Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

« La légende du Tour de France »

Publié le par Eric Bertrand

                 Voici ce sur quoi je débouche avec les élèves : leur faire observer que l’écriture épique n’est pas réservée à ce ce qu’ils appeleraient sous d’autres vocables « de la vieille littérature ».

                 Bien au contraire, eux qui sont souvent friands de sport et d’exploits sportifs entendent ou lisent des comptes-rendus à caractère souvent épiques... A props d’un domaine que je connais un peu mieux, le cyclisme, je leur distribue la synthèse suivante afin de les aider à rédiger à leur tour quelque chose de nature épique.

                  « Ce type d’écriture n’est pas réservé à la littérature ! De nombreux journalistes sportifs, quand ils décrivent des événements sportifs y ont recours. Par exemple le Tour de France, parce qu’il constitue une épreuve physique redoutable, donne lieu à des reportages épiques. Ainsi, dans le cours de l’histoire du Tour, la réputation de nombreux champions a bénéficié de la valorisation épique. Ne parle-t-on pas de « la légende du Tour de France », légende quelque peu ternie par les affaires de dopage.

- Les étapes sont présentées comme les chapitres d’une épopée qui comporte sa progression dramatique.

- Les champions sont désignés par des surnoms : l’Ange de la montagne, surnom de Charlie Gaul, l’Aigle de Tolède, surnom de Bahamontes, « le Torrero » surnom de Luis Ocana, le cannibale, surnom d’Eddy Merckx, « Satan de la bicyclette » (Bobet).

- Les vélos sont transformés : l’Epée, vélo d’Indurain.

- Les éléments du décor jouent un grand rôle : la montagne, le soleil, la pluie, la foule, le vent, le parcours, ils sont humanisés ou animalisés.

- Les tenues des coureurs ont une signification : valeur symbolique de la couleur des maillots, jaune, vert, blanc, à pois rouges... »

                   Un exemple ? Demain, exercice pour le prof !


 

Voir les commentaires

Expression de l’épique dans le Tour de France

Publié le par Eric Bertrand

            Mon goût de la littérature « musclée », à la Hugo ou à la Zola m’amène à attirer l’attention des élèves sur l’écriture épique. Qu’est-ce que l’écriture épique ? Disons pour faire vite qu’elle consiste à amplifier une action ou ce qu’on appelle « la geste » d’un personnage. L’adjectif vient du mot « épopée » à l’origine.

            A l’issue de mon étude sur le roman de chevalerie, et notamment du chevalier, il était naturel que je revienne sur la glorification du héros. Voici le relevé des moyens observés avec les élèves.

Relevé des moyens qui contribuent à l’écriture épique :

- La référence aux éléments de la nature.

- La multiplication des adjectifs qualificatifs.

- Les métaphores.

- Les comparaisons.

- Les exagérations.

             Cette observation dans ce blog ne va pas sans conséquence et ramène le lecteur à l’exercice de l’écriture et à un champ de réflexion à propos de « l’épopée du Tour de France ». J'en donne les détails demain.

 

 

Voir les commentaires

Méthode Assimil et « Loft History »

Publié le par Eric Bertrand

           Parler pour ne rien dire ou pour ne pas se taire, par peur du silence. Telle est un peu la logique absurde qui dirige les échanges dans une pièce comme « la Cantatrice chauve » dont je me suis un peu servi pour laisser s’exprimer certains personnages du « Loft History 2084 ».

          Faire émerger des mots qui sont les répliques d’un guide d’apprentissage de la langue. Ionesco a eu cette géniale intuition du langage creux et il l’a cultivée avec ce regard particulier de l’étranger qui s’amuse avec le français et les différentes ressources qu’il lui offre.

          L’Irlandais Beckett et le Roumain Ionesco excellent dans ce domaine et excellent aussi dans l’art de faire apparaître sous le véhicule de la langue, le ridicule de certaines situations...

Voir les commentaires

sex-appeal de la cantatrice

Publié le par Eric Bertrand

             Deux articles sur « la Cantatrice chauve », pièce jubilatoire à laquelle il m’arrive souvent de penser pour des raisons variées. Il y a une scène emblématique que j’ai repris autrement dans mon Loft : celle des retrouvailles du couple Martin... L’époux et l’épouse, après s’être longtemps extasiés sur les nombreuses « coïncidences » qui les rapprochent, découvrent finalement qu’ils habitent la même rue, le même appaterment, la même chambre, le même lit et qu’ils sont mari et femme.

             La mise en scène de Jean-Luc Lagarce indique justement que toute cette scène doit être jouée sur le mode de la montée d’un désir irrésistible des deux êtres l’un pour l’autre. Au fur et à mesure qu’ils se répètent le fameux « comme c’est curieux, et quelle coïncidence ! » (le phrasé n’est jamais très varié dans la pièce !), ils manifestent une attirance de plus en plus visible et les mots les grisent... "Et le désir s'accroit quand les faits se reculent" pour reprendre le bon mot de Corneille !

            Jusqu’à la chute finale qui les dégrise... Et à ce moment ils se tournent le dos, « Je t’ai retrouvé darling ! » retrouvant alors la déception de la banalité ! Le bonheur du couple serait-il hors du foyer conjugal et dans l’étourdissement de l’aliénation ? C’est ce que semble indiquer Ionesco !

Voir les commentaires

Projet pour « les Cahiers pédagogiques »

Publié le par Eric Bertrand

               L’expérience de création pédagogique de cette année se prolonge autrement. J’ai reçu en fin de semaine une demande de la part de la revue « les Cahiers pédagogiques », revue bien connue dans le monde de l’éducation. On me demande de renvoyer un « bon à tirer » pour les deux articles que j’avais proposés antérieurement au sujet de Simenon et au sujet du théâtre.

               Dans les faits, l’article sur Simenon est d’ores et déjà prêt et corrigé. Il me reste cependant à proposer une synthèse pour le théâtre afin de montrer de quelle façon j’ai menée l’expérience du collège au lycée. Je me donne vingt quatre heures pour en terminer car j’ai l’impression d’un air de déjà vu : le lecteur se souvient que j’ai déjà rédigé un article à ce sujet pour le CRDP d’Amiens (affaire en cours).

               C’est en tout cas intéressant de boucler l’expérience de cette façon et c’est aussi une satisfaction à partager avec tous les collègues qui ont participé au projet.

 

 

 

Voir les commentaires