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Un petit voyage vers le nord de l'Ecosse : Extrait du "Sang d'Ossian"

Publié le par Eric Bertrand

Montage à partir d'un extrait du roman "le Sang d'Ossian" (Morvenn Editions), sur la plage de Melness...

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La revanche de l’albatros

Publié le par Eric Bertrand

Au large des îles Kerguélen, on prépare l’albatros à de nobles missions… Ainsi, le « prince des nuées » prend-il enfin sa revanche sur les lourds « hommes d’équipage » qui, naguère, faisaient de lui leur bouffon. Depuis quelque temps, ces « vastes oiseaux des mers » qui pèsent facilement leurs 12 kilos, sont équipés d’un petit sac, gros comme un bec, dont la fonction est d’identifier le bateau qu’ils survolent.

L’ombre de "leurs grandes ailes blanches" passe tout près des planches du bateau et captent immédiatement les informations suspectes. Cette balise qui, à sa façon, « se rit de l’archet » et ne pèse pas plus de 40 grammes, dote le « voyageur ailé » d’une aura d’autorité.

Plus besoin de « brûle-gueule » pour lui apprendre à fumer et à se vautrer dans la boue du bateau. Au contraire, il lui suffit d’envoyer ces signaux de fumée qui indiquent qu’il travaille pour la planète, bien mieux qu’une caméra vidéo, et qu’il est capable aussi bien de descendre parmi les brutes pour réguler la pêche en mer que de remonter aussi vite vers l’Azur. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai des envies de Shetlands, de Skye et d’albatros et quand je vois s’envoler tous ces « oiseaux clabaudeurs aux yeux ronds », tous ces « millions d’oiseaux d’or » qu’il y a là-bas, j’aimerais qu’ils effraient un peu tous ceux qui dégradent le littoral…

 

Environnement; Baudelaire; oiseaux

Environnement; Baudelaire; oiseaux

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Retour dans les Ardennes de Rimbaud

Publié le par Eric Bertrand

Extrait du roman d'Eric BERTRAND "le Coffre de Rimbaud" (Morvenn Editions) à partir d'un montage de photos prises dans sa terre natale des Ardennes. "Avant de quitter l’Ethiopie, le poète Arthur Rimbaud confie à son compagnon du désert, Djami l’Ancien, un coffre qu’il lui demande de tenir caché pendant plusieurs générations et d’attendre le vingt et unième siècle pour que son descendant, Djami le Jeune, le ramène à son pays d’origine, à Charleville où la ville en émoi se réjouit du retour au pays de « l’homme aux semelles de vent ». Quel secret le coffre de Rimbaud dissimule-t-il ? Si le contenu est bien concret et renvoie à des épisodes surprenants de la vie mouvementée du poète, il est aussi spirituel dans la mesure où le migrant Djami, mêlé à la foule des migrants de la Corne de l’Afrique, découvre une parole et message bien vivants." (Quatrième de couverture) Dans cet extrait, Nina, une "petite amoureuse", restée fidèle à son Arthur, évoque le retour de celui-ci après son séjour dans "les grands déserts"...

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Le roman "Dévalisée" accessible.

Publié le par Eric Bertrand

Le roman « Dévalisée » est désormais disponible en librairie, sur Amazon ou en commande directe à l’éditeur avec dédicace. Un roman qui invite à des péripéties à travers l’Écosse et à une réflexion sur la condition humaine à travers le regard décalé d’une petite valise.

Détails sur le site : http://www.ericbertrand.fr/devalisee.htm

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La marche d’Indianapolis

Publié le par Eric Bertrand

« Nous avons besoin d’un sentiment de justice envers ceux qui souffrent, qu’ils soient blancs ou qu’ils soient noirs ». C’est l’une des formules de paix qu’en 1968, au soir de la mort de Martin Luther King, Robert Kennedy prononçait à Indianapolis, devant une foule à majorité noire.

             Si parfois les mouvements de l’Histoire semblent se répéter, observons de près ses acteurs. Ce n’est en ce mois de juin 2020 ni la même victime, ni le même président ni surtout le même discours. Mais la même impression de piétinement et d’impatience qui fait frissonner l’Amérique et le reste du monde. George Floyd, s’écrie en tombant : « I can’t breathe… », et aussitôt tous ceux qui souffraient, se sentaient étouffés, humiliés, se dressent par instinct pour marcher.

             Marcher, pour un jour enfin ne plus piétiner. Marcher en collectif, du même pas que les autres, avec le même regard et au même rythme. Quand on met un pied devant l’autre, c’est la même ombre sous le soleil. Depuis les premiers pas, il suffit de se tenir debout, bien droit, de sentir ses jambes et ses talons et de tourner le dos au passé et de regarder vers l’horizon.

             Marcher du côté d’Indianapolis ou d’Atlanta ... La société est cruelle, la chanteuse noire Billie Holiday le chantait bien, « les arbres du sud portent un fruit étrange avec du sang sur leurs feuilles et du sang dans leurs racines ». Marcher pour secouer les branches, mettre du vent dans les semelles et des mots d’Aimé Césaire dans la tête. Tourner le dos à l’asservissement. Marcher avec Montesquieu, avec Voltaire, avec Rousseau. Écraser la boue de la barbarie, soulever le gravier des fanatismes. Quand on marche, on revient à l’humain et à la plante des pieds ! S’en aller loin, bien loin, avec Rimbaud. « Vous êtes de faux nègres, vous maniaques, féroces, avares. Marchand, tu es nègre ; magistrat, tu es nègre ; général, tu es nègre ; empereur, vieille démangeaison, tu es nègre »

             Marcher avec Théodore, avec Arthur, jusqu’aux grands déserts d’Éthiopie et le plateau du Harrar. Marcher, tirer sur tous les tendons de l’esprit, tendre l’arc et les limites de l’arcade sourcilière et, pour oser vraiment le monde d’après, adresser, comme Senghor une prière aux masques…

Masques noirs masques rouges, vous masques blanc-et-noir
Masques aux quatre points d’où souffle l’Esprit
Je vous salue dans le silence!

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