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Les Emotifs anonymes de Jean-Pierre Améris, toutes les émotions que donne le chocolat (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

Angélique ne trouve toute sa mesure que dans une recette de chocolat qu’elle confectionne amoureusement dans le secret de son réduit, loin du monde. Dans la vie, elle n’est que la « distributrice » (à croquer) de ce chocolat réalisé « en hautes sphères » par un certain « ermite » qui ne veut pas révéler son identité... Ainsi, parvient-elle à réguler ses angoisses et à exercer une discrète activité sociale. Jusqu’au jour où, à la mort de son patron, elle doit aller postuler dans une nouvelle fabrique de chocolat au bord de la faillite... Fabrique dirigée non par un autre Willy Wonka mais par un autre émotif incarné par l’agité Benoit Poelvoorde, lequel, du haut de son statut de grand patron, fait trembler ses derniers employés. Mais, derrière son apparence un peu brutale, il tente lui aussi de dissimuler ses émotions. Il est d’ailleurs suivi tout au long du film par un psy qui lui prescrit des exercices afin de l’aider à surmonter ses hantises.
Quand la jeune chocolatière lui propose ses services, il tombe aussitôt sous son charme et l’embauche. Angélique a de l’or (et du chocolat !) dans les mains et le regard, et les relations entre l’employée et son patron vont donner lieu à une succession de situations cocasses, d’anti numéros de séduction où l’un et l’autre des grands timides, tiraillés entre désir, frustrations, audaces, exercices libres ou imposés vont apprendre à se connaître et peu à peu à se dévoiler. Gourmandise des mots osés, saveur douce amère des rendez vous manqués, lits de hasard dont l’emballage manque de chic ou d’élégance, compromis et recettes dont il faut trouver le bon dosage, la vie est une tablette de chocolat à croquer avec précaution et parcimonie afin de savoir la partager et la déguster.

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Les Emotifs anonymes de Jean-Pierre Améris, toutes les émotions que donne le chocolat (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

On connaissait « les alcooliques anonymes » mais que sait-on au juste de cet autre cercle baptisé « émotifs anonymes » ? Le cinéaste réalisateur du film Jean-Pierre Améris (rencontré dans ce blog à l’occasion de la projection de « l’Homme qui rit ») confie qu’avant de devenir réalisateur, il a lui-même participé à des réunions d’émotifs anonymes. Timidité, gêne, peur panique de rater ses entrées, de s’engager, de se tromper...La vie est angoissante parce qu’on multiplie les erreurs et qu’il n’y a jamais moyen de revenir en arrière... Il n’y a guère qu’au cinéma qu’on peut se cacher dans le noir, qu’on peut inventer une histoire, et qu’on peu couper, recommencer les scènes et gommer les défauts, éliminer les erreurs, rectifier la trajectoire... Dans une salle de cinéma, nous sommes tous plus ou moins des « émotifs anonymes » et il n’y a rien de plus désagréable que le moment où, dans les salles obscures, on rallume les lumières !

Chez les « émotifs anonymes », et selon un rituel bien rôdé, s’expriment de grands timides : « Bonjour ! Je m’appelle Angélique... Bonjour Angélique !... » Angélique, doux visage d’ange joyeusement incarné par Isabelle Carré, baisse les yeux, sourire gêné, paupières qui papillonnent, s’effondre au milieu des autres anonymes qui la consolent.

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La rue du Chapelier à La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

La rue du Chapelier à La Rochelle

S’il est une rue que j’aimerais ajouter au dédale des « Cent Tours de la Lanterne magique »... Elle suivrait la silhouette épaisse d’un ancien aviateur devenu chapelier, se faufilerait entre le seuil de son domicile rue du Minage, enfilerait la rue du Palais, la Place du marché et la Grosse Horloge... S’arrêterait entre les cafés de la Poste et de la Place d’Armes pour laisser résonner les potins...

Cette rue sombre est hantée par les personnages inquiétants du roman de Simenon, « les Fantômes du chapelier ». Cette fiction inspirée du long séjour du romancier dans la région évoque l’itinéraire d’un assassin tranquille, inattendu, qui remplit simplement un « programme défini d’avance » et qui élimine, les unes après les autres, selon une logique implacable, des vieilles dames réunies plus de quarante ans plus tôt sur une même photo de pensionnat...

Un tailleur, Kachoudas, son voisin, qui l’a vu exécuter son avant-dernière victime le suit en tremblant et n’ose pas le dénoncer. Un journaliste de « l’Echo des Charentes », particulièrement perspicace, pousse le meurtrier à fournir des explications par articles interposés. Peut-être a-t-il perçu la faille du chapelier qui ne parvient plus à réaliser, comme il l’a pourtant annoncé, son dernier meurtre...

La rue du Chapelier ou la voie d’un déraillement...

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« Jack, sur la route et sur les planches », la seconde !

Publié le par Eric Bertrand

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Reprise active de la mise en scène de « Jack, sur la route et sur les planches » à l’occasion de la rencontre interdépartementale baptisée « Créateuf » qui a lieu ce samedi au Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers.

             Après la pause des vacances et les absences des uns et des autres liées à des causes diverses, il faut reprendre avec acharnement les repères et les personnages laissés « sur le bord de la route » il y a plus d’un mois. Le jeu en vaut la chandelle et le plaisir est intact ! Répétitions demain midi et soir. Départ samedi aux aurores vers Poitiers. 

 

https://jeunes.poitou-charentes.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=48&Itemid=100008

 

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Publication de « l’Organisme » en version numérique chez Alter édition

Publié le par Eric Bertrand

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Mon nouvel éditeur continue son travail énorme de numérisation : depuis quelques jours, après les « Nouvelles pour l’été », il sort l’ouvrage auquel il tient particulièrement : « l’Organisme ».

             Pourquoi cet intérêt ? Voici sa réponse : « en même temps qu’un palpitant roman de type fantastique et kafkaïen, l’ouvrage fournit une originale réflexion sur le monde l’école et sur la relation de l’élève à l’enseignant et de l’enseignant à sa discipline... »

 

http://alter-editions.org/collections/product.php?id_product=199

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