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« Carambars de l’enfance » de Francis Lepioufle : Le goût « chantant » des Carambars

Publié le par Eric Bertrand

Depuis que l’enfant que nous étions nous a donné sa main, nous avons  gardons au fond de nous une poche de dragées à polir. Marcel Proust savourait les rondeurs des petites madeleines et Renaud les caramels à un franc et les mistrals gagnants. Francis, de son côté, redécouvre le goût des Carambars, ceux qu’il achetait à cent sous…

Des Carambars, on en trouve partout maintenant, et pas forcément au « Café chantant » dont il ouvrait la porte, à deux pas du tendre petit Bois Soleil pailleté de givre ou de lumière. Aux côtés de Francis Lepioufle, on passe l’orée de ce vieux pays gallo que j’ai tant aimé et dont je goûte aussi les Carambars. Ils me ramènent vers la vieille école de Trémuzon, à côté de Loudéac, m’aident à franchir les plaines et les collines, à m’envoler à mon tour vers les plages de l’Atlantique, au-dessus des mégalithes de Carnac, à creuser les sillons de cette terre d’Argoat, si remplie encore de semence paysanne.

L’auteur a grandi dans une ferme. Il se souvient de multiples détails et de sensations, un brin de paille dans « le rangeot » des cochons, un ballon en plastique sur le chemin de l’école, « un gatelion pour des saveurs exquises ». Le petit Daniel en tremble encore, suit les lignes de la main burinée de son père, personnage silencieux et profond déjà évoqué dans sa première œuvre, « les Chevaux de la mémoire ». Peu à peu, il trace sa route, écarte les branches, déniche les œufs des freux, trouve sa voie, rejoint Francis.

Les saisons passent, le vent durcit, le ciel se plombe, la neige tombe, Noël approche, apporte dans sa hotte des moments précieux pour l’enfant. Puis vient le temps de Pâques, les œufs tièdes des poules, l’odeur veloutée des nids, les oiseaux dans les haies ou sur le mur, les bergeronnettes, les hirondelles et ces chants qui sont à Daniel ce que ceux de la grive sont à Chateaubriand. C’est un concert étourdissant qui s’élève et qui l’appelle aux buissons de la mémoire.  

Entraîné par « le flot des mots » (c’est le titre d’un récit) Francis Lepioufle fouille l’espace des alvéoles, gratte les galeries, laisse bombiller sa plume et découvre enfin au lecteur qu’il met dans le secret un sol nourricier, ce qu’il nomme « un réseau biologique capable de secréter de l’affectif. »

« Carambars de l’enfance » de Francis Lepioufle : Le goût « chantant » des Carambars

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"Ma Ré haute, ma Ré basse", nouvel article dans le magazine "Ré à la hune"

Publié le par Eric Bertrand

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Article sur Ma Ré haute, ma Ré basse écrit par Francis Lepioufle

Publié le par Eric Bertrand

Article sur Ma Ré haute, ma Ré basse écrit par Francis Lepioufle

Qui peut le mieux décrire la lumière blanche des sables de Ré ? Sans aucun doute un héritier de ces habitants qui ont vécu sans le pont.

L’auteur Eric Bertrand retisse ici la dentelle des venelles et son riche passé. Au rythme du temps de l’île, dans la barque de passage, il nous emmène de l’enfance retrouvée vers le palais de gourmandise de St Martin de Ré.

Le lecteur hume avec lui les parfums enivrants au carrefour des marais salants, il devine les couleurs chatoyantes des roses trémières, il se grise dans la brise près du phare des baleines et se délecte des jeux de plage aux Sablanceaux.

Les ânes ont revêtu leurs culottes, les volets verts se sont rouverts sur un nouvel été. La mer comme « une bergère assoupie » ballotte ses voiles à La Flotte, attendant encore que le Petit Prince réveille le souvenir d’une pièce de théâtre.

Sous les étoiles, la mémoire crisse et le lecteur sourit de ces promenades, de ces courses échevelées dans les oyats des dunes.

 Le lecteur trouvera-t-il le rayon vert, celui d’un bonheur attendu ? Au moins celui de l’euphorie gagnée au fil des nouvelles. Eblouissantes, elles véhiculent leur étincelle de bout en bout de l’ouvrage, sans s’essouffler.

Comme venus d’un gros coquillage, les noms de Bois-Plage, Trousse-Chemise, Loix, Sainte Marie de Ré, Fort Boyard et Lilleau des Niges chuchotent leurs histoires et chantent les héros de passage. Chaque porte s’ouvre ici sur un nouveau monde et la mer balade ses chansons au goût de sel et d’huîtres.

Souvenirs, confidences, la musique du texte ne s’arrête pas en chemin ; elle poursuit sa route vers Ré et son camping de Rivedoux, même de nuit, en Simca 1000, au rythme des cassettes de Julien Clerc, avec ses grands-parents venus de Lorraine. 

C’est aussi un voyage dans le temps en forme d’invitation à tourner dans le manège de l’enfance, à déguster une madeleine ou plutôt une glace. Dans l’arène des souvenirs ou dans l’imaginaire de l’auteur, chaque nouvelle rivalise de vivacité. Même les petits clos révèlent les drôles de fruits mûrs d’un grand-père. Quant à la jeune irlandaise, la cabine de bain se mue en pomme à croquer la vie.   

Ces nouvelles sont à l’image des vagues de Ré à marée haute ou basse. Colorées par les souvenirs de l’enfance, elles vont et viennent en images prégnantes ou en instantanés sous le soleil brillant et  le sable blanc.

Un magnifique recueil au goût suave à déguster … peut-être face à l’océan, peut-être au creux d’un fauteuil en écoutant des vagues déferler.

Edité par Morvenn Editions en octobre 2021

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Faire du vélo dans l'ile de Ré avec "Ma Ré haute, ma Ré basse"

Publié le par Eric Bertrand

L'envie d'enfourcher son vélo et d'aller respirer l'air de Ré à travers ce bon article de Jean-Yves Mounier au sujet de "Ma Ré haute, ma Ré basse"...

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Article sur "Ma Ré haute, ma Ré basse" dans le Phare de Ré

Publié le par Eric Bertrand

Voici dans le Phare de Ré de cette semaine, l'article signé Alain Pavan...

Eric Bertrand présente son dernier recueil de nouvelles. L’lle de Ré est omniprésente dans chacune des 23 nouvelles.

« A quoi tient la beauté particulière de l’ile de Ré ? » c’est cette question que s’est posée l’auteur qui revient depuis son enfance dans cette ile dont est originaire une partie de sa famille.

Eric Bertrand n’est pas un inconnu pour le Phare de Ré. Nous avons présenté cinq de ses romans : Dévalisée, le Sang d’Ossian, Taper la route, Ma rue de Verneuil et le coffre de Rimbaud (Morvenn Editions). Son dernier opus renoue avec le format « Nouvelles » qu’il avait déjà utilisé en 2005 pour « Nouvelles pour l’été » « Editions Aléas ».

 « Ma Ré haute, Ma Ré basse » présente 23 nouvelles et toutes sont de véritables déclarations d’amour à l’Ile de Ré. En effet Eric Bertrand a des origines rétaises par ses  arrières grands parents et son père maritais. Son premier récit évoque le trail des vignes – course pédestre qui avait lieu avant les problèmes sanitaires- et constitue une sorte de pèlerinage nostalgique sur les sentiers de son enfance. Le feu d’artifice de la Flotte avec la venue du petit prince et de l’avion de St Exupéry posé sur le môle d’escale évoque avec poésie ces soirées  pyrotechniques flottaises  qui attiraient tant de monde.

D’autres historiettes totalement romancées racontent les premières liaisons Ré La Rochelle avec le « Jean Guitton » ou ces « souvenirs » d’adolescents en mal de « drague » dans les blockhaus. Le vélo de l’arrière-grand-père ou la photo du  Phare de Ré mêlent humour et souvenirs.

Ces nouvelles ont toutes un goût de sel et de soleil et rappellent une île qui insensiblement glissait vers le tourisme de masse. Dans un style simple et poétique l’auteur présente 23 pépites qui évoquent des sites rétais connus et des situations vécues.

L’auteur sera présent au Salon du livre de La Rochelle à l’espace Encan les 13 et 14 Novembre et dédicacera ses ouvrages. Il sera présent à la librairie rue du Marché à la Flotte de 10 heures à 13h le Jeudi 4 novembre (Sous réserves d’une météo acceptable). Son site est le suivant : http://ericbertrand-auteur.net/

Ile de Ré

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