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Comment Wang fo fut tué

Publié le par Eric Bertrand

             Avant de reprendre le fil du roman et de sa construction, un petit détour par deux récits de Marguerite Yourcenar que je viens de découvrir dans les belles « Nouvelles orientales »...

             Est-il humainement possible d’affirmer qu’il existe en ce monde des choses supérieures en beauté à un coucher de soleil sur la mer, au corps d’une femme, à la majesté d’une armée, à un palais surplombant les cinq fleuves...

             Cette question, c’est un empereur qui la pose cyniquement au peintre Wang fo dont les tableaux ont bercé sa jeunesse dans les galeries de son palais. La nouvelle de Marguerite Yourcenar raconte ce drame d’un empereur borné qui décide de mettre à mort le génial Wang Fo... Sa seule faute ? Lui avoir fait croire que le monde était à l’image de ses peintures.

« Tu m’as fait croire que la mer ressemblait à la vaste nappe d’eau étalée sur les toiles, si bleue qu’une pierre en y tombant ne peut que se changer en saphir, que les femmes s’ouvraient et se refermaient comme des fleurs... »

              Alors, après la mort de son fidèle serviteur Ling avant lui exécuté, dans le tableau ultime qu’il lui demande de réaliser, Wang Fo représente la mer, une mer magnifique, intemporelle, et, sur cette mer,  une barque dans laquelle il s’en va, loin des hommes, rejoindre Ling et l’immensité bleue, affirmant ainsi, une dernière fois, le pouvoir inouï de l’art.

 

 

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« L’Organisme » : un cinquième avis

Publié le par Eric Bertrand

Dés la première page, l’Organisme est un livre qui ne m’a pas lâchée !

Ce livre parle merveilleusement bien de l’adolescence, de cette période disgracieuse pour la majorité des jeunes, phase ultime avant l’état d’adulte !

L’être est tout entier concentré dans sa chrysalide et est impatient de devenir papillon, mais cette période dure, dure... et n’en finit pas, ce qui est désespérant pour cet organisme qui, de jeune collégien, devient cette chose informe, ou plutôt multiforme ! De lui, on connaîtra sa vie familiale, sentimentale, celle qu’il mène au collège, mais point son nom ! Pourtant, le détachement qui pourrait ainsi naître n’existe pas et j’ai compati aux évènements qui le touchent et par lesquels il devient acteur malgré lui !

De la compassion, oui, mais il y a également un condensé de rires dans cet ouvrage : les descriptions sont alertes, légères mais stylées... oui, c’est ton style que je retrouve au travers de cet ouvrage, plus percutant et incisif que jamais, et cela a certainement contribué au fait que je l’aime tant, ainsi que cet organisme qui, certes, est bien laid, mais qui, par la rédemption, retrouve la grâce du papillon !

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Le quatrième de couverture

Publié le par Eric Bertrand

             J’ai publié  hier la quatrième définitive, mais je propose aujourd’hui le premier jet que j’ai depuis corrigé... Le choix du quatrième de couverture est toujours un moment délicat et difficile. Difficile dans le sens où il faut rendre compte de l’ensemble du récit en un petit nombre de mots. Il faut aussi ne pas trop dévoiler de façon à mettre le lecteur en attente.

             Voici donc la version du jour d’un quatrième qui est encore susceptible d’évoluer.

 

 Le corps d’un adolescent est en pleine mutation. Cette mutation s’opère notamment dans le milieu du collège où l’adolescent, aux côtés de son groupe, cherche à s’affirmer contre l’institution et le monde des adultes.

Cette question de la mutation de l’adolescent en milieu scolaire est à l’origine de cette fable. Que le lecteur imagine, le temps de ce récit, que l’organisme prenne le dessus sur l’enveloppe humaine et se développe sous la forme d’un redoutable insecte capable de s’associer à d’autres formes de bactéries...

La scène se passe dans un collège comme il y en a beaucoup.

Le héros, un collégien qui termine sa quatrième se transforme en un drôle d’insecte capable en même temps de muter dans des organismes infiniment petits. La rencontre d’un autre insecte mutant, un professeur inquiétant transformé en bousier, l’amène sur la voie du Mal et de la perversité.

 

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Le contenu de "l’organisme"

Publié le par Eric Bertrand

                Avant de revenir sur la genèse de certains chapitres du livre, je propose la quatrième de couverture afin que ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit puissent suivre l’orientation générale...

 

« J’étais un ado crasseux. Je me grattais la culotte. Je mangeais mes crottes de nez quand j’avais faim. Je fumais dans les toilettes, crachais partout sauf dans les lavabos. Je crevais les pneus des vélos, donnais des coups de ciseaux dans les mèches des filles. Je vidais les tubes de laque dans leurs cartables et je respirais l’odeur de leurs cheveux. Je bouffais des chambres à air et des bonbons. En cours, je m’ennuyais ferme. J’avais des envies foireuses. Ça pétait dans tous les sens, pouf !

Et me voilà, moi, l’organisme, petite masse informe sous la carapace, pompe, poils, pattes, membranes, bactéries, espèce d’insecte évolutif qui s’entoile au collège (...) »

 

                Le héros de l’histoire est un collégien qui termine sa quatrième et qui, suite à un enchaînement de contrariétés, se métamorphose en un drôle d’insecte, « super héros », capable de muter dans des organismes infiniment petits. La rencontre d’un autre insecte mutant, professeur pédophile transformé en bousier, l’amène sur la voie du Mal et de la perversité. »


 

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L’envoi des manuscrits

Publié le par Eric Bertrand

             Voici donc les premiers avis rédigés que j’ai reçus. La publication de ces avis permet aussi un dialogue entre leurs différents auteurs qui sont sensibles à des points différents... Le temps est venu désormais de parler en termes de « publication »...

             A la différence des ouvrages précédents, je ne maîtrise pas la publication du prochain. Par souci de diffusion, j’ai décidé de m’adresser à quelques-uns des grands éditeurs parisiens. J’en ai retenu six au total et j’ai envoyé à chacun un manuscrit accompagné d’une lettre. L’opération a eu lieu le 12 août dernier, grand moment où plus une virgule ne change. Le délai moyen pour obtenir une réponse semble être de trois mois.

             Passé ce délai, et à défaut de réponse positive, je retournerais chez Aléas.

             A suivre donc !

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