C’est
la scène finale, teintée de l’ambiguïté de la disparition du petit Prince qui n’est pas fait pour cette terre...
Il
s’agira, dans cet épilogue qui réunit à nouveau l’ensemble de la distribution dans un espace commun (peut-être la cour de récréation), de raconter la
disparition en ménageant l’ambiguïté de l’absence de l’être cher par un jeu sur les mots, les euphémismes, les images, autant d’éléments qui tâcheront d’expliquer autrement la mort (on comprend que la rencontre avec le serpent a été fatale).
Il faut toutefois que le spectateur reparte avec un sentiment d’espoir et une impression rafraichissante de poésie comme à l’issue de l’œuvre de
Saint-Exupéry.
Sur son petit nuage, le petit prince amoureux de la fleur marche au milieu des montagnes et entend l’écho des plus beaux vers d’amour. Système d’amplification par hauts-parleurs au niveau de la mise en scène.
L’exercice va
consister pour les élèves de trouver des vers qui chantent l’amour et de retenir ceux qui leur plaisent le plus.
Cet épisode
est motivé par le passage du livre dans lequel on voit le petit prince faire l’ascension d’une montagne et dialoguer avec l’écho...
Parmi les quelques
personnages« lumineux » que rencontre dans notre adaptation le Petit prince, il y a le fameux allumeur de réverbères qui exerce cette
drôle de profession aujourd’hui disparue. Tout son art consiste à jeter de la lumière sur le monde.
L’exercice
d’écriture est simple, il consiste à demander aux élèves d’écrire à partir de la question : « à quoi ça sert la lumière ? » de
façon à ce que le personnage explique au petit prince le sens de sa fonction...
Il y a de belles
choses sur la terre et ça vaut le coup de les éclairer !
J’ai demandé aux élèves de rédiger « un compliment » à la fleur. L’idée est d’exploiter cet épisode et d’en faire un élément narratif. Séduit par la grâce de la fleur, cet amoureux de la poésie et du charme subit l’attraction de cette créature qui se révèle une coquette, capable de jouer avec les prétendants, parmi lesquels le
serpent...
A la fin de « la galanterie », elle donne rendez-vous au Petit Prince à l’oasis. Mais elle le prévient, son rival sera là ...
L’un des beaux passages du « Petit Prince », c’est celui dans lequel il évoque
les innombrables couchers et levers de soleil sur sa toute petite planète.
Sur cette bonne vieille terre où il faut attendre un certain temps pour assister à un
coucher de soleil digne de ce nom, c’est chose moins courante ! La question que j’ai posée aux élèves pour l’atelier d’écriture du jour est donc très simple : quelles seraient
pour vous les conséquences d’un tel rythme ?
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/