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Jour « J » pour « le Petit Prince »

Publié le par Eric Bertrand

                C’est aujourd’hui que « le Petit Prince » pose l’avion. Journée d’intenses répétitions où chacun des collègues associés effectue une ultime répétition en classe avant l’arrivée du metteur en scène qui reprend les groupes un par un.

                Et puis à partir de 17h00, la vraie répétition dans les lieux de la représentation. Théoriquement, à cette même heure, Sud Ouest envoie un journaliste pour un reportage. Petite pause à 19h00 et puis début à 20h00. Les portes du collège seront fermées à partir de 19h50 afin que le spectacle tourne en vase clos ! Rotation des groupes sur cinq salles de classe, et texte rotatif ! (Pas de chronologie dans les scènes, mais une narration « en hélice » !)

                Après la représentation toute l’équipe se retrouvera dans un restaurant pour un bilan bien mérité... Avant la phase images qui consistera à dépouiller, mieux que l’an dernier, le film et les photos...

 

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De Gaulle dans la polémique

Publié le par Eric Bertrand

                    Les programmes de français au baccalauréat, (et plus particulièrement pour ce qui concerne la section Terminale L) ont ceci d’intéressant qu’ils amènent le grand public à interroger des œuvres parfois complexes ou déroutantes. C’est le cas des « Mémoires » de Charles de Gaulle proposées l’an prochain au programme de l’examen. Cette œuvre soulève une polémique sinon un taulé d’indignation dans les rangs de certains professeurs.

                    Résumons rapidement : « De Gaule est un homme d’état. Un dirigeant. Un historien. Un politique. Un homme de droite... Mais sûrement pas un écrivain ! » On sent là tout un fond de suspicion à l’égard d’un homme qui n’a pas épousé les valeurs de gauche aussi bien qu’un Mittérand dont je rappelle au passage que la langue était elle aussi celle d’un véritable écrivain... Mais Mittérand au programme n’aurait pas déclenché de vagues chez ces mêmes censeurs.

                   Il ne s’agit pas dans le cadre de cet article de donner raison à l’un ou à l’autre mais simplement de rappeler quelques éléments fondamentaux liés à la véritable valeur littéraire des textes. Un écrivain n’est pas forcément un auteur de fictions et son champ d’inspiration peut très bien couvrir le réel. Depuis Homère, l’Histoire sert de toile de fond aux grands textes épiques. Il y a chez De Gaule comme chez un autre génie qui lui était attaché, André Malraux, un véritable souffle épique.

                    Il suffit de rentrer avec lui dans les couloirs de l’Histoire et de laisser enfler les périodes de ces phrases qui côtoient l’examen sec des faits. Depuis le collège au moins, notre tâche de professeur de lettres n’est-elle pas de sensibiliser nos élèves à la préoccupation historique des écrivains ? Les lycéens, habitués depuis des années à la langue facile, à la langue sucrée, s’ils se forcent un peu en cours de français, prendront sans doute plaisir à découvrir une langue exigeante, dense, lyrique, qui porte certes à leurs yeux, des accents d’un autre temps : n’est-ce pas là le signe d’une expérience proprement littéraire ? Qu’ils commencent par relire Homère, Bossuet ou même Victor Hugo. Ils y sentiront peut-être ce que l’ami Victor appelle « de l’Histoire écoutée aux portes de la Légende »

 

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Father and son : Cat Stevens en terminale L

Publié le par Eric Bertrand

   

               Cela n’est guère original et je l’ai assez indiqué à travers mon « Pour y voir Clerc », il y a des chansons qui remontent le temps. Surtout si on ne les a pas entendues depuis longtemps (ce qui est rare à notre époque où les ados se mettent à fredonner des vieux tubes affadis par les voix et les cymbales de la star ac !)

                Au détour d’une radio, j’ai réentendu cette belle chanson de Cat Steven : « Father and son »... C’était en cours d’anglais, l’année de terminale. Lycée de Bourgoin Jallieu, classe de filles, trois bons copains, Shaghaz, Sir Henry, Erik le Viking (nous autres avions à 17 ans la manie des surnoms !...) A cette époque, je n’avais pas encore « extrait mon anglais » de la salle de classe et je n’en comprenais finalement pas grand-chose.

                Je revois le texte anglais écrit à la main et tiré sur feuillet ronéotypé et papier stencyl. Je plaisante avec Shaghaz sur la paume de la main encore bleutée de notre vieux professeur maladroit (celui-ci était l’un des seuls à ne par avoir surnommé !). Nous pouffons de rire, il n’y a que Sir Henry qui sache bien garder son calme et tromper les apparences. « Taisez-vous les gars, cette chanson, elle a du sens ! »

                 Je fais semblant de m’intéresser. L’air de la chanson finit par m’accrocher, et les mots me deviennent immédiatement clairs... « You’re so young, and I know it is not easy to listen »... “Pas facile d’écouter ». Mais que dit la chanson pour subitement me toucher à ce point ? Cette fois, c’est moi qui fais signe à Shaghaz de se taire. « Tais-toi, t’a pas compris ! » Le texte parle du conflit des générations, il parle de notre avenir, des étapes de la vie (cette grande Inconnue que nous toisons à dix-sept ans), de la possibilité de « s’installer » en ménage à son tour... « Find a girl, settle down, if you want you can marry…”.

                 Et en même temps, comme ce que chantait Cat Stevens me paraissait loin et pas fait pour moi ! Et je regardais mon vieux prof d’anglais avec toutes ses rides, son alliance, son nœud de cravatte et les photos de ses voyages en Ecosse quand il était jeune (la rituelle projection de diapos de la fin de trimestre...). Ce vieux prof que j’aimais bien au fond mais que je ne pouvais à l’époque m’empêcher de contrarier !

« Look at me I’m old but I’m happy… I was once you are now »

« J’étais jadis ce que tu es aujourd’hui... »

                 Valse mélancolique du temps !

           

 

 

 

               

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Accessoires pour « le Petit Prince »

Publié le par Eric Bertrand

               La collecte pour assurer la mise en scène et fignoler les décors continue : estrades pour le prologue, petit tabouret pour l’épilogue, blouses blanches pour les géographes, liasses de billets de monopoly pour Mrs Business man et Cramoisi, confettis et roses rouges (prélevées dans le secteur horticole du collège) pour la scène de la fleur, cinq lecteurs de CD pour les guides déambulateurs...

               Autant de petits détails qui donnent un sel supplémentaire au spectacle qui s’apprête mardi soir.

 

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Le petit prince et l’aviateur cynique

Publié le par Eric Bertrand

              Pendant la durée de la répétition de mardi, j’ai été en charge du groupe de comédiens travaillant dans la salle de SVT. Aussi, je n’ai pu circuler dans les autres lieux car je devais m’occuper de la bande son... Pour la véritable représentation, j’essaierai de filmer et ainsi je pourrai voir l’intégralité de la pièce.

              En attendant, ce qui se passe là est d’une bonne qualité d’autant que ce sont des élèves très disciplinés qui jouent. La mise en scène est surprenante : le spectateur entre et est d’emblée plongé dans le noir. Alors la maquette d’avion éclairée de l’intérieur traverse la salle (l’avion se déplace le long d’un fil nylon et ce qui sert à l’actionner, c’est un moulinet de canne à pêche (ce qui crée un plaisant bruit d’hélice !).

              L’aviateur est dressé sur une table enveloppé dans son grand manteau. Sa voix, préenregistrée et amplifiée par la bande son, s’élève au-dessus des spectateurs et des petits princes affolés.  

 

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