mail. Le thème m’en a l’air passionnant et je m’empresse d’en communiquer le contenu à ceux qui aiment lire et qui s’intéressent à ce type de roman où la fiction rencontre l’Histoire. 

 

 

ÉD I T I O N S D U PE T I T V ÉH I CU L E

DÉCEMBRE 2009

Veuillez renvoyer ce bulletin avec votre règlement à l’adresse suivante :

Éditions du Petit Véhicule 20, rue du Coudray 44000 NANTES

Tél. 02 40 52 14 94 e-mail : epv2@wanadoo.fr www.petit-vehicule.asso.fr

LE SECRET DU SÉNATEUR

de Pierric Marsac

( roman)

Voici une histoire solidement charpentée. Le Secret du

sénateur est né d’un désir de conjuguer la grande histoire et

la chronique familiale de l’auteur dans la seconde moitié du

xxe. Pierric Marsac vit à Châteaubriant. Son père, apprentiboulanger,

approvisionnait en pain le camp de Choisel où

Guy Môquet et ses compagnons étaient internés. Chacun

connaît les fusillés de Châteaubriant et de Nantes. Cette

mémoire familiale lui donne l’envie d’écrire un récit où

deux jeunes garçons, Flavio et Simon, dans les années

soixante, vont être les témoins et les découvreurs de noeuds

et d’enjeux tragiques liés à la seconde guerre mondiale.

Résistances et collaborations avec son cortège d’héroïsme,

de lâcheté et de délation construisent la trame et les drames

de ce livre chargés de tensions, d’impasses et d’aventures.

Pierric Marsac a su révéler la noirceur de l’âme humaine

cristallisée dans le personnage du sénateur mais aussi le

vrai des coeurs purs car autour des jeunes garçons, c’est

toute une galerie de portraits réussis et la description

achevée d’une époque si proche de notre temps. Cette

fiction se déroule aux confins des départements de la

Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire et de la Mayenne. Le

monde hippique est une des toiles de fond de ce roman

« policier ». Les hommes souffrent, se vengent, risquent

leur peau pour une certaine idée de la liberté. Ce livre

raconte cela. On est toujours rattrapé par son destin et

l’auteur nous offre des tranches de vie implacables. Les

paysages, l’atmosphère des champs de course et des milieux

hippiques sont l’autre aspect qui harmonisent les péripéties

de ce poignant roman.

 

Luc Vidal

 

Je souhaite recevoir le livre Le Secret du sénateur de Pierric Marsac

au prix de 18 € + 2 € de frais de port, soit 20 €.

Mme Mlle M.

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Réveil proustien

Publié le par Eric Bertrand

          Et pour terminer cet hommage à Proust, un extrait qui relate l’un de ces nombreux éveils de la conscience, si présents dans la Recherche, dans la mesure où ils donnent le branle à l’imagination et au développement de la sensation.

       

         « Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur et avant d'avoir vu, au dessus des grands rideaux de la fenêtre, de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qu'il faisait. Les premiers bruits de la rue me l'avaient appris, selon qu'ils me parvenaient amortis et déviés par l'humidité ou vibrants comme des flêches dans l'air résonnante et vide d'un matin spacieux, glacial, et pur; dès le roulement du premier tramway, j'avais entendu s'il était morfondu dans la pluie ou en partance pour l'azur.

        Et peut-être ces bruits avaient-ils été devancés eux mêmes par quelque émanation plus rapide et plus pénétrante qui, glissée au travers de mon sommeil, y répandait une tristesse annonciatrice de la neige ou y faisait entonner à certain petit personnage intermittent de si nombreux cantiques à la gloire du soleil que ceux-ci finissaient par amener pour moi, qui encore endormi commençais à sourire, et dont les paupières closes se préparaient à être éblouies, un étourdissant réveil en musique. »


 

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