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Le théâtre et un lycée pour tous...

Publié le par Eric Bertrand

               En ces temps de réflexion autour d’une nouvelle façon d’enseigner, j’ai, on l’a vu avec la proposition récente d’un éditeur, l’occasion de revenir sur ces années de pratique particulière du théâtre que je mène depuis le lycée de Loudéac.

               Dans le cadre de cette opération de réflexion sur le collège et le lycée, je suis intervenu sur un site nommé « lycée pour tous » et vous pouvez lire ma contribution depuis hier matin sur le site suivant :

http://blog.lyceepourtous.fr/2009/04/relancer-le-projet-atelier-dexpression-artistique/

               Découvrez les beaux commentaires qui y ont déjà été mis et n’hésitez pas à ajouter le vôtre : l’enjeu, même s'il reste utopique, est de faire évoluer l’école !

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Fiat 500, poisson pilote.

Publié le par Eric Bertrand

                  Gainsbourg célébrait la Silver Ghost de 1920 « dont les voiles légers volent aux avants postes », Rolin faisait de la DS, le « vaisseau Remember », et Roland Barthes voyait même dans ses Mythologies de 1957 « la nouvelle Citroën » comme un « nouveau Nautilus »...

                  Mais qui dira assez l’élégance relative de la petite Fiat 500 ?

                  Miteuse, pneus crevés, carrosserie piquée de rouille, mais sans bosse, derrière l’écran d’élégance d’un mannequin aux yeux de braise, aux jambes fuselées, qui pose pour les photos d’un magazine, la Fiat 500 a des airs de star déchue….

                  On la voit partout en Sicile. Depuis des temps immémoriaux, elle fait sa promo.                  C’est une voiture tout en rondeurs, en ventre gonflé et en fesses, et pourtant tellement passe-partout. Voiture poisson-pilote, pour circuler dans le madrépore palermitain, à Messine, à Catagne. Cuirasse de lamproie, créature des profondeurs, sans branchies, sans rétroviseurs. La masse de la ville glisse sur le fer de sa carlingue.

                  Epave à la sortie du « mercato » dans un coin de Palerme ; douairière, sommeillant dans l’arrière-cour d’un vieux palais ; cavalière, à cheval sur un trottoir dans une rue de Messine ; audacieuse, sinuant dans la circulation à l’entrée de Catagne ; jeune fille silencieuse dans la vitrine d’un concessionnaire Fiat ; dragon de vertu, sagement garée entre une alfa Roméo et une grosse Fiat ; commère torse nu, toutes portes ouvertes sur le port de Cefalù ;  légère, au sprint, carosserie bariolée, maillot à pois rouges, « éléfantino » sur la montée pavée qui, de la plage, monte à l’assaut des collines...

 

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Tube de rouge à lèvres au collège

Publié le par Eric Bertrand

            On l’a compris, ma conception de la pédagogie du français passe aussi par l’exercice du jeu de l’écriture. Il faut montrer aux élèves qu’on peut s’amuser avec l’écriture… Eux n’y croient pas volontiers ! Alors, il faut « montrer l’exemple » !

           Quand j’étais élève, au cours de gym, j’aimais que le prof nous montre comment il excellait dans un exercice qu’il nous présentait comme facile, et d’ailleurs, ce n’était que rarement concluant… Bref, je considère que l’un des intérets de notre métier de pédagogue est de se lancer des défis.

            L’exercice demandé partait d’un texte de Balzac extrait de César Birotteau dans lequel il était question de publicité à propos d’une « pâte carminative » lancée sur le marché. Le cours avait notamment pour but d’identifier les procédés de persuasion utilisés par le publisciste. Je leur ai donc demandé suite à ce repérage d’appliquer ces mêmes procédés pour « lancer » un produit cosmétique de leur invention…

 

Le rouge à lèvres « Brûlure du Baiser »

Exercice d’écriture imité du texte de Balzac : écriture d’un prospectus

 

       C’est L’EVENEMENT DE LA DECENNIE. Le plus délicat, le plus esthétique, le plus exquis de tous les rouges à lèvres, l’inestimable « BRULURE DU BAISER » est enfin sur le marché !

       Dans le secret de son atelier, environné de ses Botticelli, Renoir, Rubens et autres Fragonard, l’infatigable Alfred Ricil, spécialiste du cosmétique a fondu tout son art, sa passion, son expérience des femmes et sa quête de l’éternelle Beauté dans l’alchimie de ce produit miraculeux.

       Les plus fameux mannequins qui l’ont essayé en ont encore le cœur tout chaviré. Jamais aucun rouge à lèvres ne les avait pâmées à ce point ! L’une d’elles avoue même en rougissant : « comparé à « Brûlure du baiser », les anciens rouges à lèvres ne sont que des ratures, des bavures sur croutes, des rayures sur miroir ! »

       Car mesdames, au cas où vous l’ignoriez encore, votre visage est une œuvre d’art qui attend son peintre ! « Brûlure du Baiser » transforme la croute abîmée en inestimable tableau, le miroir brisé en pur cristal de Bohème et votre chambre en palais des glaces.

       Finies les lèvres décolorées, les lèvres gercées, les lèvres muettes ! « Brûlure du Baiser » vous apporte en même temps que le charme la grâce de l’éloquence. Et c’est tout simplement un plaisir divin de vous regarder sourire et de vous entendre parler.

       Une mince pellicule délicatement posée et voilà que vos lèvres rougissent, s’ourlent et palpitent. Elles deviennent les roses rouges de votre jardin de beauté et les amants succombent sitôt qu’ils vous approchent.

       Dès le réveil, orner ses lèvres de « Brûlure du Baiser », c’est faire entrer le soleil levant dans sa bouche : tout le corps s’embrase, et aussitôt la terre et les amants craquent.

        Ecoutez votre cœur, il ne parle plus que de vos lèvres. Ecoutez vos lèvres, elles ne vous parlent déjà plus que de baisers.

 

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Malheureuse conjugaison ! (2)

Publié le par Eric Bertrand

Devoir de conjugaison en 6° (Temps simples)

Recopiez le texte suivant en mettant les verbes aux temps et personnes demandés dans la parenthèse. Attention à ne pas faire d’erreur dans l’orthographe du verbe, ce qui aurait pour effet d’invalider la réponse ! La conjugaison est en effet indissociable d’une bonne orthographe !

 

L’enfant (regarder, imparfait) la mer sur l’horizon de laquelle (planer, imparfait) les mouettes. Des voiliers (se balancer, imparfait) sur les flots et les vagues (apporter, imparfait) de l’écume et du sable. Soudain, sur un coin de la plage,  il (distinguer, passé simple) un objet bizarre dissimulé sous les algues. Il (s’approcher, passé simple) et (voir, passé simple) une espèce de bocal transparent en forme d’œuf. Quand il (prendre) l’objet dans sa main, il (entendre, passé simple) une voix qui (sembler, imparfait) provenir de la gorge d’un goéland qui (tourner, imparfait) au-dessus de sa tête depuis quelques minutes.

« Tu (être, présent) un enfant et tu n’as encore pas le droit d’ouvrir cet œuf. Tu (jouer, présent), tu (crier, présent), tu (courir, présent), cela me (convenir, présent) assez bien ! Je te (donner, futur) un de mes œufs si tu (obéir, présent). Tu (nettoyer, futur) le sable de la plage et tu (trouver, futur) mon œuf. Il te (porter, futur) chance.

 

Ce qui donne :

 

L’enfant regardait la mer sur l’horizon de laquelle planaient les mouettes. Des voiliers se balançaient sur les flots et les vagues apportaient de l’écume et du sable. Soudain, sur un coin de la plage,  il distingua un objet bizarre dissimulé sous les algues. Il s’approcha et vit une espèce de bocal transparent en forme d’œuf. Quand il prit l’objet dans sa main, il entendit une voix qui semblait  provenir de la gorge d’un goéland qui tournait au-dessus de sa tête depuis quelques minutes.

« Tu es un enfant et tu n’as encore pas le droit d’ouvrir cet œuf. Tu joues, tu cries, tu cours, cela me convient assez bien ! Je te donnerai un de mes œufs si tu obéis. Tu nettoieras le sable de la plage et tu trouveras mon œuf. Il te portera chance.


 

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Malheureuse conjugaison ! (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

On n’y pense pas forcément quand on s’adresse à ces classes de petits élèves, mais ils ne connaissent pas les temps de l’indicatif, ou, du moins pour la plupart, ne les maîtrisent pas… Passe encore pour le présent et l’imparfait, mais le reste ?

           J’ai donc entrepris un programme de révision des temps simples et mon objectif est surtout de leur montrer qu’ils ne peuvent pas écrire sans maîtriser ces temps…

           L’occasion pour moi de leur donner ce petit exercice qui va consister en même temps à revisiter l’univers du conte qu’ils ont acquis et qui va me donner prétexte à une nouvelle création personnelle…

 


Préparation au devoir de conjugaison en 6° (Temps simples)

 

Recopiez le texte suivant en mettant les verbes aux temps et personnes demandés dans la parenthèse. Attention à ne pas faire d’erreur dans l’orthographe du verbe, ce qui aurait pour effet d’invalider la réponse ! La conjugaison est en effet indissociable d’une bonne orthographe !

 

Un petit garçon nommé Duncan (habiter, imparfait) avec ses parents dans un cottage au cœur de la lande écossaise. Tous les matins, dans le grand réservoir, (venir, imparfait) boire les biches et le grand cerf dont les cornes allongées (fasciner, imparfait) notre héros. Un soir, alors qu’il (cheminer, imparfait) avec son père, Duncan (apercevoir, passé simple) le grand cerf au-dessus d’une petite colline qui (donner imparfait) sur un loch. Il (s’avancer, passé simple) et aussitôt le cerf (disparaître, passé simple). Il (trouver, passé simple) à l’endroit des empreintes un morceau de corne façonnée comme une flute et, quand il (se pencher, passé simple) pour la ramasser, il (entendre, passé simple) comme un chant qui (provenir, imparfait) de l’épaisseur de la corne :

« Tu (grandir, présent), tu (marcher, présent) mieux. Tes oreilles (écouter, futur) désormais la voix de la Lande. Tu (savoir, futur) bientôt une partie du secret que je te (révéler, futur) et tu me (prier, futur) pour que je t’en dise davantage. Rejoins le milieu du lac. Tu (trouver, futur) une algue qui te (faire, futur) forte impression.

 

 

Correction de la préparation au devoir de conjugaison en 6° (Temps simples)

 

Un petit garçon nommé Duncan habitait avec ses parents dans un cottage au cœur de la lande écossaise. Tous les matins, dans le grand réservoir, venaient boire les biches et le grand cerf dont les cornes allongées fascinaient notre héros. Un soir, alors qu’il cheminait avec son père, Duncan aperçut le grand cerf au-dessus d’une petite colline qui donnait sur un loch. Il s’avança et aussitôt le cerf disparut. Il trouva à l’endroit des empreintes un morceau de corne façonnée comme une flute et, quand il se pencha pour la ramasser, il entendit  comme un chant qui provenait de l’épaisseur de la corne :

« Tu grandis, tu marches mieux. Tes oreilles écouteront désormais la voix de la Lande. Tu sauras bientôt une partie du secret que je te révélerai et tu me prieras pour que je t’en dise davantage. Rejoins le milieu du lac. Tu trouveras une algue qui te fera forte impression.

 

Demain, variation sur le même thème et cette fois, ça donne lieu au devoir !

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