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La Rochelle vue de haut

Publié le par Eric Bertrand

             Alors que la perspective de la publication de mes ouvrages qui ont pour toile de fond notamment La Rochelle se précise (j’ai reçu dans ce sens un mot de mon éditeur), je propose aux amateurs cette petite promenade par le ciel afin d’embrasser tous ces lieux auxquels je consacre de nombreuses lignes...

 

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La vague

Publié le par Eric Bertrand

             « La Vague » est un film allemand réalisé par Denis Gansel en 2008..... Il offre une troublante réflexion sur la montée du totalitarisme à travers une expérience pédagogique intéressante dans son idée.

             Un professeur connu comme « anarchiste » est chargé par son institution de faire un cours sur l’autocratie. Malgré ses protestations et son envie de s’exprimer au sujet de son domaine de prédilection, il est obligé de se pencher sur la question... Qu’est-ce que l’autocratie ? Comment ça marche ? Pouvez-vous citer un exemple d’autocratie ? Hitler bien sûr... Pensez-vous qu’un régime comme le nazisme puisse un jour revenir dans notre pays ? Non, évidemment ! Les étudiants de la classe en sont presque offusqués...

             Pour donner du relief à son cours et expliquer le fonctionnement du concept, le professeur met d’emblée en place un certain nombre de codes et de rituels : l’ordre de l’espace de la classe, le salut, la position de réponse, la nécessité de l’entraide entre membres, (on peut taper du pied en même temps pour sentir la force du groupe et faire vibrer le plafond de la salle d’en-dessous, celle qui bosse sur l’anarchie....), la création d’un nom : « la vague », d’un sigle, d’un costume, d’un signe de reconnaissance...

             Et petit à petit, à l’exception de certains esprits forts, les étudiants sont conquis par ce cours qui s’insinue dans leur vie, qui comble les manques, qui répond à des pulsions, des envies, des aspirations jusque là informulées ou refoulées.

              Le professeur se prend au jeu, devient un chef, une figure charismatique qui manipule le groupe. Dans la salle des profs, le vide se fait autour de lui. Où l’expérience va-t-elle s’arrêter ? Le cours est censé durer une semaine, mais en deux séances, l’esprit s’est embrasé et la fureur adolescente s’est emparée de l’idée. L’énergie de groupe est immense. Un dérapage grave est désormais inéluctable et le professeur, dont l’évolution devenu trouble dans son comportement, flatté, grisé peut-être par son succès, convoque son groupe en urgence le samedi matin, s’enferme dans l’amphi de la fac et tente une expérience ultime...

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L’univers de l’ami Brassens

Publié le par Eric Bertrand

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                 Margoton, Marinette, Fernande, Hélène aux sabots, Pénélope, femme d’Hector, Cendrillon... Elles ont des charmes d’un autre âge les dames du temps jadis que chante Brassens. Comme sous les boules à neige qu’on vend aux touristes, elles se mettent à bouger dans les « flocons des neiges d’antan ».

               Pamphile, Nestor, Archibald, vieux Léon, brave Martin... Les hommes qui les courtisent appartiennent eux aussi à une catégorie à part de séducteurs. Ils se retroussent les manches et ils vont à la chasse aux papillons.

               Cupidon, grand Pan, Saturne, Vénus et Bacchus, ces dieux-là sont à chaque fois de la partie. Impossible de faire sans eux... Ces compères savent rigoler. Rigoler comme Villon, maître François et tous les « foutrement moyennâgeux » qui poursuivent les belles parmi les amandiers, les bancs publics, les bistrots, les chênes et les claires fontaines.

                Ils disputent leur place aux cocus, aux croque-notes, aux gros dégueulasses ou aux pandores. « Gare au gorille ! » Ils retroussent les nonnettes et les nonnains, les punaises de sacristies, les jeunes veuves et les filles à cent sous. Ils se font tout petits devant les jolies fleurs, et les poupées. Ils leur apprennent les ricochets, les marguerites et les filets à papillon. Ils réparent les paratonnerres, franchissent les ponts (« il suffit de trois petits bonds »), fument les bonnes vieilles pipes en bois et cueillent des baisers sous la treille ou sous le parapluie.

                 Ecouter Brassens, c’est se mettre sous le parapluie et entendre ruisseler toute la vieille langue qui nous vient de Villon, de Rabelais et de La Fontaine et qui traverse le temps ou le paradis, « on ne perd pas au change, pardi ! ».

 

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Article du mois : Bon prof, quel punch !

Publié le par Eric Bertrand

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             J’avais déjà établi ce concept dans « l’Organisme » et j’y reviens aujourd’hui pour souligner que l’image du boxeur va au-delà des métaphores du gant de boxe et du peignoir... Le match commence tôt, très tôt. Et parfois se déroule en 6, voire 7 rounds. A ces matchs-là, il n’y a jamais de shows ni de paillettes pour réjouir et appâter le public.

              Sans effets de muscles, sans coach, le visage et le torse sobres, le prof tient le choc et accueille au fil des heures les jeunes loups. Il connaît les règles du ring. Constamment défier des classes de 37 punchers en éveil (pas toujours à l’offensive du reste, parfois engourdis, voire KO), tâcher de les intéresser, varier « les coups », les parer, les anticiper, reprendre son souffle, ne pas laisser paraître la fatigue. Le ventre qui tord, l’œil au beurre noir, la vilaine crampe, c’est pour le vestiaire.

               Bien parcourir le ring, rester dans les cordes, guetter les coups bas, tenir un rythme, ne pas montrer de signes de faiblesse, jouer des jambes, de la voix, de la main, de l’esprit, envoyer des chiquenaudes toujours bien maîtrisées (surtout ne jamais toucher l’adversaire !), se passer l’éponge sur le front, boire à l’intercours dans sa petite bouteille d’eau d’évian...

               Autant de mouvements qui ne s’improvisent pas en salle mais qui se cultivent au jour le jour par une hygiène de vie, préparation physique, préparation mentale, souplesse des rotules et souplesse de pensée.

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Une pause d’une petite semaine

Publié le par Eric Bertrand

Highland2 (39) [1600x1200]

          Période de vacances c’est période de « rechargement » de matières diverses. Je suspens donc ce blog jusqu’au 1er novembre prochain.

           Bonnes vacances à tous et toutes !

 

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