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La représentation de « Aventures et mésaventures du vagabond dans « les Fables » de La Fontaine »

Publié le par Eric Bertrand

             C’est aujourd’hui qu’a lieu le spectacle. De nombreuses actions de tous ordres ont été menées auprès des élèves afin de motiver les plus récalcitrants ou d’activer les plus « atones » d’entre eux. Tout est prêt pour recevoir les parents.

             Et comme m’a dit avec sympathie notre metteur en scène qui connaît son « anxieux » : « Détends-toi ! On a fait ce qu’on a pu, et ce que feront les élèves, ce sera déjà bien, pour eux, pour les parents... »

             Au lendemain de la générale, voilà comment cela va se dérouler : arrivée du public au collège avant 20h00, distribution de quatre emblèmes (pied, bouche, œil, main) et répartition en quatre groupes. Réunion générale en salle de permanence pour le prologue puis au gymnase pour la phase physique. Les quatre guides entrainent ensuite leur groupe à travers le parcours des quatre salles et quatre univers avant le rassemblement général et la synthèse dans la cour.

              Une caméra suivra un groupe afin de récupérer, j’espère, des images de ce spectacle itinérant...


 

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La générale de « Aventures et mésaventures du vagabond dans « les Fables » de La Fontaine »

Publié le par Eric Bertrand

              A la veille du spectacle qui aura lieu sur le site du collège à partir de 20h00, je propose un point bilan !

              Nos élèves sont invités à une répétition générale ce soir après les cours entre 17 et 19h00. Etant donné que nous jouons dans des salles de cours habituellement occupées, il nous faut attendre la fin de journée, ce qui n’est pas évident notamment à cause des problèmes logistiques que cela pose pour les élèves. Sans compter la gestion de leur excitation ! Mais ça, on connaît !

               Théoriquement, on essaie l’ensemble des scènes à tour de rôle et on fait le point sur les costumes. Sur la recomposition-réinvention des salles aussi... Animaux étranges en Arts Plastiques, ambiance museum d’histoire naturelle en SVT, Vendée Globe en Histoire Géo, géométrie et labyrinthe en maths... Et on remet ça demain entre 17 et 19 avant la représentation !

                Un détail supplémentaire : je ne suis pas au collège mardi avant 17h00 du fait du lancement de l’autre opération déjà menée au premier trimestre (et dont j’ai parlé dans ce blog) : course d’orientation sur Simenon à La Rochelle ! 

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Nantes, le charme d'une ville comptoir...

Publié le par Eric Bertrand

          Est-ce le passé de Nantes attaché au commerce triangulaire ? Est-ce un effet de la structure de la ville ou des senteurs qui la traversent ?... Lorsque je marche dans Nantes, j’ai toujours l’impression de croiser au gré de différents comptoirs.

          Du côté de la gare et du jardin des Plantes d’où exhalent les grandes fleurs tropicales, du côté du château des Ducs de Bretagne autour duquel semble serpenter cet extrait de « douceur angevine » dont parle Joachim, autour de l’ex Usine Lu rebaptisée « Lieu Unique », champ d’expérimentation où l’hétéroclite « Grenier du Siècle » couve ses œufs étranges appelés à éclore en 2100, dans le lacis des rues piétonnes de Scribe et de Crébillon, ouvertes sur le Passage Pommeraye, retentissant des pas pressés claquant sur le bois, autour de la zone du théâtre Graslin, avec ses marches et son « look-out », du côté de la Loire, vers le petit port de Trentemoult, bande annonce du « Sud Loire », sur l’île de Versaille du côté de l’Erdre et des sentiers qui longent jusqu’aux facultés et offrent des perspectives de pelouse anglaise...

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L’île aux machines

Publié le par Eric Bertrand

                 Nantes a toujours été à mes yeux la ville de la folie ! Folie de ses festivals quand nous y sommes arrivés, festival des trois Continents, festival des Allumées, Grenier du Siècle dans le Lieu Unique (célébré dans « Chaussée de la Madeleine de Proust »), « folles journées » chaque année consacrées à un musicien...

                 Et dans ce contexte, les spectacles de rue de la troupe Royal de Luxe qui a toujours plongé la ville dans l’Insolite. « Histoire de France revisitée », géant Gulliver aux grands yeux, assoupi la nuit place de la Petite Hollande, géant noir à la poursuite d’une splendide girafe articulée, fuyant, en plein dimanche après midi, devant la foule médusée, à l’intérieur d’un radeau providentiel...

                 Les surréalistes ont célébré Nantes et ils aimeraient encore la façon dont le site des chantiers Dubigeon a évolué : le lieu, anciennement nommé « Ile beaulieu » est rebaptisé « l’île aux machines » et les meilleurs techniciens de la troupe Royal de Luxe y mettent au point  de curieuses créatures issues de l’univers des romans de Jules Verne. Calamar géant, requins, crabes, sous-marin, avions, éléphant gigantesque... Autant d’objets qui n’attendent pour s’animer que la main des pilotes, enfants ou adultes ravis d’actionner les machines (assemblage ingénieux d’objets détournés...)

                  Toutes ces charmantes créatures se retrouveront (en 2011) à l’intérieur d’un immense carrousel autour duquel les gens pourront se déplacer comme sur une planète étrange et se réfugier à l’ombre d’un gigantesque baobab dans les branches duquel ils auront aussi le loisir de flaner pour dominer la ville et admirer la perspective. Série de photos à venir dans ce blog...

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Nantes par le fleuve ou la mer

Publié le par Eric Bertrand

                 Porté par la lecture de deux ouvrages relatifs à Nantes (celui de Gracq : « la Forme d’une ville » et une biographie du fameux architecte Graslin), je propose une série d’articles sur des aspects de cette ville qui m’a, depuis mon arrivée dans le quartier Zola en 89 puis Graslin en 90, et après l’avoir quittée, toujours attiré.

                Julien Gracq avec cette élégance du style qui le caractérise et en même temps la précision du géographe qu’il a été, souligne l’importance de la bipolarité qui règne dans l’air de Nantes et qui façonne la ville. D’un côté, la Loire de la vieille province, l’odeur de gardon du fleuve qui a traversé les vallées, charrié les mottes de berge, le goujon, la tanche, la carpe, enveloppé les silhouettes des châteaux Renaissance, la Loire jusqu’au Pont de Cheviré, la Loire dupliquée par l’Erdre, son gracieux affluent d’où partent les vedettes panoramiques et les rameurs du club d’aviron...

                De l’autre côté, la Loire de l’estuaire, celle qui, à partir des anciens chantiers Dubigeon, ouvre sur l’Atlantique et l’horizon du grand  large. Le piéton à Nantes gravit la rue Crébillon, tourne autour de la Place Royale, quitte le cour Cambronne, puis s’arrête tout en bas, sur le quai de la Fosse, par exemple devant le Maillé Brezé...

                Alors il se sent un peu comme le narrateur au début de « Moby Dick », près à prendre la mer et à s’engouffrer dans le grand courant qui le tire vers Saint-Nazaire et les monstres des grands fonds ! Surtout s’il sort à peine de la visite des machines de l’Ile... J’y reviens demain.

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