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Le livre de Marina Neary (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

La présentation de l’auteur

 

                Marina Julia Neary is an award-winning historical essayist, multilingual arts & entertainment journalist, published poet, playwright, actress, dancer and choreographer.  A specialist on the obscure works of Victor Hugo, she has lectured at the French Alliance.  Her historical tragicomedy Hugo in London featuring the adventures of the French literary genius in England during the Crimean War was produced in Greenwich in 2008 and recently acquired by Heuer Publishing.  A sequel, Lady with a Lamp: an Untold Story of Florence Nightingale, premiered in 2009 as a theatrical benefit for The Wyatt Foundation. 

 

In 2007 she was commissioned to collect and publish the memoirs of residents from an affluent retirement community in Stamford, CT.  The project involved interviewing over forty senior citizens over the age of ninety.  A new Connecticut-based leisure publication Norwalk Beat has recently brought her on board as a steady contributor.  She focuses on the entertainment industry in Connecticut.  Her poems have been accepted by literary journals such as Alimentum and The Recorder and First Edition (UK).   After having her short story accepted by Bewildering Stories Magazine, she was invited to join the editorial staff. 

 

Wynfield’s Kingdom is her first novel, in which she celebrates her love for Victorian history and the Romantic movement.  The novel was published by FireshipPress, a publication specializing in historical and nautical fiction.  Here are some of the reviews: 

The spirits of Charles Dickens and Victor Hugo haunt this darkly compelling novel of  the mid-Victorian underworld.  Exhaustively researched, ambitious in scope and rich in period detail, King Wynfield is a harrowing tale of wretched poverty and desperate survival, of monstrous child abuse and atrocious acts committed in the name of science.  Diana the wild robber maiden and her bandit lover Wynfield are larger than life anti-heroes destined to linger long in the reader’s imagination. – Eileen Kernaghan, author of Wild Talent: a Novel of the Supernatural

Neary writes with unbelievable power, yet never loses her sense of emotional insight…. Wynfield’s Kingdom is truly an extraordinary first novel. – Tom Grundner, author of Midshipman Prince.

 

In addition to her writing career, Neary has a career in the performing arts.  She has starred in several independent horror films shot in CT and NY.  In the 1990s she has competed in various talent competitions in New England and placed second in Miss LaSalle beauty pageant.

  

 


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Le livre de Marina Neary (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

Wynfield’s Kingdom

Synopsis

 

                     Welcome to 1830s Bermondsey, London’s most notorious slum, a land of gang wars, freak shows and boxing matches.  Dr. Grant, a disgraced physician, adopts Wynfield, a ten-year old thief savagely battered by the gang leader for insubordination.  The boy grows up to be a slender, idealistic opium addict who worships Victor Hugo.  By day he steals and resells guns from a weapons factory.  By night he amuses filthy crowds with his adolescent girlfriend, a fragile witch with wolfish eyes. Their tragicomic idyll ends when Wynfield falls under the spell of an elusive benefactress and leaves his bohemian, semi-criminal circle to follow her to Westminster.  There, in the company of blue-blooded outcasts, he learns the secret of his origin and the role he is destined to play in the history of England.  Invoking the ghosts of English anarchists, Guy Fawkes and Oliver Cromwell, Wynfield enters the world’s biggest tavern – the Parliament, where he meets the most ruthless boy gang in the world – the British aristocracy.  Using the mixture of chemicals, satire and horror, Wynfield stages an unforgettable performance and subdues the ruling class – if only for one day. 

 

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Le livre de Marina Neary (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

              Les lecteurs de ce blog connaissent Marina, cette amie américaine de longue date. Nous nous sommes connus par le biais de Victor Hugo dont elle est fanatique (le mot n’est pas fort) et notamment de « l’Homme qui rit » puisqu’elle avait eu en main mon essai à propos de ce roman.

              Autre point commun qui nous a rapprochés : le goût pour l’Ecosse et le celtisme. A travers « le Ceilidh », nous avons eu d’intéressants échanges puisqu’elle envisage de le monter un jour sur la scène américaine.

              Marina est en effet comédienne, metteur en scène et auteur. Son premier livre     Wynfield’s Kingdom vient d’être édité et on peut se le procurer via le site Amazon dont voici l’adresse :

 

http://www.amazon.fr/Wynfields-Kingdom-Marina-Julia-Neary/dp/1934757993/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1256823462&sr=8-1

 

               J’ai demandé à Marina de bien vouloir présenter son travail et je propose dans les deux jours qui viennent de livrer cette présentation à ceux d’entre vous qui comprennent l’anglais. D’abord le synopsis et puis ensuite une biographie.

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Hommage à Claude Lévi-Strauss

Publié le par Eric Bertrand

          Les familiers de ce blog ont souvent croisé le nom de Levi-Strauss sur les différents articles. Notamment ceux qui ont été consacrés à l’étude de Vendredi ou la vie Sauvage de Tournier, fidèle élève du célèbre ethnologue.

          Ainsi celui-ci intitulé « Elèves de Lévi-Strauss » rédigé en avril dernier et qui annonçait une série d’articles sur le Robinson revisité par Tournier, façon Lévi-Strauss :

 

« Homme, il faut se taire pour écouter le chant de l’espace qui affirme que l’ombre et la lumière ne parlent pas (ces gens méritent plus notre respect que notre curiosité : Monod).

 

         C’est un proverbe touareg que cite en le commentant l’arpenteur de désert qu’était le grand Théodore Monod. Je relis en ce moment des pages de Claude Lévi Strauss dont la leçon essentielle pour les générations futures est dans la même veine.

         C’est aussi la grande leçon du livre « Vendredi ou la vie sauvage », de son illustre élève Michel Tournier.

         Les élèves apprécient en général cette œuvre que je ne me lasse pas d’étudier avec eux : au lycée, c’était la version « Limbes du Pacifique », au collège, c’est la version « Vie sauvage »…

 

         Je souhaiterais terminer cet hommage simplement sur quelques phrases du maître, pillotées çà et là dans son œuvre :

« Le barbare, c’est l’homme qui croit à la barbarie »

« La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l’échelle mondiale, de cultures préservant chacune son originalité »

« Une humanité confondue dans un genre de vie unique est inconcevable parce que ce serait une humanité ossifiée »

« L’aube n’est que le début du jour, le crépuscule en est une répétition »

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Les ressources de la langue et du larynx...

Publié le par Eric Bertrand

                  Pas de triomphalisme du côté de « la belle langue française ». A l’heure des SMS et autres déformations de l’écriture, la tendance actuelle est à l’économie et à la paresse intellectuelle. C’est du reste l’inclination naturelle propre à toutes les langues qui vise à la simplification...

                 Relativisons ces propos en livrant ce matin l’analyse éclairante du linguiste Claude Hagège que je lis et écoute toujours avec délectation...

                 Comment dire la diversité du monde ?... Comment enclore l’infini du monde dans la périphérie limitée de ce qu’il nomme « l’appareil phonateur » qui s’étend des lèvres au larynx ?... Nous ne disposons en français qu’une gamme bien restreinte de sons réalisables, voyelles et consonnes réunies.

                  D’autres langues sont riches d’un nombre beaucoup plus élevé de sons. Claude Hagège cite par exemple dans le Caucase, une langue qui dispose de 56 consonnes ou une autre au Cambodge qui comporte 24 voyelles... Ce qui invite sinon à l’humilité du moins à la curiosité intellectuelle...

                  Heureux le linguiste qui fait souffler dans « son appareil phonateur » les vents du large de toutes les langues !

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