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« Le meunier hurlant » d’Arto Paasilinna (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

           Voici la suite directe de l'article commencé hier sur ce roman qui sollicite à juste titre la curiosité de certains d'entre vous...           

           Il parvient à s’en échapper et évite ainsi le pire... Mais le retour au pays l’entraîne encore davantage dans les tourments de la marginalité. L’épicier refuse de lui vendre de la nourriture, le banquier refuse de lui donner son argent... tous considèrent qu’ils n’ont rien à accorder à un dangereux fou en liberté, obligé de se cacher dans la forêt, de survivre sur un coin d’étang... Une battue est organisée par la petite communauté haineuse et sa cachette est trouvée. Les hommes mettent le feu à ses réserves, et Huttunen perd tout ce qu’il avait si courageusement récupéré.

                Alors, la rage s’empare du forcené : il vole un fusil pour aller réclamer son argent. Quand il repart de la banque, il est facile de l’accabler, de l’accuser de vol à main armée. L’étau se resserre sur lui à partir du moment où, lors d’une visite à la ville, le préfet décide de mener la chasse contre ce « dangereux individu ». Il y mettra les moyens et celui que le narrateur surnomme « l’ermite » est poussé dans ses retranchements et amené à commettre des actes de violence (et de légitime défense...).

                 Finalement attrapé, il est amené mais parvient à s’échapper, avec la complicité de l’agent de police local qui avait aussi des comptes à régler... Tous deux réapparaissent dans l'épilogue sous les traits de deux loups gris qui commettent des actes de vengeance contre un public désigné...


 

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« Le meunier hurlant » d’Arto Paasilinna (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

              La perspective d’une sortie pédagogique au théâtre avec les élèves de troisième attire mon attention sur ce roman d’un auteur d’origine lapone adapté pour le théâtre. Afin de ne pas amener gratuitement les élèves, j’anticipe la pièce par la lecture du roman et j’avoue que c’est une agréable surprise et un bon moment de lecture.

              London, Hugo, Melville, Giono... Les lecteurs de ce blog savent que j’apprécie les histoires qui racontent la confrontation de l’homme à la nature... Panturle, travailleur de la colline, Gilliatt travailleur de la mer, et le meunier hurlant « travailleur de la forêt »...

              Histoire d’un marginal qui, du fait de ses étranges habitudes (il pousse des hurlements la nuit et se plaît à imiter les bêtes, il vient d’ailleurs, il n’est pas comme tout le monde, c’est une force de la nature qui sait ce qu’il veut et ne recule devant aucune entreprise...) est considéré avec suspicion par la population du petit village où il a remis en marche un moulin désaffecté...

               Le nouveau « meunier » passe même pour fou et l’amour qu’il partage avec une jeune « conseillère horticole » ne le met pas à l’abri de l’ostracisme. La petite foule vindicative fait tant et si bien que Huttunen (c’est le meunier hurlant, surnommé aussi « Nanar ») est envoyé à l’asile de fous.


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De Maupassant à Yourcenar

Publié le par Eric Bertrand

                  Spécialement pour Maw, enthousiasmée hier par Marguerite Yourcenar , je remets en ligne le second article publié au sujet de son livre "Nouvelles orientales" en septembre... et comme je la sais fan de Maupassant aussi !!!

La violence dans la littérature opére souvent un phénomène de fascination sur le lecteur. Surtout quand cette violence s’incarne dans le corps d’une vieille femme... On se souvient peut-être ce de conte de Maupassant intitulé « la Vendetta » où une vieille Corse couve sa rage de vengeance contre ceux qui ont tué son fils et pour cela elle entraîne un chien dont elle fait un redoutable tueur.

              Même violence échevelée chez M. Yourcenar dont je continue de feuilleter les « Nouvelles Orientales » On y rencontre une vieille dame dont le mari a été tué par un tyran que les paysans ont fini par exécuter pour la venger.

              Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’était que cet homme était aussi son amant. Et quand ils lui ramènent le cadavre et qu’ils se retirent pour festoyer, la vieille (qui porte le doux nom d’Aphrodissia), s’arrange pour sortir son mari de son cercueil et le remplacer par son amant. Ainsi, elle dissimule les marques de son nom qu’il avait gravé sur sa peau. Comme l’amant est plus grand que le mari, la tête ne passe pas dans le cercueil. Un paysan qui surprend la trafiquante avec la tête emballée dans un linge l’accuse d’avoir volé une pastèque, et dans la fuite, elle tombe au bas d’une falaise avec son chargement...

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Article du mois : Comment Wang fo fut tué ?

Publié le par Eric Bertrand

             Avant de reprendre le fil du roman et de sa construction, un petit détour par deux récits de Marguerite Yourcenar que je viens de découvrir dans les belles « Nouvelles orientales »...

             Est-il humainement possible d’affirmer qu’il existe en ce monde des choses supérieures en beauté à un coucher de soleil sur la mer, au corps d’une femme, à la majesté d’une armée, à un palais surplombant les cinq fleuves...

             Cette question, c’est un empereur qui la pose cyniquement au peintre Wang fo dont les tableaux ont bercé sa jeunesse dans les galeries de son palais. La nouvelle de Marguerite Yourcenar raconte ce drame d’un empereur borné qui décide de mettre à mort le génial Wang Fo... Sa seule faute ? Lui avoir fait croire que le monde était à l’image de ses peintures.

« Tu m’as fait croire que la mer ressemblait à la vaste nappe d’eau étalée sur les toiles, si bleue qu’une pierre en y tombant ne peut que se changer en saphir, que les femmes s’ouvraient et se refermaient comme des fleurs... »

              Alors, après la mort de son fidèle serviteur Ling avant lui exécuté, dans le tableau ultime qu’il lui demande de réaliser, Wang Fo représente la mer, une mer magnifique, intemporelle, et, sur cette mer,  une barque dans laquelle il s’en va, loin des hommes, rejoindre Ling et l’immensité bleue, affirmant ainsi, une dernière fois, le pouvoir inouï de l’art.


 

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Schéma narratif pour l’adaptation du « Petit Prince »

Publié le par Eric Bertrand

Voici donc en complément à l’article d’hier, ma proposition d’ensemble afin de faciliter le travail des collègues de l’équipe (musique, EPS, histoire géo, maths, arts plastiques et SVT...)

 

La perte des repères : prologue.

Gymnase.

 

- Egarement des « Petits Princes » dans le désert.

- Découverte de l’avion en panne.

 

L’aviateur et le Petit Prince

Salle de dessin

 

- Rencontre de l’aviateur mauvais réparateur.

- L’aviateur mauvais dessinateur.

 

Les voyages du Petit Prince : les drôles de planètes et les drôles de rencontres.

Salle de maths

 

- Les planètes numérotées par le mathématicien cramoisi.

- Le business man et la nécessité de prendre son temps

- Les couchers de soleil sur sa planète

 

Les voyages du Petit Prince : l’aventure sentimentale du Petit Prince

Salle de techno ?

 

- Rencontre de la fleur et coquetterie.

- Rencontre de l’allumeur de réverbères

- Les montagnes et l’écho

- Apprivoise-moi ! Rencontre du renard, d’une étoile, d’un bouquet de fleurs jalouses et d’une pomme qui veulent attirer le Petit Prince en lui réclamant de « les apprivoiser ».  

 

Epilogue

 

- La fleur est absente au rendez-vous de l’oasis, il n’y a que le serpent, comment peut-il séduire ?

- L’aviateur retrouve le petit corps absent du Petit Prince.

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