Au milieu de la nuit et du vide immense de la mer, cet
entonnoir dans lequel s’engloutissent les navires, il est bon d’apercevoir de la lumière sur la côte. Et lorsqu’il s’agit d’une ville comme La Rochelle, les lumières sèment un
sable d’euphorie dans les yeux du marin.
Mais avant d’approcher des lumières des quais
et des habitations, il y a toujours une lueur errante sur la mer, filon courant sous le fil de l’eau, c’est celle du phare... Les bateaux qui arrivaient jadis du large passaient entre les
fameuses tours du Vieux Port et, l’une d’elles, la tour des Quatre Sergents versait l’éclairage.
Autres temps, autres mœurs... Avant
l’électricité, on faisait du feu pour entretenir les rougeoiements des lanternes (on appelait anciennement ce lieu « Phare de la Lanterne »). L’entrepôt de bois
fournissant les fagots se situait dans une rue, à proximité de celle des tours qu’on appelle encore aujourd’hui « la Lanterne », tout simplement rue des
Fagots.
En cette période de vacances de
Noël, je reprends la série des articles que je consacre aux rues de la Rochelle. J’avais commencé cette rubrique en début décembre dernier, proposant ainsi au lecteur une
flânerie dans « les plis sinueux » de la vieille ville, afin d’y dénicher des origines, des anecdotes, des personnages qui contribuent à rendre La Rochelle particulièrement
attractive et fascinante, avec ses marins, ses religieux, ses Templiers, ses négoces, ses figures...
Reprenons la
déambulation dès demain ! j’ai eu le temps de balader mon objectif dans les rues afin de mieux illustrer mes propos.
Parmi les grands moments de
l’atelier théâtre, il y a la première création originale : « Jack, on the route again ! », sur le principe suivant : « relecture d’une œuvre, création de
ballets et écriture d’une pièce sur un auteur dont l’univers traite de thèmes intéressant les jeunes »...
J’avais donc, en 1999, retenu Kérouac. Le spectacle définitif étati prévu pour juin 2000 mais en mai, le festival de théâtre de Binic nous a invités : lors d’une séance de
répétition, nous nous sommes retrouvés sur la plage, dans un cadre qui convenait particulièrement à l’espace d’expression de nos « beatnicks de lycée », échappés dans cette Bretagne
d’un certain Le Bris de Kéroack...
Nombre de comédies de Shakespeare se
déroulent en forêt, sous le couvert des arbres et des folies du sous bois. C’est le cas notamment des deux pièces que j’ai montées mes deux premières années au lycée de
Loudéac : « Beaucoup de bruit pour rien » et « Comme il vous plaira ».
L’un des écueils auxquels je me suis
heurté dans la préparation de chacun des spectacles était l’absence de lieu propre de répétition.
J’ai souvent évoqué ce réel problème qui
nous a forcés, au fil des années, de trouver des stratégies diverses pour « déplacer » les répétitions. En 97, l’idée retenue a été, quand le temps le permettait, de
répéter en forêt.
Voici deux instantanés,
extraits de la longue mise au point d’une pièce dont la durée affleurait les deux heures.
Parmi les VHS que j’ai exhumées, je retrouve de bons moments de théâtre partagés avec les élèves du lycée. Je ne dirai jamais assez à ces élèves qui sont devenus maintenant des
adultes à quel point l’atelier leur doit... C’est en effet grâce à leur enthousiasme, leur énergie et leur envie de jouer que l’atelier a pu devenir ce qu’il est devenu par la
suite.
En guise d’hommage, je propose
dans les deux prochains jours, de présenter deux de ces réalisations qui datent, pour les plus anciennes de l’année 1997.
Littérature, écriture et voyage. Comment la lecture et le voyage nourrissent-ils la pensée et suscitent-ils, en même temps que le plaisir, la curiosité, l'écriture ?
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