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De Maupassant à Yourcenar

Publié le par Eric Bertrand

                  Spécialement pour Maw, enthousiasmée hier par Marguerite Yourcenar , je remets en ligne le second article publié au sujet de son livre "Nouvelles orientales" en septembre... et comme je la sais fan de Maupassant aussi !!!

La violence dans la littérature opére souvent un phénomène de fascination sur le lecteur. Surtout quand cette violence s’incarne dans le corps d’une vieille femme... On se souvient peut-être ce de conte de Maupassant intitulé « la Vendetta » où une vieille Corse couve sa rage de vengeance contre ceux qui ont tué son fils et pour cela elle entraîne un chien dont elle fait un redoutable tueur.

              Même violence échevelée chez M. Yourcenar dont je continue de feuilleter les « Nouvelles Orientales » On y rencontre une vieille dame dont le mari a été tué par un tyran que les paysans ont fini par exécuter pour la venger.

              Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’était que cet homme était aussi son amant. Et quand ils lui ramènent le cadavre et qu’ils se retirent pour festoyer, la vieille (qui porte le doux nom d’Aphrodissia), s’arrange pour sortir son mari de son cercueil et le remplacer par son amant. Ainsi, elle dissimule les marques de son nom qu’il avait gravé sur sa peau. Comme l’amant est plus grand que le mari, la tête ne passe pas dans le cercueil. Un paysan qui surprend la trafiquante avec la tête emballée dans un linge l’accuse d’avoir volé une pastèque, et dans la fuite, elle tombe au bas d’une falaise avec son chargement...

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Article du mois : Comment Wang fo fut tué ?

Publié le par Eric Bertrand

             Avant de reprendre le fil du roman et de sa construction, un petit détour par deux récits de Marguerite Yourcenar que je viens de découvrir dans les belles « Nouvelles orientales »...

             Est-il humainement possible d’affirmer qu’il existe en ce monde des choses supérieures en beauté à un coucher de soleil sur la mer, au corps d’une femme, à la majesté d’une armée, à un palais surplombant les cinq fleuves...

             Cette question, c’est un empereur qui la pose cyniquement au peintre Wang fo dont les tableaux ont bercé sa jeunesse dans les galeries de son palais. La nouvelle de Marguerite Yourcenar raconte ce drame d’un empereur borné qui décide de mettre à mort le génial Wang Fo... Sa seule faute ? Lui avoir fait croire que le monde était à l’image de ses peintures.

« Tu m’as fait croire que la mer ressemblait à la vaste nappe d’eau étalée sur les toiles, si bleue qu’une pierre en y tombant ne peut que se changer en saphir, que les femmes s’ouvraient et se refermaient comme des fleurs... »

              Alors, après la mort de son fidèle serviteur Ling avant lui exécuté, dans le tableau ultime qu’il lui demande de réaliser, Wang Fo représente la mer, une mer magnifique, intemporelle, et, sur cette mer,  une barque dans laquelle il s’en va, loin des hommes, rejoindre Ling et l’immensité bleue, affirmant ainsi, une dernière fois, le pouvoir inouï de l’art.


 

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Schéma narratif pour l’adaptation du « Petit Prince »

Publié le par Eric Bertrand

Voici donc en complément à l’article d’hier, ma proposition d’ensemble afin de faciliter le travail des collègues de l’équipe (musique, EPS, histoire géo, maths, arts plastiques et SVT...)

 

La perte des repères : prologue.

Gymnase.

 

- Egarement des « Petits Princes » dans le désert.

- Découverte de l’avion en panne.

 

L’aviateur et le Petit Prince

Salle de dessin

 

- Rencontre de l’aviateur mauvais réparateur.

- L’aviateur mauvais dessinateur.

 

Les voyages du Petit Prince : les drôles de planètes et les drôles de rencontres.

Salle de maths

 

- Les planètes numérotées par le mathématicien cramoisi.

- Le business man et la nécessité de prendre son temps

- Les couchers de soleil sur sa planète

 

Les voyages du Petit Prince : l’aventure sentimentale du Petit Prince

Salle de techno ?

 

- Rencontre de la fleur et coquetterie.

- Rencontre de l’allumeur de réverbères

- Les montagnes et l’écho

- Apprivoise-moi ! Rencontre du renard, d’une étoile, d’un bouquet de fleurs jalouses et d’une pomme qui veulent attirer le Petit Prince en lui réclamant de « les apprivoiser ».  

 

Epilogue

 

- La fleur est absente au rendez-vous de l’oasis, il n’y a que le serpent, comment peut-il séduire ?

- L’aviateur retrouve le petit corps absent du Petit Prince.

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Evolution du projet à la date du 27.09 (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

             Les échanges avec l’équipe, la rencontre des élèves, la fréquentation de l’œuvre et la volonté de simplifier les choses amènent à de continuelles restructurations du projet initial. Ainsi, chemin faisant, il m’apparaît de plus en plus évident qu’il faut en supprimer le pôle poésie et concentrer l’écriture sur « le récit Petit Prince ».

              La volonté d’intégrer l’EPS au spectacle m’amène à travailler les choses en termes de schéma narratif de façon à ce que le collègue puisse établir, au moment du prologue, à partir de ce schéma, un système de symboles qui seront réalisés dans une « fresque gestuelle », une sorte de « bande annonce très visuelle » de l’ensemble de la pièce.

              Voici donc, demain, la nouvelle mouture de la pièce adaptée à un déplacement des spectateurs de salle en salle. A l’intérieur de ces lignes, je prévois mes ateliers d’écriture ...

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Extrait de l’article des Cahiers pédagogiques

Publié le par Eric Bertrand

 

            Vous êtes plusieurs à déplorer que l’article signalé dans les Cahiers pédagogiques (et qui paraît ce mois-ci) ne soit pas en ligne. Pour des raisons de copyright, je ne le reproduis pas tel quel mais j’en remets un extrait...

             Je rappelle que le contenu fait le point sur ce roman que Simenon situe à La Rochelle et sur les activités qu’avec mon collègue d’EPS nous menons pour la seconde année. En effet, l’opération est reconduite au premier et au second semestre.

 

« Cavalcade pour Simenon »

En décembre a lieu notre sortie. Froid vif, vingt-huit élèves de quatrième, quatre collègues ayant tous planché sur l’ouvrage afin d’entraîner la joyeuse équipe sur les pas des personnages de la fiction. Nous débarquons au parc des Esplanades. Les élèves sont répartis par groupes de sept : ils doivent réaliser leur parcours à travers les rues de La Rochelle et passer aux cinq points fixes indiqués sur cinq cartes qui leur seront remises au fur et à mesure. À chacun de ces points, un commerçant valide leur passage. Ils doivent alors présenter leur feuille de route poinçonnée au professeur qui les suit à distance et ne peuvent continuer leur mission qu’à condition de répondre à la question sur le roman et le lieu où ils se trouvent. Voilà pour le principe.

Ce parcours physique et culturel est aussi une course d’orientation et l’équipe qui réalise la meilleure performance est celle qui conjugue les deux qualités nécessaires : déplacement rapide et vivacité intellectuelle. La bonne connaissance de l’ouvrage facilite évidemment la tâche. La méthode est vite rôdée : certains galopent le livre en main pour répondre à la question pendant que d’autres « sprinters » progressent à toute allure vers le lieu indiqué sur la carte. Les Rochelais assistent médusés à cette folle cavalcade qui réunit un adulte et sept ados lancés à toute allure dans la trame d’un roman de Simenon !

 

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