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Un bis pour les Culs Trempés !

Publié le par Eric Bertrand

 

           



            Que ceux qui ne connaissaient pas les « Culs Trempés » se consolent, je vous les ai dégotés en vidéos ! Alors accordons-nous ce matin un moment de détente en leur compagnie !

            Je rappelle que le film a beau être dans le genre burlesque, il fait de larges emprunts aux airs de l’époque et l’aspect documentaire constitue bien l’une des richesses du film.

 

  

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Souvenir des Culs Trempés

Publié le par Eric Bertrand

             Qui connait les « Culs Trempés » ? Si vous vous souvenez du film « O’Brother » alors vous vous souvenez de cette joyeuse bande de pseudos papis qui reprennent sur le mode country de vieux airs américains !

              A l’origine prisonniers en cavale, les trois Daltons en pantalons rayés s’improvisent chanteurs. Ils s’affublent de grandes barbes et singent les groupes de musique traditionnelle. Le film est jubilatoire et j’ai eu le plaisir de le revoir dans le cadre d’une étude que j’en fais avec mes élèves de quatrièmes (opération « Collège au cinéma »... Le rôle de l’enseignant est d’amener les jeunes à regarder avec un minimum de recul et d’intelligence certaines œuvres choisies du 7° art).

              Outre le plaisir de goûter l’aspect burlesque du film, son ouverture sur d’autres films des années 30 liées à la crise de 29 ou encore ses clins d’œil à la BD, j’ai réécouté avec plaisir les chansons que j’avais empruntées dans ma mise en scène des pièces de Jack on the Route again ou de Tennessee Club.

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« Britannicus » : la rage au corps au Vélodrome de La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

                J’évoquais hier le « corps à corps » mis en scène par la troupe qui jouait « Britannicus », et c’était sans évoquer le parti-pris du décor. Pas de grande pompe pour ce palais impérial, mais une simple structure métallique figurant une sorte de terrasse en surplomb et un escalier en fer descendant vers l’estrade de plain-pied avec les spectateurs.

                Tout ce métal était propice à l’exercice de barre-fixe... Le cœur tourmenté et le corps gymnase trouve un espace de déchainement tout au long de ce parcours du combattant qu’est le piège tragique... Qu’on écoute en illustration à cette « rage au corps », la merveilleuse tirade de la passion naissante de Néron pour Junie : c’est au début de la pièce lrosque Néron évoque le coup de foudre qu’il a ressenti en présence de la fiancée de Britannicus qu’il a ravie...

Excité d'un désir curieux,
Cette nuit je l'ai vue arriver en ces lieux,
Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes,
Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes,
Belle, sans ornement, dans le simple appareil
D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil.
Que veux-tu ? Je ne sais si cette négligence,
Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence,
Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs,
Relevaient de ses yeux les timides douceurs.
Quoi qu'il en soit, ravi d'une si belle vue,
J'ai voulu lui parler, et ma voix s'est perdue :
Immobile, saisi d'un long étonnement,
Je l'ai laissée passer dans son appartement.
J'ai passé dans le mien. C'est là que solitaire,
De son image en vain j'ai voulu me distraire.
Trop présente à mes yeux, je croyais lui parler,
J'aimais jusqu'à ses pleurs que je faisais couler.
Quelquefois, mais trop tard, je lui demandais grâce ;
J'employais les soupirs, et même la menace.
Voilà comme, occupé de mon nouvel amour,
Mes yeux sans se fermer, ont attendu le jour.


 
 

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« Britannicus » : la rage au corps au Vélodrome de La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

 

               La Fabrique du Vélodrome, petit théâtre intimiste de La Rochelle, présentait vendredi soir la pièce « Britannicus » dans une mise en scène de Laurence Andreini. La pièce part en tournée dans la région à partir de la semaine prochaine et donne ce soir une ultime représentation à La Rochelle.

               On n’a pas souvent l’occasion d’assister à un spectacle tragique et, qui plus est, à une pièce de Racine. C’est un plaisir auditif. Auditif et visuel. Plaisir des sens et de l’intelligence aussi.

               Les comédiens mettent un soin particulier à dire les alexandrins et à respecter ce rythme particulier de la parole chez Racine qui fait sonner la rime et la diérèse. Par ailleurs, ils jouent avec force ces personnages déchirés sur le théâtre, ivres de leur monstruosité ou fondamentalement troublés par ce que Roland Barthes appelle la révélation de leur « secret ».

               Monstruosité ?... Agrippine, mère autoritaire de Néron qui tâche en vain de soumettre son fils, fils devenu empereur grâce à ses bons soins et qui tourne soudain le dos à la Vertu (et à sa mère) Il a osé, le diable !

               Monstruosité ? Néron imprévisible, enveloppé dans un grand manteau rouge, et qui fait brutalement le choix de la tyrannie et du cynisme en donnant ordre d’empoisonner son frère.

                Pourquoi ce revirement dans la pièce alors qu’on le sent vaciller après une ultime rencontre avec sa mère et son droit conseiller Burrhus ? Peut-être à cause de la passion que sa captive Junie a allumée en lui. Après son entrevue avec la charmante et « aimable » Junie, Néron s’est enragé.

                Néron se venge, parce qu’il ne supporte pas de voir Junie continuer à aimer Britannicus. Parce que Narcisse, le perfide Narcisse, fait auprès de lui son œuvre de traitre et réussit à mettre en doute les bienfaits de la Vertu. Le metteur en scène a forcé les traits de Narcisse en lui donnant l’allure d’une sorte de Méphistophéles, (ou disons Edouard dans « Twilight » !) ricanement machiavélique, cheveux souples, laqués, canine acérée, ivre du pouvoir qu’il prend sur Néron.

               Par la direction des jeux de scènes (baisers, caresses, rapprochements des corps), il met en valeur la rage de la chair embrasée : tout le tremblement du texte de Racine se manifeste à travers ce ballet quasi érotique qui rapproche et sépare dans un brûlant corps à corps Junie, Britannicus, Néron et même Agrippine. La passion écorchée vive pousse aux étreintes et aux pulsions les plus troubles et, quand le rideau tombe, les personnages de la tragédie tombent pantelants sur un coin du théâtre.

               En conclusion, je mettrai en ligne demain une tirade extraite de la pièce et qui illustre très bien cette dimension du texte de Racine.

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Goncourt des Lycéens

Publié le par Eric Bertrand

                Petit clin d’œil discret de l’actualité littéraire qui me ramène cycliquement à la grande période de la préparation du Goncourt des Lycéens que j’ai préparé deux ans avec mes élèves.

                Grands moments d’intensité littéraire vécus avec des élèves pas toujours motivés mais qui en gardent tous un excellent souvenir. Moi-même, j’ai fait grâce à cette préparation de belles découvertes en matière de littérature contemporaine...

                J’ai en tout cas consacré sur ce blog de larges articles écrits dans le feu de l’action, que le lecteur un peu curieux se mette en quête ! Et en attendant, la parole au prix Goncourt de cette année !

 

http://www.evene.fr/livres/livre/jean-michel-guenassia-le-club-des-incorrigibles-optimistes-40776.php?video


 

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