Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L’Homme à la tête de chou sur les planches

Publié le par Eric Bertrand

                Il y a quelques années au lycée, nous menions l’aventure inouïe de « L’Homme à la tête de chou et au cœur d’Artichaut » avec la jubilation de dire les textes ciselés de Serge et en même temps l’impression de vivre sur la scène une aventure d’avant-garde. Témoin, cinq ans plus tard cet article de Céline Laflute à propos du spectacle « l’Homme à la tête de chou » du chorégraphe Jean-Claude Gallotta présenté en ce moment au Théâtre du Rond-Point et bientôt en tournée...

« Avec sa variation sur un album-concept culte de Serge Gainsbourg, Jean-Claude Gallotta frappe fort. Connu pour sa danse jouissive et volubile, le chorégraphe trouve ici matière à une ivresse tournoyante et conjugue lyrisme, violence et lascivité. L’hommage se double de l’absence éloquente d’Alain Bashung, qui a tout spécialement réinterprété ‘L’Homme à la tête de chou’ (avec la réorchestration de Denis Clavaizolle) et devait se mêler aux danseurs du Centre chorégraphique national de Grenoble sur scène. Sa voix de crooner, sombre et moelleuse, enrobe la partition de son ex-acolyte qui avait le timbre plus tranchant. En guise d’ouverture, les quatorze interprètes nous offrent une scène intime de recueillement dansé devant la chaise à roulettes vide du chanteur, décédé quelques mois avant la première.
Vide aussi, le plateau est quant à lui largement empli par la langue imagée et palpable de Gainsbourg et par la "musique visuelle" émanant de cette nuée de danseurs déchaînés. Beaucoup de vie donc - et de chair - déborde des soutiens-gorges noirs, des zips de Levi’s et des talons hauts. Le sordide fait divers est d’abord une incantation à Marilou, petite shampouineuse qui "rend fou et à moitié coucou", comme dit la chanson. Empruntant un peu à la comédie musicale et surtout au film noir, la proposition de Gallotta exhale le parfum morbide et entêtant de cette petite lolita, qui fait de la provoc et joue à la femme fatale. Une très belle entrée de chorégraphe dans l’univers de Gainsbourg, muse parmi les muses. »

            Dorian, Marilou, Manon, Lulu, Max, Jane B, Elisa, Barbarella, Lola Rastaquouère, Bambou, Laetitia, Bloody Jack, Bonnie and Clyde, le Gang Burrow et la clique des infirmières du Lunatic Asylum dans lequel « les Serge » ressuscitaient le fantôme de Marilou, souvenons-nous ! Et sur you tube, à la page « l’homme à la tête de chou et au cœur d’artichaut », vous pourrez en retrouver de larges extraits.

Serge--R-solution-de-l--cran-.jpg 

Voir les commentaires

Les chimères du Petit Prince

Publié le par Eric Bertrand

 

             Ce qui touche au « Petit Prince » m’intéresse tout particulièrement en cette année où je travaille à l’adaptation théâtrale du texte... Un récent article du blog de Pierre Assouline pointe du doigt une question qui vaut aussi pour toute traduction d’une œuvre d’art en langue étrangère et, en l’occurrence, en japonais.

             On mesure l’immensité du travail et la complexité de « choix de traduction » pour des mots ou des expressions qui peuvent plus ou moins toucher la sensibilité japonaise : Assouline évoque par exemple le cas du serpent boa des premières pages... Faut-il préférer « Serpent » à « Boa » ?... Le serpent se mord la queue quand on réfléchit à l’importance des dragons dans l’imaginaire oriental !

             Et le lecteur se souvient peut-être que ce serpent-là mange un éléphant et le narrateur expose, aquarelle à l’appui, de quelle façon il a dessiné cette drôle de chimère !

 

http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/12/13/le-petit-prince-a-la-triste-figure/

 crazy-sheep.jpg

Voir les commentaires

Accord de principe avec Aléas

Publié le par Eric Bertrand

             Que le lecteur se rassure, le défilé des réponses d’éditeurs n’est pas le chant du cygne. Il prend au contraire un sens par rapport à la réponse enthousiaste que m’a donnée Aléas par téléphone mercredi dernier. «L’Organisme » fera bien l’objet d’une publication chez Aléas.

 

             Reste maintenant à programmer l’échéance et à programmer l’événement de façon à ce qu’il paraisse dans les meilleures conditions. Pendant la période des vacances de Noël, je dois rencontrer les éditeurs et envisager le calendrier, la question du prix et le lancement d’une souscription.


100-9070.JPG 

Voir les commentaires

« Imago. Une autre migration », le dernier de Francis Lepioufle

Publié le par Eric Bertrand

               J’ai entre les mains le dernier livre de Francis Lepioufle, artisan des lettres qui, comme tous les écrivains que je respecte, considère le travail d’écriture comme un atelier des mots. Cela faisait longtemps que le livre « germinait » et j’avais eu le plaisir il y a déjà un moment d’en effleurer les pages. Mais c’était sous la forme d’un manuscrit en devenir.

               Mais dans ma boite aux lettres vendredi dernier, je l’ai redécouvert, dans un paquet sous la forme définitive d’un livre marqué aux éditions de la Roche Muzon, galante appellation dont l’origine peut être décryptée à condition d’être du coin. J’en fus !

               Et dès les premières pages, je ne peux m’empêcher de retrouver l’ambiance si particulière de ce coin de Centre Bretagne que je connais bien. Mais le livre est un roman. A la différence des « Chevaux de la Mémoire », l’ouvrage précédent de Francis, celui-ci nous entraîne au-delà des terres loudéaciennes, du côté de Paris et dans l’univers des peintres.

blog114--Copier-.jpg

Voir les commentaires

Réponses d’éditeurs (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

 

              « (7) Vous avez bien voulu nous soumettre votre manuscrit. Nos lecteurs en ont pris connaissance avec attention. L’avis qu’ils ont rendu n’est malheureusement pas favorable et il ne nous sera donc pas possible de retenir cet ouvrage pour nos prochains programmes.

              « (8) Pour ce qui est de sa publication, notre réponse malheureusement est négative : nous avons décidé de ne pas le retenir car il ne s’inscrit pas d’emblée dans l’esprit la recherche et le ton communs aux textes de littérature française que publie notre maison.

               « (9) Le manuscrit que vous nous avez adressé a été lu avec attention. Il nous a semblé qu’il ne correspondait pas à nos choix éditoriaux. Nous ne sommes donc pas en mesure de le publier.

               « (10) Malheureusement votre projet ne pourrait s’intégrer à notre programme d’édition et nous en sommes désolés.

                « (11) Nous avons lu avec intérêt votre manuscrit intitulé « l’Organisme ». Malheureusement il n’a pas convaincu un nombre suffisant de nos conseillers littéraires, nous ne pouvons donc pas l’accueillir dans l’une de nos collections. »

 

On tourne la page et on n’en parle plus !

 
100-3936.JPG

Voir les commentaires