Une dernière parenthèse pour rendre un hommage
particulier…
Je viens de recevoir le fameux film tant attendu réalisé par Xavier. C’est un bon moment de retrouvailles avec tous ceux qui ont participé à
l’opération. Le réalisateur a su capter le climat d’excitation qui régnait tout au long de cette aventure. Le film commence par le beau témoignage d’Edmonde Charles Roux qui
s’exprime devant une classe et qui insiste sur la valeur de ce Goncourt qui met à l’épreuve le véritable « esprit de lecture ». Il s’achève par l’enquête d’une
écrivaine japonaise qui interroge les élèves sur « le Goncourt des lycéens ».
Elle les envie. Et on les envie d’avoir pu ainsi, à tous les endroits, lire et
échanger avec passion. Filmés au restaurant, sur la terrasse ensoleillée d’un établissement, sur un rebord de fenêtre ou encore dans la chambre de l’une des déléguées, les lycéens
s’expriment sans masque à propos des romans. Des extraits sont lus, mis en bouche, savourés, une étudiante médusée devant « l’amant en culottes courtes » s’extasie :
« c’est beau ! »
Le temps file, quelques images encore avant le générique, l’idée qu’a
eue une enseignante d’adapter le texte de Pérec « je me souviens » … Et nous nous prenons tous à nous souvenir, nous souvenir de l’émotion qui a retenu les mots et les images, les
violences et les non-dits, les rush et les pages trop vite ou trop mal lues. « Je me souviens… »… Mais à vous de continuer !
Proposition de travail en cinquième : littérature à l’école (12/13)
Voici les étapes d’un schéma narratif lié à la nouvelle policière (genre abordé en lecture): vous devez développer chacune de ces étapes afin de produire, à
terme, une nouvelle policière que vous aurez entièrement rédigée.
- Première étape : dans un endroit de La Rochelle, un
étrange personnage commet un meurtre dont le narrateur est témoin. Eléments à inventer et à rédiger : où ? Quand ? (Description précise du lieu). Que fait le narrateur
au moment des faits ?A quoi ressemble l’assassin ? Qui est assassiné ? Dans quelles conditions ? Objectif : présenter les personnages et la situation
générale. Créer un registre caractéristique du récit policier.
- Seconde étape : le narrateur prend l’assassin en filature.
A travers quel itinéraire le mène-t-il ? Où finit-il par s’arrêter ? D’où le narrateur l’observe-t-il ? Qui le personnage rencontre-t-il ?
- Troisième étape :le narrateur entend les propos de
l’assassin qui explique à son partenaire les mobiles de son crime. Quelles sont les raisons pour lesquelles l’assassin a tué ?
- Quatrième étape : chute de la nouvelle : suites
de ce crime ? Que fait le narrateur maintenant qu’il a bouclé son enquête ?
Schéma narratif : proposition de travail en sixième. Littérature à l’école (11/13)
Voici les étapes d’un schéma narratif lié au conte (genre abordé en lecture) : vous devez développer chacune de ces étapes afin de produire, à terme, un conte que vous aurez
entièrement rédigé.
- Situation initiale : sur le bord de la mer, il y a bien
longtemps. Un enfant malheureux. Eléments à inventer et à rédiger : où ? (Description). Qui ? (Fille ou garçon ? Quel âge ? Quelle famille ? Quel
environnement ? Quelles occupations au quotidien ?) Objectif : présenter les personnages et la situation générale.
- Elément modificateur : l’enfant découvre sur le rivage une
bouteille. Cette bouteille livre un message qui le lance dans une aventure : il doit aller chercher quelque chose de nécessaire pour retrouver un équilibre. Où et quand trouve-t-il la
bouteille ? Quelle est la forme de la bouteille ? Quel message comporte-t-elle ?
- Péripéties : quelles sont les péripéties qu’il traverse ?
(Limitez-vous à trois péripéties)
- Péripétie 1 : face à un premier obstacle, il dévoile ses qualités de héros.
Dans quelles circonstances se révèle-t-il comme un héros ? Quelle est l’épreuve qu’il affronte ?
- Péripétie 2 : au cours de cette seconde péripétie, il se crée un allié.
Quelle est cette deuxième épreuve ? Pourquoi a-t-il besoin d’un allié ? Quel est cet allié ?
- Péripétie 3 : à l’issue de cette péripétie, il accède à ce qu’il cherchait.
Quel est ce dernier obstacle et comment parvient-il à ce qu’il cherchait ? Quel sentiment éprouve-t-il à ce moment ?
- Situation finale : il rentre chez lui et les effets de son
aventure créent des conditions nouvelles. Comment le progrès se manifeste-t-il par rapport à la situation initiale? Quels sont les signes de ce progrès ? Comment votre héros
évolue-t-il ?
- Trouver le titre à partir de l’un des motifs importants de votre
conte.
Pianoter devant écran, dans quel but ? Littérature à l’école (10/13)
Voilà de quelle manière je vais aborder la chose : par le recours à l’atelier d’écriture, vieille pratique que
j’avais initiée on s’en souvient à travers le travail sur « Black Polaroïd » puis sur « Chaussée de la madeleine de Proust » : à cette époque, mes élèves
étaient moins nombreux, plus matures et travaillaient sur disquettes !
Le but de cette activité en salle informatique est double :
- D’une part, en vue de la préparation du B2i (inscrit au programme des épreuves
du brevet des collèges), de maîtriser le mieux possible l’outil informatique.
- D’autre part, d’utiliser cet outil pour consolider les
bases élémentaires de l’écrit.
- En effet, dans la perspective de l’enseignement du français, il est
nécessaire que l’élève entretienne dans sa pratique au quotidien un perpétuel va et vient entre les textes qu’il lit et la production qu’il est capable de réaliser.
« B2i… » : littérature à l’école (9/13)
Le collège a le don de multiplier les sigles (ce qui contribue à m’agacer et à augmenter
l’impression « d’étrangeté » à laquelle j’ai eu l’impression d’être confronté depuis la rentrée. Parmi ces sigles sybillins que les collègues font voltiger avec une confortable aisance,
il y a cette fameuse notion de B2i… J’ai quand même pu m’en faire une petite idée que je formule maintenant pour les nombreux non initiés !
Au détour de l’une de ces réunions échevelées où l’on évoque les difficultés rencontrées par
« l’équipe pédagogique », le principal a rappelé qu’il fallait « saisir nos items »… Renseignements pris sur le tas, entre le café de 10h00 et les élèves à
aller récupérer dans « les cases » des classes : voici un éventail de ces fameux « items » : « s’approprier un environnement informatique, accéder aux logiciels
et aux documents disponibles à partir de mon espace de travail, organiser mes espaces de stockage, paramétrer l’impression… » Charmant ! Il fallait que je prenne d’autres
renseignements, internet, c’est bien aussi pour cela !
Le B2i, en deux mots, c’est l’examen qui valide la pratique de l’informatique au collège. Il
s’acquiert au terme d’un contrôle continu. Les compétences sont validées sur toute l'année, pendant quatre ans et c'est à la fin de la scolarité au collège qu'on fait le bilan, et qu'on voit si
tel élève a acquis toutes les compétences. C’est bien en théorie, mais encore faut-il que la logistique suive et que les tripatouillages des hordes de gamins dans les salles
informatiques leur soient bénéfiques…
A partir de demain, j’indique de quelle façon je vais rendre cette corvée plus enthousiasmante…