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Atelier d’écriture autour du « Petit Prince » (1/4)

Publié le par Eric Bertrand

           Afin de mieux guider mes collègues et afin qu’ils me suggèrent aussi leurs propositions dans « le désert » de mon idée, j’ai bouclé ce week-end un premier scénario que je vais révéler dans ce blog en trois étapes. Ce scénario est encore tributaire de la bonne volonté des élèves et de leur capacité à endosser le projet !

            NB : fort de l’expérience de l’an passé, on peut définir quatre « moments » qu’on pourra jouer dans quatre lieux différents après un Prologue devant tous les spectateurs. Ces différents moments sont marqués en caractères gras. Les idées liées à des poètes ou à des peintres sont soulignées. Enfin, en italiques sont indiquées les idées d’exercice d’écriture qui seront proposés aux élèves.

 

Idée générale du spectacle : manifester la tension entre la réalité des choses et l’idéalité et montrer comment le Petit Prince pose les vraies questions

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Atelier théâtre autour du « Petit Prince » (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

             Après relecture de l’œuvre de Saint Exupéry, je réfléchis à un scénario qui permette d’adapter « le Petit Prince » et d’en souligner la poésie en la reliant à un travail sur la poésie et la mise en espace.

             Ce scénario va me permettre de donner aux élèves des pistes d’écriture afin qu’ils soient « auteurs » de la pièce qu’ils joueront. Le défi est d’accéder à cette simplicité, cette « limpidité » qui traverse l’œuvre de Saint Exupéry et qui occulte trop souvent la beauté et la profondeur de ce « conte pour enfants ».

              Comme l’an dernier, je livrerai quelques fragments de ce scénario et du résultat afin de garder le secret du spectacle !


 

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Atelier théâtre autour du « Petit Prince » (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

         J’ai signalé en juin dans ce blog que j’allais reproposer une activité similaire à celle de l’an dernier autour des Fables de La Fontaine. J’avais indiqué dans un article les ambitions de ce nouveau projet : disons, pour faire vite, poésie et « Petit Prince ».

         Nous voici au pied du mur au lendemain d’une première réunion en équipe pédagogique. En voici le bilan.

 

         « En l’absence de la comédienne intervenante, l’équipe de la 6°E fait le point sur le projet. Le principe retenu l’an dernier serait à nouveau appliqué selon les mêmes modalités : spectacle à l’intérieur du collège avec « déambulation » de salle en salle.

           Dans la perspective du nouveau projet, la collègue d’histoire géo souhaite travailler sur le thème du désert. La collègue de SVT, nouvelle arrivante dans l’équipe, propose également d’orienter son enseignement sur les différentes formes de vie dans le désert.          

           La bonne volonté ne manque pas, mais il faudra aussi réfléchir à ce projet en termes de moyens puisque nous avons perdu les subventions du ministère et que l’atelier ne pourra fonctionner que sur les fonds de l’établissement.

           Une prochaine rencontre devra permettre de fixer le nombre d’heures effectuées par l'intervenante et de faire un premier point sur la classe et sa capacité à se mobiliser autour du projet ».            

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De Maupassant à Yourcenar

Publié le par Eric Bertrand

              La violence dans la littérature opére souvent un phénomène de fascination sur le lecteur. Surtout quand cette violence s’incarne dans le corps d’une vieille femme... On se souvient peut-être ce de conte de Maupassant intitulé « la Vendetta » où une vieille Corse couve sa rage de vengeance contre ceux qui ont tué son fils et pour cela elle entraîne un chien dont elle fait un redoutable tueur.

              Même violence échevelée chez M. Yourcenar dont je continue de feuilleter les « Nouvelles Orientales » On y rencontre une vieille dame dont le mari a été tué par un tyran que les paysans ont fini par exécuter pour la venger.

              Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’était que cet homme était aussi son amant. Et quand ils lui ramènent le cadavre et qu’ils se retirent pour festoyer, la vieille (qui porte le doux nom d’Aphrodissia), s’arrange pour sortir son mari de son cercueil et le remplacer par son amant. Ainsi, elle dissimule les marques de son nom qu’il avait gravé sur sa peau. Comme l’amant est plus grand que le mari, la tête ne passe pas dans le cercueil. Un paysan qui surprend la trafiquante avec la tête emballée dans un linge l’accuse d’avoir volé une pastèque, et dans la fuite, elle tombe au bas d’une falaise avec son chargement...


 

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Comment Wang fo fut tué

Publié le par Eric Bertrand

             Avant de reprendre le fil du roman et de sa construction, un petit détour par deux récits de Marguerite Yourcenar que je viens de découvrir dans les belles « Nouvelles orientales »...

             Est-il humainement possible d’affirmer qu’il existe en ce monde des choses supérieures en beauté à un coucher de soleil sur la mer, au corps d’une femme, à la majesté d’une armée, à un palais surplombant les cinq fleuves...

             Cette question, c’est un empereur qui la pose cyniquement au peintre Wang fo dont les tableaux ont bercé sa jeunesse dans les galeries de son palais. La nouvelle de Marguerite Yourcenar raconte ce drame d’un empereur borné qui décide de mettre à mort le génial Wang Fo... Sa seule faute ? Lui avoir fait croire que le monde était à l’image de ses peintures.

« Tu m’as fait croire que la mer ressemblait à la vaste nappe d’eau étalée sur les toiles, si bleue qu’une pierre en y tombant ne peut que se changer en saphir, que les femmes s’ouvraient et se refermaient comme des fleurs... »

              Alors, après la mort de son fidèle serviteur Ling avant lui exécuté, dans le tableau ultime qu’il lui demande de réaliser, Wang Fo représente la mer, une mer magnifique, intemporelle, et, sur cette mer,  une barque dans laquelle il s’en va, loin des hommes, rejoindre Ling et l’immensité bleue, affirmant ainsi, une dernière fois, le pouvoir inouï de l’art.

 

 

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