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« Christine », la belle Américaine de l’archange maudit (2/4)

Publié le par Eric Bertrand

                « Christine » : le titre en soi est ambigu. Il ne désigne pas une maîtresse, une femme, un être cher (ou du moins « cher » tel qu’on l’entend communément) mais une voiture. (On connaît, du reste, l’attachement viscéral de certains conducteurs pour leur voiture et le déploiement de caresses qu’ils leur réservent chaque dimanche matin). C’est à l’origine le roman de Stephen King, spécialiste du suspense et des situations troubles, qui, en 1983, a inspiré John Carpenter, réalisateur notamment de « the Thing » : rencontre bienvenue entre deux sensibilités très proches l’une de l’autre.

                 Première scène, 1957, les usines de Detroit. Chaines de construction des Plymouth. Dans sa « robe rouge étincelante », un modèle diffère des autres. L’une de ces belles Américaines des années 60... Dés le début, le spectateur perçoit le malaise : la belle et coquette Américaine est une caractérielle qui ne supporte pas les « humeurs » ou les mufleries des mécanos ou de quiconque s’en approche... Les années passent, Christine est devenue « une épave », ce que les Américains appellent « a wreck » qui aurait fini sa carrière dans un champ si Arnie ne l’avait pas remarquée. Arnie, le héros du film, est ce qu’on pourrait appeler « un gentil garçon obéissant », un fils à papa qui, sitôt qu’il voit la Plymouth 57, tombe sous le charme irrésistible et ravageur de celle qu’on appelle « Christine ». Délaissant tout le reste, il la répare amoureusement et la fait rutiler.

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« Christine », le bolide de l’archange maudit (1/4)

Publié le par Eric Bertrand

               Je termine cette semaine un dossier consacré aux voitures que j’ai construit avec ma classe de BTS spécialistes en vente automobile. Pour terminer cette réflexion dans laquelle j’ai utilisé des spots de publicités sur la voiture, des documents d’infos sur la Tucker, sur la DS19, un extrait de « Mythologies » de Roland Barthes (concernant également la « déesse de 1957 »), une chanson de Gainsbourg consacrée à la Silver Ghost de 1920 et deux récits autobiographiques de Rouaud (la 2 CV du grand-père) et de Rolin (« la DS Remember » de « Tigre en Papier ») j’ai choisi d’analyser un film, « Christine » de John Carpenter.

               C’est l’occasion pour moi de travailler sur la critique de cinéma et de proposer un article aux étudiants. Comme ce que j’ai trouvé sur le net à ce sujet ne me satisfait pas tout à fait, je propose à partir de demain l’article « maison » que j’ai rédigé.

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Une petite promenade en art

Publié le par Eric Bertrand

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             Amateurs et amatrices d’art, je vous convie à cette agréable promenade dans “les galeries” de Carolina, cette artiste née dans “le Ponton” mais dont l’âme, chevillée au travail de la terre, du vitrail ou de la peinture, s’est libèrée des planches et du papier.

             La galerie n’attend que l’occasion de s’étendre ! Et les amateurs étaient en effet nombreux à se presser dans la petite maison.

             Voici en tout cas le lieu pour flâner !

             http://galateia.over-blog.com/

 

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« Pour elle »

Publié le par Eric Bertrand

 

                Un couple épanoui (Vincent Lindon et Diane Kruger), un petit garçon, le bonheur et la vie au tout début du film mais ces éphémères instants d’un quotidien heureux basculent dans l’horreur. La femme est brutalement arrêtée à son domicile et jetée en prison pour un crime qu’elle n’a pas commis.

                Les charges sont accablantes et elle n’a aucune chance de s’en sortir. La vie devient insoutenable, absurde. Il n’y a plus rien à faire qu’attendre une réhabilitation ou une libération qui ne viendront pas. Alors le personnage que joue avec une grande intensité Vincent Lindon s’improvise gangster.

                Ce franchissement des palliers qui le mènent à la grande délinquance est mené tambour battant. L’ex-prof bien rangé et paisible plonge dans les milieux louches, s’informe de la manière d’organiser une évasion, cherche de l’argent, des faux-papiers et traque le moyen d’entrer en prison.

                 Le projet est démesuré mais l’homme est obsédé par l’objectif. Sa femme dépérit, a fait une tentative de suicide. Va être transferrée. La tension monte, les obstacles se multiplient, le rythme est haletant. A aucun moment, le spectateur ne lâche prise et il se demande comment, face à un tel déploiement de résistances, si le couple et l’enfant seront à nouveau réunis, envers et contre tous, pour une « happy end »...

 

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Un exemple de travail d’écriture sur « l’Assommoir » : (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

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            De la même façon, et c’est une seconde force de l’ouvrage que Zola lui-même souligne dans sa préface, « la langue du peuple » contribue brillamment à l’effet de réel. Tel un « philologue » (l’image est de Zola),  l’écrivain a pris soin de travailler son style en y agglomérant des traits du langage populaire. Cet aspect qui lui est particulier rend la lecture intéressante et variée, tant la narration change de forme.

             Et que dire des personnages qui emploient cette langue du peuple ? Quelle destinée ! Le lecteur s’attache à Gervaise, à Coupeau qu’il voudrait voir heureux... Tous les deux ont les moyens d’arriver à surmonter les difficultés et à échapper au poids de leur milieu et de leur hérédité... Dans l’Assommoir, on y croirait presque, jusqu’à un certain stade où la machine infernale se remet en place. Dès lors, le lecteur qui s’était habitué à la petite communauté de la blanchisseuse, au gai Coupeau, à la facétieuse Nana, au bon Goujet, assiste à sa lente déconfiture. Et les visages grimacent, et les couleurs virent au gris et Zola, en maître de l’intrigue, tire les ficelles d’un drame inéluctable qui ramène à la vision diabolisée de l’Alcool... L’Alcool, l’énigmatique et sournois alcool, c’est bien là au fond le personnage principal de ce roman.

             Non, cher lecteur, l’Assommoir n’est pas le bistrot de la Littérature ! Au contraire, c’est une auberge d’Intelligence dont l’enseigne brille au-dessus de nos consciences de citoyen du XIX° siècle !

 

E.B pour le journal « l’Aurore »

 

 

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