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Podomètre à Loudéac

Publié le par Eric Bertrand

                 C’est avec plaisir que j’ai accueilli l’info podomètre diffusée la semaine dernière sur de nombreux médias : pour une fois, la petite ville de Loudéac, située dans ce centre Bretagne dans lequel j’ai passé d’heureuses années, fait parler d’elle...

                  A l’initiative d’un employé de la mairie, sportif émérite dont je me souviens, la ville a distribué aux Loudéaciens volontaires un podomètre dans le but de calculer la distance que chacun parcourt tout au long de ses activités journalières. Belle initiative qui rappelle aussi (en ce temps où l’on court autrement qu’à pied...) l’importance de ce moyen élémentaire de locomotion, qui délasse à la fois le corps et l’esprit et qui facilite l’épanouissement de l’individu.

                   Est-il besoin de rappeler la mémoire (et l’empreinte !) des penseurs ou des poètes qui vantaient les mérites de la marche à pied ? Dans cette perspective, il aurait fallu équiper du podomètre loudéacien par exemple Aristote et ses péripatétiens pour les voir remonter l’espace qui sépare le Boulevard de la gare de la Rue Eon de l’Etoile (devant le lycée Fulgence Bienvenue).

                    Et après eux, l’ami Jean-Jacques qui serait allègrement monté jusqu’à la colline de Saint Guillaume pour vanter, juste avant « le Trail des Cerfs », les mérites de l’homme sauvage. Et j’imagine bien aussi là-haut, en lisière de forêt de Loudéac, un Arthur buissonnier, partant, le pas vigoureux, également équipé de son podomètre, « fouler l’herbe menue ».

 

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Novlangue au collège

Publié le par Eric Bertrand

                     Langue SMS, orthographe saccagée, vocabulaire anémique, mots exsangues, les copies que je ramasse sont avalées par la marge... Et c’est sans citer les dérives de l’oral, la multiplication des mots passe-partout qui servent une politique du moindre effort : des exemples ? Le mot « genre » qui remplace tout autre adjectif, ou la formule conclusive « voilà » à la place de tout raisonnement construit, ou encore le cache-misères « en fait », (très populaire au moment de l’oral du bac !), cheville pour enfoncer un clou mou !

                      Consterné par le niveau de connaissances de mes élèves de collège et par la pauvreté de leur lexique, harcelé par leurs sous-entendus ou agressions directes : « vous parlez une autre langue que la nôtre », « vous parlez trop », « vous faites des phrases ! »... je m’interroge sur le discours oral et adopte un peu la position du linguiste qui observe un phénomène, et ce phénomène est l’appauvrissement de la langue.

                        J’explique à mes élèves que je ne suis pas là pour employer un français de cour de récréation, que mon rôle et mon combat, c’est de parler « la langue de Molière » et que si je ne le fais pas, je ne vois plus l’intérêt d’enseigner. Cette langue porte la belle pensée des grands textes, elle facilite l’accès à la Littérature à laquelle tôt ou tard ils auront à se colleter... Elle cherche surtout à traduire dans toute sa subtilité la variété de la Pensée.

                        Dans cette optique, je viens de relire le petit appendice que George Orwell ajoute à son célèbre roman d’anticipation « 1984 » : le novlangue... L’auteur explique comment cette nouvelle langue qui s’impose dans un avenir proche est un moyen supplémentaire que choisit un état totalitaire pour imposer une pensée unique, propice au musellement des libres penseurs. Pensée « désydratée » telle que je l’avais présentée dans « Loft History 2084 »...

                            Le fait que le choix des mots fût très restreint y aidait aussi. Comparé au nôtre, le vocabulaire novlangue était minuscule. On imaginait constamment de nouveaux moyens de le réduire. Il différait en vérité de presque tous les autres en ceci qu’il s’apppauvrissait chaque année au lieu de s’enrichir...

 

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Petit Prince : un prolongement en privé...

Publié le par Eric Bertrand

              Je sais qu’il y a parmi les lecteurs de ce blog des amateurs de spectacles scolaires et de réadaptation d’œuvres célèbres, transpositions dans lesquelles je me suis spécialisé depuis l’époque de « la Tête de chou » ou de « Jack on the route » par le biais d’ateliers d’écriture ou de réflexion personnelle.

                Pour ceux-là donc, je signale qu’il est possible de me demander une version « you tube » privée qui présente le spectacle dans son intégralité en 3 épisodes plus bonus. Me contacter en privé le cas échéant !

 

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Du collège au... Collège...

Publié le par Eric Bertrand

                 C’est une annéee charnière : Nolwenn quitte le collège et s’en va au lycée. Yann quitte l’école primaire et entre au collège... De nombreux collègues devenus des amis prennent leur retraite et quittent le collège ! J’espérais que dans une telle configuration, mon heure était venue de rejoindre le lycée après l’avoir déserté depuis trois ans révolus !

                Raté ! Encore raté pour cette année... C’est partie remise me souffle mon instinct de préservation ! J’avais pourtant bien envie de retrouver le vrai frisson de la Littérature que je fréquentais beaucoup plus aisément lorsque je préparais mes élèves au bac de français. Sentiment de déception qui s’exprime assez bien dans ces lignes de « l’Organisme » et que je laisse au lecteur le soin de décrypter :

 

Le pire, vois-tu, c’est qu’au moment où, à force d’énergie, on parvient enfin à « éduquer » nos élèves, à « filtrer la crasse », ils quittent le collège. Les meilleurs d’entre eux viennent alors te voir, comme si de rien n’était, avec un large sourire et ils te disent :

« Merci, monsieur, nous avons vraiment aimé tout ce que vous nous avez appris… »

Tu bredouilles quelque chose. Tu les laisses s’en aller. Tu les regardes avec un sourire gêné. Eux, ils volent vers d’autres horizons. Toi, tu restes là, imbécile, « entre les murs », dans le caniveau. Tu n’as plus qu’à recommencer à zéro avec la nouvelle fournée des vermisseaux, infestés des mêmes défauts, roulés dans « la même crotte » !...

 

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Représentation devant les autres sixièmes !

Publié le par Eric Bertrand

               Jouer devant les parents et jouer devant les autres sixièmes, c’est une réalité bien différente et les acteurs de la petite troupe qui donne vie au « Petit Prince » l’ont fait savoir à leur manière... Peu d’enthousiasme à cette nouvelle représentation. La majorité croyait que le spectacle s’était définitivement évanoui après « la version définitive » de mardi dernier... Et pourtant non !

              Cinq groupes de sixièmes et leurs professeurs ainsi que tous ceux qui désiraient voir la pièce ont défilé dans les cinq salles mardi 15 entre 16 et 17h00. Les « Petits  Princes » n’en menaient pas large et si certains, mieux rôdés, plus volontaires, ont « assuré », les autres ont perdu leurs moyens ou ont carrément abandonné la place, préférant s’absenter purement et simplement pour ne pas affronter l’épreuve...

               Ce qui m’a obligé par exemple (pour sauver l’une des scènes importantes de la pièce !) à enfiler la tenue du géographe 2 et à me livrer aux mêmes jeux de scènes que celui que je remplaçais au pied levé, à savoir des bouffonneries diverses à la Dupont-Dupond ! Comme quoi le métier de la scène réserve toujours sa dose de surprises et fait du professeur un être caméléon !

 

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