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Séance de signatures chez Cultura

Publié le par Eric Bertrand

Ce n’est pas un nouveau livre que je signe (« Jack sur la route et sur les planches » n’existe pas en version papier !) mais le duo « Nantes » et « les 100 tours ».

A l’invitation du magasin, retour chez Cultura, où les ventes avaient été nombreuses l’an dernier à la même période. Au seuil de l’été et des balades (réelles et imaginaires) que comportent ces deux ouvrages, je vous y attends plume et carte en main !

Séance de signatures chez Cultura

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Cour d’Arthur et amour courtois

Publié le par Eric Bertrand

La figure d’Arthur s’impose ainsi dans un territoire où il règne à sa manière après avoir acquis sa légitimité notamment grâce à ses exploits mais aussi à son sens de la société qu’il veut raffinée. Avant ses chevaliers légendairement dévoués aux « dames », Arthur, le grand guerrier, l’ours mal léché, le tueur de monstres a déjà libéré le Mont St Michel dans le but de libérer une malheureuse... Il montre ainsi la voie... Il est essentiel dans cette cour d’Aliénor d’Aquitaine, de montrer du respect envers les femmes. Cette option renvoie à une conception fondamentale des relations entre hommes et femmes dans la civilisation celtique. Ainsi, la souveraine Guenièvre (à l’origine, une fée) se montre très influente auprès de son mari. Convaincue par la nouvelle religion chrétienne, elle s’efforce par tous les moyens de pousser Arthur à renoncer à son attachement à la religion païenne (en cela, elle se dresse contre les autres femmes influentes du roman arthurien, celles qu’on pourrait qualifier après Marion Zimmer Bradley de « dames du lac »). Guenièvre agit de la sorte non par caprice mais par conviction personnelle car elle veut à tout prix garantir l’ordre et la stabilité de la souveraineté.

D’une radieuse beauté, elle inspire un amour dévoué et total à Lancelot, cet amour qui fonde les bases de l’amour courtois. La courtoisie... Autre forme de la distinction prônée à la cour d’Arthur. La littérature du XII° définit ainsi cette nouvelle forme des relations entre hommes et femmes. On parle aussi de « la fin’amor » telle que la définissent dans leurs chansons et leurs ballades les trouvères et troubadours. Beaucoup de poètes se souviendront de la leçon par la suite pour rendre hommage aux « cheveux d’or », au « beau tétin », ou aux « yeux révolver » de leur dame... Un seul regard peut susciter cette relation idéale. L’amour entraine Lancelot à partir des seuls mots de Guenièvre : « beau doux ami ». Pour elle, il est prêt désormais à s’humilier, à monter dans « la charrette » d’infamie, pourvu qu’il lui plaise. Les liens fondés reproduisent au niveau d’amant et d’amante ce qui existe déjà dans la société de l’époque dans les rapports de vassalité.

Cour d’Arthur et amour courtois

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Roi Arthur et littérature

Publié le par Eric Bertrand

En 1136, un clerc attaché aux Plantagenêt, Geoffroy deMonmouth fournit un récit épique dans lequel il construit le Roi Arthur sur le modèle d’Alexandre le Grand tout en introduisant et par la même occasion, réhabilite les Celtes et leur mythologie. Il met en scène un peuple d’irréductibles (irréductibles Gaulois avant l’heure !), peuple cantonné dans ses montagnes de Galles et unifié par un roi charismatique tueur de monstres, un être exceptionnel, qui vainc les tribus ennemies. En 1155 : Wace, poète anglo-normand, ajoute dans son « Roman de Brut », une version française qu’il traduit en anglais. Ainsi, ces récits connaissent une plus large diffusion et agissent-ils à la façon d’une propagande car le Roi Henri II de Plantagenêt vient d’épouser la brillante Aliénor d’Aquitaine, se voit rattaché à une lignée prestigieuse. Par ailleurs, la découverte à Glastonbury de la tombe d’Arthur et Guenièvre met le pouvoir à l’abri d’un quelconque retour d’un usurpateur capable de lever rapidement des opposants.

Les éléments ajoutés par Chrétien de Troyes ne font qu’ajouter du prestige au souverain : toute une microsociété balzacienne se met à vivre dans ses récits. Chrétien insiste sur la valeur des chevaliers d’Arthur qui partent à la découverte du monde et vont répandre une image glorieuse de la cour d’Arthur. A travers les aventures de ces chevaliers, le romancier se propose d’éveiller la curiosité et d’initier l’esprit aux mystères du monde. La chrétienté étant aussi la grande affaire de la période, il n’est pas étonnant que les versions suivantes et notamment celle de Robert de Boron aillent dans le sens d’une christianisation des motifs... (Par exemple, à la lecture, ce qui s’impose avant tout, c’est la valeur religieuse du Graal et la quête spirituelle – quasi monacale – entreprise par les chevaliers comme Gallad)

Roi Arthur et littérature

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Roi Arthur, origines ?

Publié le par Eric Bertrand

La figure du roi Arthur et, à travers lui, de ses chevaliers, est indissociable de l’environnement qui a favorisé l’émergence d’un mythe. Tout commence à l’aube des temps en Grande et petite Bretagne après le retrait des Romains en 410. La menace que constituent les Saxons, les Angles et les Pictes impose la présence d’un grand chef qui garantisse l’équilibre et la stabilité de la région. Cette figure est incarnée par le légendaire Arthur, personnage composite construit à la fois de réalité et de fiction qui serait le descendant mythique de Brutus de Troyes, petit fils d’Enée qui, à son retour de Grèce, occupe la Bretagne. Le nom d’Arthur vient du mot « arth » qui désigne « l’ours qui hiberne », destiné à revenir un jour ou l’autre, selon le principe de l’éternel retour, pour sauver sa terre.

Alors, qui est-il au juste ? Roi ours ou chef de guerre, païen ou chrétien, chasseur de sangliers ou héros captif d’Avalon ? S’il règne en Cornouailles, la littérature galloise et écossaise le présente comme une figure d’indépendance (un poème du druide Taliésin mentionne très tôt un héros qui ramène une épée et un chaudron magique de l’au-delà). Il est le fils d’Uterpendragon et d’Ygerne (épouse du duc de Cornouailles). Comme cette union est le résultat d’un sortilège réalisé par Merlin, l’éducation de l’enfant est confiée au vieux druide... Du reste, son « éducateur » est lui aussi vu à travers le prisme de diverses figures : bâtard, devin, prophète, homme sauvage, messie...

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Quand le papillon rappelle le pape François

Publié le par Eric Bertrand

Le papillon est, parmi les insectes, l’un des plus légers, grâcieux, métaphoriques à des degrés divers... Il se pose à peine sur l’herbe et sur les fleurs (comme s’il voulait se faire immédiatement oublier) et ce sont ses ailes qui se poissent d’un pollen persistant. Comme si l’empreinte terrestre se déposait instantanément sur le fil de l’envol... Des chaussures de randonnée toute propres et un sac à dos couvert de la terre et de la poussière des chemins de Compostel !

Le pape François sur la scène du Vatican a quelque chose qui rappelle le papillon. Agitant les deux ailes blanches de sa robe immaculée, il en a la grâce et la légèreté. Et à le regarder quitter la chrysalide de sa papamobile, bénir la foule, se pencher, exécuter la suite de ses gestes emprunts d’humilité et de générosité, on se prend à rêver à l’effet papillon qui rendrait les hommes meilleurs...

Quand le papillon rappelle le pape François

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