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Zola homme de science et grand romancier ?

Publié le par Eric Bertrand

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Il y a parmi vous des amateurs de Zola... Alors, prêts pour un petit exercice de dissertation que j’ai donné afin de permettre à mes élèves de secondes d’utiliser les connaissances que je leur avais communiquées pendant la semaine dans le cadre d’un cours sur les écrivains réalistes et naturalistes...

 

 « Zola est à la fois un homme de science et un grand romancier » : commentez ce point de vue d’un critique contemporain.

 

« Zola est à la fois un homme de science et un grand romancier » : cette phrase d’un critique contemporain est un hommage aux qualités qui ont fait de cet auteur célèbre à la fois le chef de file du naturalisme et le grand écrivain classique si souvent étudié dans les classes.

A la suite de Flaubert et de Balzac, Zola a cru très vite en une « littérature autopsie », capable d’examiner sans reculer le fond de l’âme humaine. En disciple des grands scientifiques de son époque, Charcot ou Claude Bernard, il entreprend dans son œuvre d’appliquer la théorie des lois de l’hérédité. C’est dans ce sens qu’il faut lire la série des Rougon Macquart qui entreprend de saisir chacun des personnages par le biais d’une lecture génétique de sa destinée. Ainsi, le lecteur comprend mieux les tourments de Jacques Lantier malheureux héros de la Bête humaine ou de Gervaise, héroïne de L’Assommoir : tous les deux, comme bien d’autres, portent en eux la marque de la fêlure initiale, celle de l’ancêtre Macquart.

               Mais si, comme il l’affirme d’ailleurs dans ses préfaces, Zola est « un savant » il n’en est pas moins un grand romancier. En effet, il crée une galerie de personnages très variés qui amènent le lecteur à circuler avec bonheur dans tous les milieux du Paris de son époque. Avec un sens avancé du récit et du suspense, il nous raconte leur histoire. La forme qu’il utilise est également un élément de qualité : la grande nouveauté de Zola (et en cela il anticipe sur les travaux des grands romanciers du XX° siècle) c’est d’avoir un sens particulier de la langue, d’avoir cette passion de « la philologie ». Il l’affirme nettement dans la préface de l’Assommoir et met ce talent en pratique dans la narration, réalisant ainsi un formidable travail lexical qui unit aux termes soutenus « la langue du peuple ». Populaire et raffinée, la langue de Zola constitue un régal pour le lecteur avide de « style » et de « contenu ».

 

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« Les Nouvelles pour l’été » chez Alter éditions

Publié le par Eric Bertrand

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                    Alter est mon éditeur et il s’est spécialisé dans les éditions numériques auxquelles il croit depuis le début (je me rappellerai toujours un certain coup de fil à ce sujet voilà maintenant deux ans... à l’époque où j’ignorais tout de l’aventure numérique du livre)

                Ainsi, petit à petit, il s’est lancé le défi de publier en format e.pub tous les ouvrages qui existaient déjà en format papier. J’ai annoncé récemment la « réédition » de « Jack, on the route again ! »

                J’ai le plaisir d’annoncer aujourd’hui les fameuses « Nouvelles pour l’été » dont il ne restait plus que quelques exemplaires papier !

 

http://alter-editions.org/collections/product.php?id_product=118

 

 

 

 

 

 

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Représentations de Bretagne : chevaliers et moustaches en guidon de vélo (3/3)

Publié le par Eric Bertrand

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La figure du druide domine un certain nombre de représentations : le nom de Panoramix revient assez facilement dans les esprits. Il met en scène la tribu d’Astérix, ces « farouches Gaulois » qu’Uderzo et Goscini ont dessinés à leur époque moins en référence à la réalité des guerriers celtes d’Armorique qu’en référence à la France des années 60. Gaulois râleurs, bagarreurs, les moustaches en guidon de vélo, aimant boire et banqueter.

            Arthur est également rattaché à cette Bretagne mystérieuse, de par ses origines légendaires qui font de lui un être qui appartient à l’ile d’Avalon. C’est d’Avalon que lui vient l’épée Excalibur. Pas d’Arthur sans sa Table Ronde et son assemblée de glorieux chevaliers. Lancelot, Perceval, Yvain, Tristan, Gauvain, Galaad, sans cesse en quête d’aventures. Chevaliers courtois, lancés dans la quête du Graal, objet de fascination, mi celtique, mi chrétien, parfait exemple du syncrétisme qu’opèrent les religions, à l’image de ces menhirs qu’on trouve au hasard dans la campagne et sur lesquels ont été sculptées des croix.

La réputation d’Arthur est celle d’un roi qui aurait su créer l’unité entre les tribus de Bretagne afin de refouler vers le nord les hordes de Saxons et de Scots toujours menaçants.

(A suivre)

 

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Représentations de Bretagne : granit et paganisme (2/3)

Publié le par Eric Bertrand

 

 

              Autre aspect des réponses... La météo, la nature... La Bretagne, c’est un paysage, une nature âpre, austère, battue de pluie, de vent, de tempêtes. Un lieu rude, dont le granite porte la marque de ses lointaines origines celtiques. Pierres levées, dolmens, menhirs, cromlechs sont le signe de cette antiquité et rappellent la relation particulière aux astres, à la terre, aux mouvements d’équinoxe que les druides entretenaient dans l’ancienne religion.

Du haut du Menez-Hom ou dans le fond des forêts épaisses (l’antique Brocéliande dont le massif courait jusqu’au territoire de Huelgoat), cette haute spiritualité, cette obscure présence du paganisme est encore perceptible. Se perdre dans Brocéliande au détour d’un chemin creux, plonger le regard dans le miroir des fées ou s’égarer dans le Val sans retour... Autant de hauts-lieux propices à l’égarement de l’esprit et au contact avec l’Autre-Monde des Celtes.

De nombreux lieux-dits font écho à la légende druidique et à toutes les créatures un peu magiques associées à l’ancienne religion : fées, korrigans, Merlin, dame du Lac, tout le petit peuple des frontières de ce monde rattaché à l’île mythique d’Avalon, Avalon où, selon la légende, Arthur attend son heure...

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Représentations de Bretagne : crêpes et kouign-amann (1/3)

Publié le par Eric Bertrand

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          Quand on interroge les élèves sur ce que leur évoque la Bretagne, voici ce qu’ils répondent... J’en fais un bilan enrichi car j’en connais dans ce blog que la chose intéressera... Crêpes, galettes, cidre, kouign-amann, palets bretons... La Bretagne n’est pas seulement gastronomie.

Mais comme l’Ecosse sent le fish and ships, la Bretagne sent la crêpe. La Bretagne se respire, la Bretagne se savoure, et les odeurs de bonnes crêperies se mêlent aux fortes senteurs de l’océan jamais très éloigné. Comme l’écrit Léo Ferré, qui chante « la mémoire et la mer », « En Bretagne, y’a toujours la crêperie d’à côté et un marin qui t’file une bonne crêpe en ciment tellement il y a fourré une tonne de sentiments ».

 

 

 

 

 

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