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Les meurtres à Glencoe

Publié le par Eric Bertrand

Extrait du "Sang d'Ossian" mis en musique et en images par Yann...

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Un site littéraire pour résister aux lobbies de la « Littérature »

Publié le par Eric Bertrand

Du fait de son volume, le site qui présente mon travail d’écriture (depuis son origine (1983) s’il faut remonter à la première publication en 93 (pour un livre mijoté pendant dix ans) vient d’être rénové : on le retrouve à l’adresse suivante. http://ericbertrand-auteur.net/

 

Son contenu ?

  • La liste et la présentation des livres disponibles (romans, pièces de théâtre, essais)
  • La présentation en images des couvertures et de leur quatrième.
  • Un dossier de presse et médias (TV-Radios)
  • Des vidéos illustrant les différences expériences menées autour de chacun des livres.
  • Des vidéos collaboratives réalisées avec mon fils Yann ou mon frère Frédéric autour d’extraits de mes romans.
  • Une grande place réservée à l’Écosse, pays d’inspiration où j’ai vécu deux ans et où je continue d’aller, notamment pour y rendre visite à ma fille qui s’y est installée.
  • Des photos et des films tournés dans les lieux divers de l’écriture (par exemple une série de reportages sur les terres ardennaises de Rimbaud, ou un clip sur la route américaine réalisé à partir de photos prises en été 1983 sur les traces de Kérouac)
  • Des extraits de pièces de théâtre (ou des intégrales) tournés dans le cadre de ma collaboration avec l’atelier théâtre du lycée.
  • Des indications pour trouver les livres (que vous pouvez aussi réclamer à votre libraire car ils sont tous référencés) : chez Amazon, Rakuten ou directement chez l’éditeur, livraison plus rapide avec possibilité de dédicace personnalisée : morvenn-editions@laposte.net

À l’heure où le livre n’échappe pas aux lobbies et où les libraires bien en place font souvent le jeu des intérêts commerciaux au mépris de la Littérature, il est important que de tels sites existent pour ouvrir des fenêtres à des petits éditeurs qui optent en faveur d’une autre conception de l’écriture à laquelle les lecteurs exigeants sont étroitement associés. Merci à mon épouse Jennifer pour son important travail de communication en qualité de webmaster.

 

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La légèreté perdue des chansons de Joe Dassin.

Publié le par Eric Bertrand

C'est un univers simple et léger où on passe son temps à se balader sur les champs Élysées ou aux jardins du Luxembourg jusqu'au moment où on tombe amoureux d'une jolie boulangère qui vend des petits pains au chocolat. Alors, on va au Café des Trois Colombes, on se sent seul au monde, peut-être qu'on n'a rien mais on a toute la vie. On marche en parlant, on refait la philo, ceux qui vous regardent vous disent en vous voyant passer "salut les amoureux". On est plein de délicatesse et de précaution, on réserve des chambres à part parce qu'on n'aime pas montrer qu'on s'aime à 18 ans à peine...

Chez le chanteur au pantalon blanc à pattes d'éléphant, on fait partie de l'équipe à Jojo et on part pour des étés indiens avec des filles en robe longue qui ressemblent à des toiles de Marie Laurencin. On roule à bord d'un vieux tacot avec des marguerites qui fleurissent sur le capot et on rêve d'Amérique, "je veux l'avoir et je l'aurai" ...

Et même si c'est pas toujours gai, même si tu t'appelles mélancolie et qu'un jour "il était une fois nous deux", ça va pas changer le monde... Les deux mains sur le ceinturon, Joe Dassin peut l'affirmer tranquillement, ce monde-là va continuer sans nous et il aura bien raison...

Certes, on garde au fond de soi une forme de tourment, un sucre mélancolique, mais rien de vraiment inquiétant ne menace les fleurs là-haut sur la colline ni la chanson de celui qui siffle tant qu'il peut. Dans l'univers paisible de Joe Dassin on ne connaît ni la haine, ni les bombes, ni la Covid ... Les seuls masques qu'on voit sont ceux des bandits tournés en dérision, ceux de la bande à Bonnot ou des frères Dalton "qui furent l'incarnation du Mal" .... "Et que ceci serve d'exemple à tous ceux que la vie écarte du droit chemin" ...

 

 

La légèreté perdue des chansons de Joe Dassin.

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Quand le ballon s’ennuie sur la plage du Crotoy

Publié le par Eric Bertrand

« Dans le Radiola », « quand la Chrysler s’envole », on écoute, non pas « André Verchuren », mais Alain Souchon.

Comme les chansons de Julien Clerc, celles de Souchon contiennent  « les petits moments magiques de notre existence »… Et son nouvel album, « Ame fifties », nous embarque dans « l’Aronde Plein Ciel » ou « la Vedette Vendôme » jusque « sur la plage du Crotoy », et ses « cabines de plages ». « La Picardie est belle »… « La mer qui brille », c’est aussi « la jolie maison de Port-Bail, là-bas dans le Cotentin », « écoutez l’histoire entre Trouville et Dinard », « la plage de Malo Bray Dunes », ou « les pommiers, les mimosas au fond de la Baie de Somme".

Et dans ce panoramique « dans l’été parfait » qu’on dirait filmé par un drone, l’amour est une montgolfière. Il fait « monter au-dessus des villes, des campagnes, cœurs légers dans les nacelles, sous l’effet de nos baisers de propane » … Et il suffit d’une « vendeuse de glaces boulevard de la plage, sous sa bâche elle était belle », pour qu’il « chante un baiser ».

Mais ce qui est bouleversant dans ces chansons, c’est la sournoise « petite brise » qui finit toujours par se lever parce que « la vie passe avec son rouleau » et qu’« on avance, on avance ». « On s’aimait et puis on s’aime plus »… « Elle lui a dit « je m’ennuie », elle a quitté le domaine, triste western »… Et dans « Ame fifties » il y a même « un ballon qui s’ennuie sur la plage du Crotoy en face de St Valery ».

« Je n’ai que des regrets »… Homme simple, meurtri, antihéros, Souchon « voit s’en aller le pays de son enfance, les chevaux, le grand soleil, leurs sabots »… Finis les cavalcades, les rodéos, les chevauchées dans le sable… « Le boulevard de la mer est con. » Mélancolie de celui qui se sait profondément « bidon » ? On se croit « le fils du Buffalo Bill pour faire le cow-boy très beau… Country and western » mais tout ça « c’était menti » et « on va tous pareils moyen moyen, tapioca potage et salsifis. » Alors « on s’ramène les cheveux vers l’avant les lavant pour que tout soit un peu comme avant. »

 

Souchon

Souchon

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Interview par Thierry Tougeron

Publié le par Eric Bertrand

"Dévalisée" par "Entre nous culture"

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