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Nantes, le charme d'une ville comptoir...

Publié le par Eric Bertrand

          Est-ce le passé de Nantes attaché au commerce triangulaire ? Est-ce un effet de la structure de la ville ou des senteurs qui la traversent ?... Lorsque je marche dans Nantes, j’ai toujours l’impression de croiser au gré de différents comptoirs.

          Du côté de la gare et du jardin des Plantes d’où exhalent les grandes fleurs tropicales, du côté du château des Ducs de Bretagne autour duquel semble serpenter cet extrait de « douceur angevine » dont parle Joachim, autour de l’ex Usine Lu rebaptisée « Lieu Unique », champ d’expérimentation où l’hétéroclite « Grenier du Siècle » couve ses œufs étranges appelés à éclore en 2100, dans le lacis des rues piétonnes de Scribe et de Crébillon, ouvertes sur le Passage Pommeraye, retentissant des pas pressés claquant sur le bois, autour de la zone du théâtre Graslin, avec ses marches et son « look-out », du côté de la Loire, vers le petit port de Trentemoult, bande annonce du « Sud Loire », sur l’île de Versaille du côté de l’Erdre et des sentiers qui longent jusqu’aux facultés et offrent des perspectives de pelouse anglaise...

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L’île aux machines

Publié le par Eric Bertrand

                 Nantes a toujours été à mes yeux la ville de la folie ! Folie de ses festivals quand nous y sommes arrivés, festival des trois Continents, festival des Allumées, Grenier du Siècle dans le Lieu Unique (célébré dans « Chaussée de la Madeleine de Proust »), « folles journées » chaque année consacrées à un musicien...

                 Et dans ce contexte, les spectacles de rue de la troupe Royal de Luxe qui a toujours plongé la ville dans l’Insolite. « Histoire de France revisitée », géant Gulliver aux grands yeux, assoupi la nuit place de la Petite Hollande, géant noir à la poursuite d’une splendide girafe articulée, fuyant, en plein dimanche après midi, devant la foule médusée, à l’intérieur d’un radeau providentiel...

                 Les surréalistes ont célébré Nantes et ils aimeraient encore la façon dont le site des chantiers Dubigeon a évolué : le lieu, anciennement nommé « Ile beaulieu » est rebaptisé « l’île aux machines » et les meilleurs techniciens de la troupe Royal de Luxe y mettent au point  de curieuses créatures issues de l’univers des romans de Jules Verne. Calamar géant, requins, crabes, sous-marin, avions, éléphant gigantesque... Autant d’objets qui n’attendent pour s’animer que la main des pilotes, enfants ou adultes ravis d’actionner les machines (assemblage ingénieux d’objets détournés...)

                  Toutes ces charmantes créatures se retrouveront (en 2011) à l’intérieur d’un immense carrousel autour duquel les gens pourront se déplacer comme sur une planète étrange et se réfugier à l’ombre d’un gigantesque baobab dans les branches duquel ils auront aussi le loisir de flaner pour dominer la ville et admirer la perspective. Série de photos à venir dans ce blog...

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Nantes par le fleuve ou la mer

Publié le par Eric Bertrand

                 Porté par la lecture de deux ouvrages relatifs à Nantes (celui de Gracq : « la Forme d’une ville » et une biographie du fameux architecte Graslin), je propose une série d’articles sur des aspects de cette ville qui m’a, depuis mon arrivée dans le quartier Zola en 89 puis Graslin en 90, et après l’avoir quittée, toujours attiré.

                Julien Gracq avec cette élégance du style qui le caractérise et en même temps la précision du géographe qu’il a été, souligne l’importance de la bipolarité qui règne dans l’air de Nantes et qui façonne la ville. D’un côté, la Loire de la vieille province, l’odeur de gardon du fleuve qui a traversé les vallées, charrié les mottes de berge, le goujon, la tanche, la carpe, enveloppé les silhouettes des châteaux Renaissance, la Loire jusqu’au Pont de Cheviré, la Loire dupliquée par l’Erdre, son gracieux affluent d’où partent les vedettes panoramiques et les rameurs du club d’aviron...

                De l’autre côté, la Loire de l’estuaire, celle qui, à partir des anciens chantiers Dubigeon, ouvre sur l’Atlantique et l’horizon du grand  large. Le piéton à Nantes gravit la rue Crébillon, tourne autour de la Place Royale, quitte le cour Cambronne, puis s’arrête tout en bas, sur le quai de la Fosse, par exemple devant le Maillé Brezé...

                Alors il se sent un peu comme le narrateur au début de « Moby Dick », près à prendre la mer et à s’engouffrer dans le grand courant qui le tire vers Saint-Nazaire et les monstres des grands fonds ! Surtout s’il sort à peine de la visite des machines de l’Ile... J’y reviens demain.

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Représentation au collège : occupation des salles

Publié le par Eric Bertrand

              A une semaine de la représentation, soyons clair sur le schéma d’occupation des salles ! Après les premières répétitions « dans la place », le texte prend du corps !

La salle de maths est le lieu de la géométrie. Des figures obstruent la salle, figurent le puits qui est au centre de la scène, obligent le spectateur à s’incliner…

La salle de SVT est un lieu étrange, lieu de « créatures ». On utilise lampes de poche, squelettes d’animaux, oiseaux empaillés, serpents. Les comédiens sont debout sur les hautes tables. Avant la scène, le squelette est au bureau et semble dispenser un enseignement dans une lueur blafarde.

La salle d’histoire géo est le lieu de l’embarquement. Les comédiens sont disposés sur deux bureaux comme sur un bateau. L’un d’entre eux au mât, l’autre au foc et l’autre au gouvernail. Dans la salle, les comédiens utilisent  des accessoires nombreux réalisés par les élèves qui ont suivi le Vendée Globe. Enregistrement de la voix d’un skipper qui se mêle à celle des comédiens.

Au milieu de la salle d’arts plastiques trône une grosse poule qui annonce la « parade » des autres créatures étranges qui vont être nommées. Le sol est instable et contribue à l’inquiétude des spectateurs qui passent par ce lieu du voyage.

Le gymnase est revisité par des voyageurs démonstratifs et souples, qui disent (ou sont censés dire frénétiquement) leur texte en réalisant des figures gymniques qui accompagnent le rythme des mots et des phrases.

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L’Education et le grand corps malade...

Publié le par Eric Bertrand

            Mon attention est particulièrement retenue en ce moment par tout ce qui touche l’éducation et ceci pour diverses raisons... D’abord parce que je « baigne dedans » et que je suis confronté au quotidien aux problèmes liés aux comportements, dysfonctionnements divers, que j’entends les collègues autour de moi se lamenter et rapporter des anecdotes invraisemblables, que j’écoute les différentes affaires rapportées par les médias...

            Ensuite parce c’est le sujet de mon prochain livre et la matière ne manque décidément pas !

            J’emprunte à mon ami Francis (ecriposoph) la référence qui suit pour inviter le lecteur à se poser les bonnes questions...

http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm


 

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