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“Man to man” (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

            A quel moment peut-on affirmer qu’une créature de forme humaine est un homme ? Cette question a agité d’interminables polémiques autour de la notion d’humanité. Et de nombreuses œuvres littéraires et cinématographiques... C’est le cas du film de Régis Wargnier, « Man to man ».
            Nous sommes en 1870 et un naturaliste écossais, le sympathique et pugnace Jamie, ramène d’Afrique un couple de Pygmées afin d’affiner sa connaissance de l’homme et de ses origines. Sa soif de connaissances et la qualité de la relation qu’il crée avec les indigènes est vite perturbée par la réaction violente, cupide ou paternaliste de son entourage.
           Ces sauvages sont des spécimens davantage destinés au zoo et le succès et la gloire sont garantis par leur intermédiaire. Sont-ils des animaux ou des êtres humains ? Ils sont capables de nommer spontanément les gens qu’ils connaissent, capables de tendre des pièges fondés sur la simulation pour parvenir à leurs fins, capables aussi de comprendre et de partager des émotions. Certains préfèrent ne pas le voir ni l’admettre et camper sur l’idée de l’animalité du Pygmée.
             C’est que le monstre de foire rapporte sans doute davantage. D’autant que la « femelle » est enceinte et que l’embryon qu’elle porte devient un enjeu important. Mais Jamie veille... Un moment évincé par ses rivaux, il s’interpose in extremis et prétend que l’enfant est de lui, ce qui garantit « l’humanité » de l’enfant.

 

 


Man to Man
Bande annonce vost publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo

 

 


 

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La ronde des jurons de Brassens

Publié le par Eric Bertrand

 

 

           En digne héritier de Rabelais et de François Villon, Brassens qui, comme il le dit lui-même « lâche des pleines bouches de mots crus », a toujours eu un faible pour les bons mots et les mots sonores. D’où la saveur de ses chansons et notamment de cette « ronde des jurons » que je livre  en conclusion à ce petit « parcours » à travers jurons et insultes !


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Jurons en chœur au Québec !

Publié le par Eric Bertrand

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           Dans mon travail en BTS sur les jurons, j’ai travaillé sur un article consacré aux jurons québécois. Très différents des nôtres, vous allez voir ! En même temps qu’un joyeux défilé de jurons, cet article paru dans « Courrier International » présentait une curieuse exposition consacrée à des objets d’église et soulignait un paradoxe : celui de la présence dans la langue courante au Québec, de jurons qui sont empruntés au lexique de la liturgie.
           L’Eglise catholique, très active au Québec, est propriétaire de « mots saints »... Par réaction contre elle, les Québécois se sont mis à utiliser pour jurer ou plutôt « sacrer » des mots comme « tabernak », « ostie », « ciboire » ou « câlice »... Cela dans le but de mettre à distance des rituels qui leur pesaient. Or, phénomène inverse, à l’heure actuelle, alors que les nouvelles générations tendent à oublier de plus en plus l’origine des mots et des expressions, certains conservateurs s’efforcent de ramener sur le devant de la scène la réalité première de ces chers « sacres » menacés à leur tour d’extinction ! Il faut en effet de plus en plus souvent, constatent les éducateurs, rappeler aux élèves railleurs qu’un guide ou qu’un bedeau ne jure pas lorsqu’il leur montre un tabernacle, un ciboire, une ostie, qui plus est, con-sacrée !


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La vie à rebours

Publié le par Eric Bertrand

100-7464.JPG         Je vous laisser rêver avec cette réflexion de Woody Allen qui me rappelle un peu l’extraordinaire  nouvelle de Scott Fidzgerald : « l'Etrange histoire de Benjamin Button »...

         On devrait vivre la vie à l'envers.  Tu commences par mourir.  Ça élimine ce traumatisme qui nous suit toute la vie.  Après, tu te réveilles  dans une maison de retraite, en allant mieux de jour en jour.  Alors, on te met dehors  sous prétexte de bonne santé et tu commences par toucher ta retraite.  Ensuite, pour ton premier jour de travail,  on te fait cadeau d'une montre en or et tu as un beau salaire.  Tu travailles  quarante ans  jusqu'à ce que tu sois suffisamment jeune pour profiter de la fin de ta vie active.  Tu vas de fête en fête,  tu bois, tu vis plein d'histoires d'amour ! Tu n'as pas de problèmes graves.  Tu te prépares  à faire des études universitaires.  
          Puis, c'est le collège.  Tu t'éclates avec tes copains, sans affronter les obligations, jusqu'à devenir bébé.  Les neuf derniers mois, tu les passes flottant tranquille, avec chauffage central, room service , etc...  Et, à la finale,  tu quittes ce monde dans un orgasme !

 

 

 

 

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A l’école du capitaine Haddock (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

        Qu’impliquent ces insultes et qu’ont-elles en commun ? Elles révèlent chez Haddock la haine de tout ce qui indique un manque de courtoisie et de savoir-vivre : Cyrano à quatre pattes, pignouf, jocrisse... Le rejet obstiné de toute forme de sauvagerie (alliant violence, aliénation et stupidité) Mussolini de carnaval, apprenti dictateur à la noix de coco, mameluk, bachibouzouk, anthropophage, cercopithèque, troglodyte, boit-sans-soif, schizophrène... Le sage capitaine poursuit sa rhétorique et constate que tout manquement aux règles élémentaires de la civilité entraîne inexorablement nos semblables à une régression vers l’animalité : ornithorynque, chouette mal empaillée, scolopendre, morue dans un carton à chapeaux, coléoptère, et débouche logiquement sur la désincarnation : ectoplasme, cataplasme, sinapisme, scaphandrier d’eau de vaisselle, mitrailleur à bavette, projectile guidé, bibendum, vieux rafiot...
         Accumulées les unes aux autres, ces insultes qui tombent en tas du nuage de la BD constituent un tissu riche en couleurs, en sonorités diverses (assonances et allitérations) particulièrement efficace pour exprimer le ressentiment et châtier les contrevenants... Mais aussi, souhaitons-le, pour nous rappeler à un minimum d’exigence envers nos concitoyens.
          Merci pour la leçon, captain oh mon captain !


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