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Simenon à la Richardière

Publié le par Eric Bertrand

                Simenon et moi sommes voisins diraient les snobs !

                Disons que j’ai profité de l’occasion donnée ce dimanche de me rendre à pied jusqu’au domicile de la Richardière qu’a occupé Simenon à proximité et de pénétrer à l’intérieur de la propriété car les propriétaires actuels avaient organisé pour les gens de Marsilly et de sa région une sorte de « portes ouvertes », type « garden party »...

                Excellente occasion de sentir l’atmosphère de ce lieu dans lequel l’écrivain a vécu quelques années à partir de 1932 et a composé un certain nombre d’ouvrages qui ont pour cadre la Rochelle ou le village de Marsilly. Pour les amateurs de cet auteur qui est bien plus qu’un « auteur de polars », et pour ceux qui aiment bien retrouver dans les fictions les lieux qu’ils connaissent, je citerai parmi d’autres : « le Voyageur de la Toussaint » (bien sur !), « l’Evadé », « l’Affaire Donadieu », « le Coup de vague » (1938), « le Petit docteur » (1938), « les Demoiselles Queue de vache » (1939), Maigret à l’école (1953), le Veuf (1959), Maigret à Vichy (1967), « le Riche homme » (1970)...


 

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Manifestations littéraires en perspective...

Publié le par Eric Bertrand

             J’ai reçu tout à la fois dans la journée de vendredi des échos de mes prochaines « actualités  littéraires » et en profite pour faire le point avec le lecteur :

-  Mail des éditions du CRDP de Rouen qui me dit travailler avec courage sur la finalisation de l’ouvrage auquel j’ai participé et qui concerne les « pratiques innovantes » pour le lycée de demain.

- Mail des Cahiers Pédagogiques qui m’annonce la prochaine publication de l’article consacré à Simenon à La Rochelle, article qui sera également suivi, la fois prochaine de ma contribution sur le théâtre.

-  Invitation de « l’Ile aux Livres », salon littéraire de l’île de Ré qui se tiendra les 7 et 8 août prochains et auquel je participerai.

http://www.ile-aux-livres.fr/nav.asp?go=presentation

-  Invitation du « Kiosque des Ecrivains de la Côte » qui se tiendra Cours des Dames à partir du 18 juillet prochain.

            De quoi animer un été chargé où déjà se profilent de nombreux projets...

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Faire son marché chez Da Carolina !

Publié le par Eric Bertrand

             Un petit article en passant pour saluer simplement le travail réalisé par Jenny autour de l’amélioration de son site. Il est maintenant non seulement aisé de « circuler » entre les différentes créations de l’artiste mais aussi, pour ceux qui le souhaitent, de passer commande.

             Carolina se chargera alors de vous préparer votre petit paquet et de vous l’envoyer sans tarder !

             Rendez-vous à l’adresse suivante :

 

http://www.da-carolina.fr/

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Etape du Ventoux. « Indurain croise le fer avec le Mont Chauve ».

Publié le par Eric Bertrand

(Récit imaginaire)

Exemple d’écriture épique : repérer les moyens de l’épique dans ce début d’article.

              Un soleil de plomb cognait à lourds coups sur les lacets du col ce matin-là et semblait guetter l’arrivée des coureurs. Le sommet chauve du Mont Ventoux brillait comme un casque. Un petit vent malin asticotait les herbes du bord de la route et aiguisait la soif des fans de vélo venus en masse acclamer leurs champions.

           Sur les bas-côtés, les silhouettes trapues des camping-cars hollandais, des camionnettes belges, et des side-cars italiens se mêlaient aux formes mouvantes des hordes de supporters. Le son des radios, dans toutes les langues, colportait les nouvelles de la progression du peloton et les voix échauffées par l’alcool et le soleil accentuaient encore cette impression de clameur folle de tout un stade magiquement déplacé, à la façon d’un puzzle géant, sur les pentes abruptes de la Haute Montagne.

            Le goudron de la route ajoutait à ce chant de foule en délire, une note sournoise, un petit ruisseau grésillant d’où s’élevait une odeur forte de bitume en fusion : embusqué sous la terre, un dieu féroce, héritier de Vulcain, devait préparer en secret la piste aux forçats de la Petite Reine.

            Soudain, véritable lame déferlante, la clameur a monté encore. Irrésistible dans le ciel bleu. Les derniers oiseaux s’envolèrent des rares arbustes où ils avaient trouvé refuge. L’Epée surgit, elle étincelle tout au bas des lacets, elle croise le fer ! Semblable à un chevalier des temps modernes, courbé sur sa machine, imprimant à sa course un rythme irrésistible, Indurain apparaît. Son visage en sueur où luit un œil de braise est un masque de cuivre...

 

 

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« La légende du Tour de France »

Publié le par Eric Bertrand

                 Voici ce sur quoi je débouche avec les élèves : leur faire observer que l’écriture épique n’est pas réservée à ce ce qu’ils appeleraient sous d’autres vocables « de la vieille littérature ».

                 Bien au contraire, eux qui sont souvent friands de sport et d’exploits sportifs entendent ou lisent des comptes-rendus à caractère souvent épiques... A props d’un domaine que je connais un peu mieux, le cyclisme, je leur distribue la synthèse suivante afin de les aider à rédiger à leur tour quelque chose de nature épique.

                  « Ce type d’écriture n’est pas réservé à la littérature ! De nombreux journalistes sportifs, quand ils décrivent des événements sportifs y ont recours. Par exemple le Tour de France, parce qu’il constitue une épreuve physique redoutable, donne lieu à des reportages épiques. Ainsi, dans le cours de l’histoire du Tour, la réputation de nombreux champions a bénéficié de la valorisation épique. Ne parle-t-on pas de « la légende du Tour de France », légende quelque peu ternie par les affaires de dopage.

- Les étapes sont présentées comme les chapitres d’une épopée qui comporte sa progression dramatique.

- Les champions sont désignés par des surnoms : l’Ange de la montagne, surnom de Charlie Gaul, l’Aigle de Tolède, surnom de Bahamontes, « le Torrero » surnom de Luis Ocana, le cannibale, surnom d’Eddy Merckx, « Satan de la bicyclette » (Bobet).

- Les vélos sont transformés : l’Epée, vélo d’Indurain.

- Les éléments du décor jouent un grand rôle : la montagne, le soleil, la pluie, la foule, le vent, le parcours, ils sont humanisés ou animalisés.

- Les tenues des coureurs ont une signification : valeur symbolique de la couleur des maillots, jaune, vert, blanc, à pois rouges... »

                   Un exemple ? Demain, exercice pour le prof !


 

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