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Les Neiges du Kilimandjaro (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close.
Le logis est plein d'ombre et l'on sent quelque chose
Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur.
Des filets de pêcheur sont accrochés au mur.
Au fond, dans l'encoignure où quelque humble vaisselle
Aux planches d'un bahut vaguement étincelle,
On distingue un grand lit aux longs rideaux tombants.
Tout près, un matelas s'étend sur de vieux bancs,
Et cinq petits enfants, nid d'âmes, y sommeillent (...)

 

           Ainsi commence ce long et beau poème de Victor Hugo extrait de la légende des siècles et intitulé « les pauvres gens ». Le cinéaste Robert Guédigian (à la sensibilité hugolienne) y rattache directement son dernier film, « les Neiges du Kilimandjaro », qui met en scène des personnages attachants issus des milieux populaires et notamment celui des dockers de Marseille.

           Suite à une vague de licenciements et pour tâcher de sauver l’entreprise, le comité syndical que dirige le héros, Michel, met en place un tirage au sort dont sont victimes une vingtaine de membres dont le fameux Michel, qui n’a pas voulu abuser de son droit d’élu et qui doit prendre une retraite anticipée.

           C’est une page qui se tourne et une petite fête d’adieu est organisée autour du couple simple et courageux qu’il forme avec Marie-Claire. Après cotisation collective, les camarades offrent symboliquement aux jeunes retraités un « coffre » : dans le coffre, un billet d’avion pour la Tanzanie, au pied du Kilimandjaro et de « l’argent de poche » (environ deux mille euros). Des chansons, des souvenirs, des confidences et beaucoup d’émotion autour de l’événement. Et la chanson, « les Neiges du Kilimandjaro » bien-sûr...

 

 

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Mise à jour du site de Da Carolina

Publié le par Eric Bertrand

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            Avant de rentrer dans le vif du sujet de nouveaux articles (inédits !) voici une invitation pour le site de Da Carolina que Jenny a bien fait évoluer pendant ces vacances.

             Nouvelles images et intéractions diverses, animations réussies et policées, bref, bonne visite sur ce site qui augure bien d’une année sans doute riche en potentiel. Mais son blog en dira sans doute davantage !

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Article du mois : la tablette sous le feu de Fahrenreit 451

Publié le par Eric Bertrand

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Mon prochain livre est annoncé par mon éditeur sous un format numérique... Traitre ! Suis-je en train de passer du côté de ceux qui renieraient le livre ? Outre les questions d’ordre stratégique et commercial, une petite mise au point s’impose auprès de mes lecteurs !

            La prolifération de l’outil numérique présenté comme la grande menace contre le Livre déclenche des passions et des polémiques au milieu desquelles on voit même se mêler ceux qui n’ont jamais été lecteurs et qui, Cassandre de bibliothèques, annoncent déjà l’inéluctable disparition du livre : bruissement du papier qu’on froisse, odeur des pagées avalées à la petite cuillère, ombre tutélaire et rassurante des étagères à livres...

               Gone with the wind ? Envolés au vent mauvais d’un outil diabolique ? D’un ogre mangeur de livres ? D’un lance-flammes lancé dans une impitoyable chasse aux mots ? Ce désolant scénario, rappelle un peu celui imaginé par Ray Bradbury il y a quelques décennies... Fahrenheit 451 : par ordre du gouvernement, des légions de pompiers pyromanes mettent le feu aux livres. Face à l’autodafé, une poignée de héros mènent une bataille acharnée.  Non à l’Infâme, non à la Bêtise ! Il faut jouer l’Esprit contre l’Outil. L’Intelligence contre le Gadget. La Flamme contre le Bûcher !

               Pour résister, les guerriers du feu ont l’idée d’ingurgiter les phrases des livres afin de les conserver dans la mémoire et de les échanger ensuite, en réunions, au cours de longues récitations destinées à entretenir le tison. Comme l’écrit Victor Hugo, « si l’on met le bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l’on ne bâillonne pas la lumière ».

               A l’heure du numérique, faut-il donc à nouveau armer la mémoire et redouter la lumière de l’écran tactile ? Les fameuses « tablettes » offrent au lecteur qui se berce de mots l’occasion de stocker, sous de la lumière feutrée, un relai de Pensée, un diffuseur de lumière. Les livres restent à la maison mais en même temps, les livres accompagnent.

              « Les poings dans mes poches crevées, mon paletot devenait idéal »... « Sous le ciel, Muse », je m’en vais désormais, avec, au fond de ma poche, une « barrette de mémoire vive », un vrai « dictionnaire portatif » du genre de celui dont, rêvaient Voltaire et les Encyclopédistes !

 

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Vœux et projets débuts 2012

Publié le par Eric Bertrand

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            Et d’abord, une bonne année 2012 à tous et toutes.

            En ces premiers jours de janvier, c’est le moment de reprendre le fil de ce blog. Au programme des prochains articles ? Après l’article du mois, le bilan de quelques lectures que j’ai faites, de films ou de réflexions diverses touchant à mon planning d’enseignement, un chapitre linguistique depuis longtemps promis. Et puis à suivre également, côté « événements », la publication de mes prochains livres qui tarde encore et qui a manqué l’occasion des fêtes. Des problèmes liés aux circonstances actuelles ont ralenti la procédure. Et l’éditeur est comme ses auteurs, dans l’expectative...

 

            Alors allons-y !

             Et quant à vous cher (e) lecteurs et lectrices, je vous souhaite plein de lectures, de spectacles, de rencontres enthousiasmantes... On a besoin des ressources de l’esprit en ce temps plutôt moroses !

 

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Vacances de Noël !

Publié le par Eric Bertrand

 

 

           Je mets ce blog en repos pendant quinze jours car les occupations de chacun vont être vraiment nombreuses pour laisser du temps ! Je vous souhaite donc à toutes et tous d’heureuses fêtes et pour terminer, un avant-goût d’une nouvelle rubrique dans ce blog, fondée sur de petits films pris sur le vif dans les Highlands cet été.        

           L’occasion de respirer un peu de cet air si vivifiant et de présenter le cadre de cet « atelier d’écriture » qu’est l’Ecosse ! Et pour commencer, la tranquillité moutonnière sans personne autour de nous ! Panurge a sauté l’eau, les hommes avec, mais pas les moutons !

 

http://www.youtube.com/watch?v=3TammTys2nQ 

 

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