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Bel-Ami de Maupassant (2/10)

Publié le par Eric Bertrand

 

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                 Bel-Ami, c’est le surnom qu’acquiert rapidement Georges Duroy, du fait de son succès auprès des femmes. Nulle ne résiste à sa fine moustache (rappelons-nous le mot de Cyrano à propos de Christian : « tous les mots sont fins quand la moustache est fine ». Et de fait, son ascension fulgurante dans l’échelle sociale est due à ses différents succès et à une certaine dose de cynisme, de sens tactique qui lui permet de manoeuvrer au mieux une jolie main, une jolie robe, une jolie dot...

                 L’individu est un médiocre, issu d’une famille de paysans de Normandie et particulièrement vaniteux et paresseux. Il a quitté son poste de sous-officier des hussards pour venir à Paris et tenter de faire fortune... Mais rien ne va au début et il vit chichement d’un humble revenu dispensé par les chemins de fer du Nord. C’est la rencontre d’une vague connaissance de régiment, un certain Forestier, rédacteur à la « Vie française » qui le propulse dans le monde. Forestier est journaliste, sa femme Madeleine est ravissante, douée, agréable et intelligente. C’est elle qui rédige les articles de « ces messieurs » puisque Duroy, comme le mari, sollicite son aide. Par ailleurs, elle connaît du monde. Son amie Clothilde de Marelle par exemple est sensuelle et attirante, il fait d’elle sa maîtresse et exaspère la convoitise des autres femmes. (...)

 

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Bel-Ami de Maupassant (1/10)

Publié le par Eric Bertrand

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                Dans le cadre de la préparation de mes cours de rentrée, j’ai relu de près cette œuvre de Maupassant et c’est toujours un plaisir. Comme à chaque fois avec les classiques, on y redécouvre des beautés... Cette lecture tournait autour de la figure du personnage romanesque puisque le cours de 1ère, s’il laisse le professeur libre du choix du roman, propose de le considérer sous l’angle du personnage.

                 Mais les choses ne sont jamais simples dans l’optique d’heures de français qui sont toujours comptées et qui supposent que les élèves soient un tant soit peu connaisseurs... Car il faut en effet mettre en perspective cette approche et les faire réfléchir sur l’évolution du statut du personnage de roman dans une histoire littéraire qui s’apparente parfois elle-même à un parcours picaresque réservant au héros bien des surprises et vicissitudes... Tenons-nous en pour l’heure à une relecture de « Bel Ami ».

                Bref, je vous propose ces allers et venues dans l’œuvre qui témoignent du souci de « compactage » !

 

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La Rochelle vue de haut

Publié le par Eric Bertrand

             Alors que la perspective de la publication de mes ouvrages qui ont pour toile de fond notamment La Rochelle se précise (j’ai reçu dans ce sens un mot de mon éditeur), je propose aux amateurs cette petite promenade par le ciel afin d’embrasser tous ces lieux auxquels je consacre de nombreuses lignes...

 

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La vague

Publié le par Eric Bertrand

             « La Vague » est un film allemand réalisé par Denis Gansel en 2008..... Il offre une troublante réflexion sur la montée du totalitarisme à travers une expérience pédagogique intéressante dans son idée.

             Un professeur connu comme « anarchiste » est chargé par son institution de faire un cours sur l’autocratie. Malgré ses protestations et son envie de s’exprimer au sujet de son domaine de prédilection, il est obligé de se pencher sur la question... Qu’est-ce que l’autocratie ? Comment ça marche ? Pouvez-vous citer un exemple d’autocratie ? Hitler bien sûr... Pensez-vous qu’un régime comme le nazisme puisse un jour revenir dans notre pays ? Non, évidemment ! Les étudiants de la classe en sont presque offusqués...

             Pour donner du relief à son cours et expliquer le fonctionnement du concept, le professeur met d’emblée en place un certain nombre de codes et de rituels : l’ordre de l’espace de la classe, le salut, la position de réponse, la nécessité de l’entraide entre membres, (on peut taper du pied en même temps pour sentir la force du groupe et faire vibrer le plafond de la salle d’en-dessous, celle qui bosse sur l’anarchie....), la création d’un nom : « la vague », d’un sigle, d’un costume, d’un signe de reconnaissance...

             Et petit à petit, à l’exception de certains esprits forts, les étudiants sont conquis par ce cours qui s’insinue dans leur vie, qui comble les manques, qui répond à des pulsions, des envies, des aspirations jusque là informulées ou refoulées.

              Le professeur se prend au jeu, devient un chef, une figure charismatique qui manipule le groupe. Dans la salle des profs, le vide se fait autour de lui. Où l’expérience va-t-elle s’arrêter ? Le cours est censé durer une semaine, mais en deux séances, l’esprit s’est embrasé et la fureur adolescente s’est emparée de l’idée. L’énergie de groupe est immense. Un dérapage grave est désormais inéluctable et le professeur, dont l’évolution devenu trouble dans son comportement, flatté, grisé peut-être par son succès, convoque son groupe en urgence le samedi matin, s’enferme dans l’amphi de la fac et tente une expérience ultime...

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L’univers de l’ami Brassens

Publié le par Eric Bertrand

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                 Margoton, Marinette, Fernande, Hélène aux sabots, Pénélope, femme d’Hector, Cendrillon... Elles ont des charmes d’un autre âge les dames du temps jadis que chante Brassens. Comme sous les boules à neige qu’on vend aux touristes, elles se mettent à bouger dans les « flocons des neiges d’antan ».

               Pamphile, Nestor, Archibald, vieux Léon, brave Martin... Les hommes qui les courtisent appartiennent eux aussi à une catégorie à part de séducteurs. Ils se retroussent les manches et ils vont à la chasse aux papillons.

               Cupidon, grand Pan, Saturne, Vénus et Bacchus, ces dieux-là sont à chaque fois de la partie. Impossible de faire sans eux... Ces compères savent rigoler. Rigoler comme Villon, maître François et tous les « foutrement moyennâgeux » qui poursuivent les belles parmi les amandiers, les bancs publics, les bistrots, les chênes et les claires fontaines.

                Ils disputent leur place aux cocus, aux croque-notes, aux gros dégueulasses ou aux pandores. « Gare au gorille ! » Ils retroussent les nonnettes et les nonnains, les punaises de sacristies, les jeunes veuves et les filles à cent sous. Ils se font tout petits devant les jolies fleurs, et les poupées. Ils leur apprennent les ricochets, les marguerites et les filets à papillon. Ils réparent les paratonnerres, franchissent les ponts (« il suffit de trois petits bonds »), fument les bonnes vieilles pipes en bois et cueillent des baisers sous la treille ou sous le parapluie.

                 Ecouter Brassens, c’est se mettre sous le parapluie et entendre ruisseler toute la vieille langue qui nous vient de Villon, de Rabelais et de La Fontaine et qui traverse le temps ou le paradis, « on ne perd pas au change, pardi ! ».

 

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