L’un des
divertissements favoris des élèves est de distribuer des surnoms à leurs professeurs. Dans ce roman qui met en scène l’animalité de chacun, il était important d’isoler certains d’entre eux
pour les montrer à l’ouvrage.
Après celui que j’ai baptisé « Queue de Cheval » à cause de son catogan, j’ai imaginé « Goupil », à cause de ses airs finauds et sa capacité à tromper son monde. Même si je m’inspire de
choses vues depuis mes « années collège » (d’abord en qualité d’élève...), même si d’aucuns pourraient se reconnaître au détour d’une salle de classe, il va de soi qu’aucun de ces
professeurs ne s’inspire de collègues, ce que je prendrai le soin de rappeler en ouverture du livre.
Il y a un motif intéressant que Proust utilise dans la Recherche
pour souligner l’écart entre deux mondes (celui des paysans de balbec et celui des aristocrates du Grand Hôtel), c’est le motif de l’aquarium.
Il y a souvent dans les établissements une « zone
d’étanchéité » entre salle des profs et secteur élèves. A plus forte raison quand le hiatus est matérialisé par une salle qui donne sur la cour de récréation par le biais de grandes
vitres, et dans le cadre d’un roman sur les marques de l’animalité dans l’homme, la reprise de ce motif est inévitable.
Je prends
aujourd’hui 13 juillet le fil de ce journal de bord d’écriture. J’ai commencé tôt ce matin (6h00) parce que depuis le début des vacances, j’ai l’impression que la tâche est
énorme. Je suis arrivé à la page 23 sur les 70 que semble comporter le manuscrit et chacune des pages est l’occasion d’un gros travail.
Je reprends la scène dans laquelle ont
voit le prof de français que j’ai surnommé « Queue de Cheval » défendre sa conception de l’enseignement contre celle de l’Institution qu’incarne un personnage que j’ai dessiné
sous les traits du « Grand-duc » dans cet ouvrage qui est rappelons-le avant tout « zoologique » ! Le grand-duc tient des propos fort pertinents (même
s’ils ne débarrassent pas d’un jargon que je prends le soin de montrer du doigt et de décrypter, ni d’un idéalisme qui conforte le système à la base de ce qu’on nomme « collège
unique ».
Comme je l’avais annoncé dans un article de « rentrée », je propose au fil des jours à venir une
série d’articles qui ont trait au contenu de « L’Organisme » et plus particulièrement à la genèse de l’œuvre afin de donner un lecteur un aperçu des difficultés et des
bonheurs qui accompagnent le travail d’écriture jusqu’à ce que l’œuvre soit enfin terminée.
Il ne lui manquera plus que l’oeuvre définitive ! Patience !
A propos de ton livre 'l'organisme".
J'aime ce livre, il est puissant!l'insecte est à digérer; je l'ai lu deux fois
pour m'en imprégner!!
C'est du Kafka!!!
Nous sortons des sentiers battus; l'écriture est superbe!
bravo!!
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
Lien vers l'ensemble de mes livres :
http://ericbertrand-auteur.net/