Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mise à jour du site de Da Carolina

Publié le par Eric Bertrand

Atelier-du-10-oct--5----.jpg

 

            Avant de rentrer dans le vif du sujet de nouveaux articles (inédits !) voici une invitation pour le site de Da Carolina que Jenny a bien fait évoluer pendant ces vacances.

             Nouvelles images et intéractions diverses, animations réussies et policées, bref, bonne visite sur ce site qui augure bien d’une année sans doute riche en potentiel. Mais son blog en dira sans doute davantage !

Voir les commentaires

Article du mois : la tablette sous le feu de Fahrenreit 451

Publié le par Eric Bertrand

Nuit1.jpg

Mon prochain livre est annoncé par mon éditeur sous un format numérique... Traitre ! Suis-je en train de passer du côté de ceux qui renieraient le livre ? Outre les questions d’ordre stratégique et commercial, une petite mise au point s’impose auprès de mes lecteurs !

            La prolifération de l’outil numérique présenté comme la grande menace contre le Livre déclenche des passions et des polémiques au milieu desquelles on voit même se mêler ceux qui n’ont jamais été lecteurs et qui, Cassandre de bibliothèques, annoncent déjà l’inéluctable disparition du livre : bruissement du papier qu’on froisse, odeur des pagées avalées à la petite cuillère, ombre tutélaire et rassurante des étagères à livres...

               Gone with the wind ? Envolés au vent mauvais d’un outil diabolique ? D’un ogre mangeur de livres ? D’un lance-flammes lancé dans une impitoyable chasse aux mots ? Ce désolant scénario, rappelle un peu celui imaginé par Ray Bradbury il y a quelques décennies... Fahrenheit 451 : par ordre du gouvernement, des légions de pompiers pyromanes mettent le feu aux livres. Face à l’autodafé, une poignée de héros mènent une bataille acharnée.  Non à l’Infâme, non à la Bêtise ! Il faut jouer l’Esprit contre l’Outil. L’Intelligence contre le Gadget. La Flamme contre le Bûcher !

               Pour résister, les guerriers du feu ont l’idée d’ingurgiter les phrases des livres afin de les conserver dans la mémoire et de les échanger ensuite, en réunions, au cours de longues récitations destinées à entretenir le tison. Comme l’écrit Victor Hugo, « si l’on met le bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière, et l’on ne bâillonne pas la lumière ».

               A l’heure du numérique, faut-il donc à nouveau armer la mémoire et redouter la lumière de l’écran tactile ? Les fameuses « tablettes » offrent au lecteur qui se berce de mots l’occasion de stocker, sous de la lumière feutrée, un relai de Pensée, un diffuseur de lumière. Les livres restent à la maison mais en même temps, les livres accompagnent.

              « Les poings dans mes poches crevées, mon paletot devenait idéal »... « Sous le ciel, Muse », je m’en vais désormais, avec, au fond de ma poche, une « barrette de mémoire vive », un vrai « dictionnaire portatif » du genre de celui dont, rêvaient Voltaire et les Encyclopédistes !

 

Voir les commentaires

Vœux et projets débuts 2012

Publié le par Eric Bertrand

Joyeuses-f-tes-copie-1.jpg

 

            Et d’abord, une bonne année 2012 à tous et toutes.

            En ces premiers jours de janvier, c’est le moment de reprendre le fil de ce blog. Au programme des prochains articles ? Après l’article du mois, le bilan de quelques lectures que j’ai faites, de films ou de réflexions diverses touchant à mon planning d’enseignement, un chapitre linguistique depuis longtemps promis. Et puis à suivre également, côté « événements », la publication de mes prochains livres qui tarde encore et qui a manqué l’occasion des fêtes. Des problèmes liés aux circonstances actuelles ont ralenti la procédure. Et l’éditeur est comme ses auteurs, dans l’expectative...

 

            Alors allons-y !

             Et quant à vous cher (e) lecteurs et lectrices, je vous souhaite plein de lectures, de spectacles, de rencontres enthousiasmantes... On a besoin des ressources de l’esprit en ce temps plutôt moroses !

 

Voir les commentaires

Vacances de Noël !

Publié le par Eric Bertrand

 

 

           Je mets ce blog en repos pendant quinze jours car les occupations de chacun vont être vraiment nombreuses pour laisser du temps ! Je vous souhaite donc à toutes et tous d’heureuses fêtes et pour terminer, un avant-goût d’une nouvelle rubrique dans ce blog, fondée sur de petits films pris sur le vif dans les Highlands cet été.        

           L’occasion de respirer un peu de cet air si vivifiant et de présenter le cadre de cet « atelier d’écriture » qu’est l’Ecosse ! Et pour commencer, la tranquillité moutonnière sans personne autour de nous ! Panurge a sauté l’eau, les hommes avec, mais pas les moutons !

 

http://www.youtube.com/watch?v=3TammTys2nQ 

 

Voir les commentaires

La « The Nana » et la Vénus décatie (4/4)

Publié le par Eric Bertrand

Highland2 (180) [1600x1200]

           Pour terminer cette série d’articles sur Nana et la corruption du régime de Napoléon III, il faut laisser bien évidemment une place pour Hugo qui déroule sous les pieds de « Napoléon le Petit » un tapis d’alexandrins... Ainsi, la fin de ce poème qui se nomme « on loge la nuit » et qui donne à voir autrement « la fête impériale »...

 

Regarde, tout est prêt pour te fêter, bandit.

L’immense cheminée au centre resplendit.
Ton aigle, une chouette, en blasonne le plâtre.
Le bœuf Peuple rôtit tout entier devant l’âtre
La lèchefrite chante en recevant le sang ;
À côté sont assis, souriant et causant,
Magnan qui l’a tué, Troplong qui le fait cuire.
On entend cette chair pétiller et bruire,
Et sur son tablier de cuir, joyeux et las,
Le boucher Carrelet fourbit son coutelas.
La marmite budget pend à la crémaillère.
Viens, toi qu’aiment les juifs et que l’église éclaire,
Espoir des fils d’Ignace et des fils d’Abraham,
Qui t’en vas vers Toulon et qui t’en viens de Ham,
Viens, la journée est faite et c’est l’heure de paître.
Prends devant ce bon feu ce bon fauteuil, ô maître.
Tout ici te vénère et te proclame roi ;
Viens ; rayonne, assieds-toi, chauffe-toi, sèche-toi,
Sois bon prince, ô brigand ! ô fils de la créole,
Dépouille ta grandeur, quitte ton auréole ;
Ce qu’on appelle ainsi dans ce nid de félons,

C’est la boue et le sang collés à tes talons,
C’est la fange rouillant ton éperon sordide.
Les héros, les penseurs portent, groupe splendide,
Leur immortalité sur leur radieux front ;
Toi, tu traînes ta gloire à tes pieds. Entre donc,
Ote ta renommée avec un tire-bottes.
Vois, les grands hommes nains et les gloires nabotes
T’entourent en chantant, ô Tom-Pouce Attila !
Ce bœuf rôtit pour toi ; Maupas, ton nègre, est là ;
Et, jappant dans sa niche au coin du feu, Baroche
Vient te lécher les pieds tout en tournant la broche.

Pendant que dans l’auberge ils trinquent à grand bruit,
Dehors, par un chemin qui se perd dans la nuit,
Hâtant son lourd cheval dont le pas se rapproche,
Muet, pensif, avec des ordres dans sa poche,
Sous ce ciel noir qui doit redevenir ciel bleu,
Arrive l’avenir, le gendarme de Dieu.

 

 

Voir les commentaires