Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le couplet rap dans la chanson de « L’Organisme »

Publié le par Eric Bertrand

               A l’invitation de Christian, je l’ai écrit ce week-end et me suis au préalable inspiré d’une enquête lancée par ma fille Nolwenn qui est « en prise directe » avec tous ces mots nouveaux, jargon des ados. Pour la compléter et donner du sens à une série inspirée du « comic strip » de Gainsbourg, je suis allé « glaner » sur « Face Book » dans les échanges entre les plus « ados » de mes « amis ».

               Au total, les huit vers demandés sont écrits et insistent sur le désespoir de mon personnage, amoureux mal aimé, victime du charme tapageur de la bien nommée Zoé (voir le roman « l’Organisme ») dont le nom sonore convient bien au langage SMS...

 

chaussee1.jpg

Voir les commentaires

Echange musical sur « l’Organisme »

Publié le par Eric Bertrand

              Revenons sur ce qui constitue le « grand projet » du moment : la chanson de « l’Organisme »... Je n’ai encore ni révélé le texte, ni la mélodie, afin de garder l’effet de surprise mais depuis notre rencontre de samedi nous avançons à pas de géant ! Christian s’amuse à essayer des arrangements, à rayer, à biffer (je mets de côté les propositions MP3 qu’il m’envoie et qui me plaisent déjà beaucoup)... Cette agitation et ces « repentirs » de partitions me donnent une image spéculaire de ce que j’ai dû faire sur la matière du texte. Témoin cet extrait de courriel...

 

            Je prépare la mélodie mais je tiens absolument qu'elle soit entendue avec un accompagnement de piano (même minime) en dessous, désolé c'est le pédagogue de la musique qui parle ! Donc j'écris tout ça dans l'après midi et je te communique un lien où tu pourras télécharger le morceau.
Pour l'aspect voix parlées pas de problèmes maintenant pour la partie chantée sa voix est fraîchement muée, à voir mais bon d'un autre côté c'est dans l'esprit du texte ; affaire à suivre.
Je sens de plus en plus une partie centrale un peu « rapée » * sur une rythmique de smileys « onomatopées » au risque de tomber dans un genre un peu hybride mais soyons fous !

 

* Je m’occupe donc de cette partie rap !

 

HPIM0929.JPG

Voir les commentaires

« Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu » ou Woody Allen au régime shakespearien

Publié le par Eric Bertrand

                 Ce titre accrocheur souligne l’un des motifs du dernier film de Woody Allen : celui de l’influence des astres... Comme toujours dans son univers, le réalisateur américain n’est pas tendre avec ces marchands d’existence dont l’unique préoccupation est de leurrer les gens et d’exploiter leur absolu besoin de donner un sens à ce qui n’en a pas...

                 Dès le début du film, le spectateur est averti par le biais de la froide tirade de Macbeth : « la vie est un conte plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien... ». Le « conte » servi par Woody Allen est d’ailleurs encadré de part et d’autre par cette citation.

                 Ainsi, les personnages du film sont vus comme ces « pantins » stigmatisés par Shakespeare dans sa fameuse tragédie. Des histrions sans consistance qui essaient de se rattacher à un sens quelconque, des menteurs, des tricheurs, des amis malhonnêtes à l’affut de cette « vapeur qu’on appelle la gloire » (Ainsi, après avoir lu le manuscrit du beau roman d’un ami, un auteur qui n’arrive pas à trouver l’inspiration apprend la mort tragique de l’ami en question et s’empare aussitôt de l’œuvre qu’il fait publier sous son nom...)

                  Mais le plus dérisoire, ce sont ces spectres, ces marionettes qui guerroient contre la montée du grand âge... Ainsi ce vieux couple qui se déchire (Anthony Hopkins en galant tenace, en sportif mécanique...). Dans un plateau de la balance, elle s’étourdit chez une voyante (j’aime le mot anglais « fortune taler »), s’amourache d’un veuf inconsolable qui lui oppose une morte pour rivale, dans l’autre, un sexagénaire toujours vert qui cherche, à coup de jogging et de boites de Viagra, à tenir la cadence d’une bimbo type « maudite Aphrodite ». Pas de miracle pour le papy qui fait de la résistance mais qui s’ennuie en discothèque et programme, à la minute près, le temps de son érection pendant que mademoiselle prend des pauses inutilement lascives... « Dis à madame qu’il n’est pas nécessaire de se maquiller, à cette fin elle aussi devra arriver » : « to that end, she must come » (Hamlet, Shakespeare)

 

100-7456.JPG

Voir les commentaires

Ecriture théâtrale

Publié le par Eric Bertrand

                 Je ne suis pas Amélie Nothomb et je n’ai pas dans mes tiroirs des tonnes de manuscrits en souffrance destinés à nourrir la curiosité des futurs lecteurs... mais je garde dans un coin de l’ordinateur ou sur une petite clé USB des projets non aboutis et des textes non publiés pour des raisons diverses.

                J’ai reçu récemment suite à l’aimable invitation de l’un de mes amis une proposition de participation à un concours d’écriture théâtrale. J’y ai vu l’occasion de ressortir l’une de mes réalisations et de l’adapter pour la circonstance. Contrairement à ce que j’avais pensé, je n’ai pas « livré » le texte tel quel pour « rendre ma copie », mais je l’ai repris avec beaucoup de soin... Et au bout de quelques heures de travail, je l’ai débarrassé des éléments qui l’attachaient à la « situation », le texte de théâtre étant, plus qu’un autre dépendant d’une situation d’énonciation particulière... Et maintenant, bon vent à ce texte !

 

claymore.jpg

Voir les commentaires

Coup de foudre et coup d’amok

Publié le par Eric Bertrand

c--ramique1.jpg

               L’expression « coup de foudre » fait partie de ces expressions tellement banalisées qu’elles sont rentrées dans le domaine neutre de l’usage et qu’on en oublie les métaphores qui les motivent. En l’occurrence, « le coup de foudre » examine l’état particulier de l’être humain soumis à un choc profond, à un traumatisme provoqué par la « foudre » d’une simple rencontre.

               L’explorateur de l’âme humaine qu’est Zweig invente une fiction dont le personnage est victime d’une secousse interne qu’il nomme « amok » (c’est le titre de la nouvelle)... l’amok est un mal pétrifiant, une « rage », une « monomanie » qui surprend le narrateur de l’histoire. Il est médecin dans un coin perdu de Malaisie (atmosphère lourde, épaisse digne de l’Afrique de Céline ou de « Equateur » filmé par Gainsbourg, et une patiente vient le voir pour lui demander de la débarrasser de l’enfant qu’elle porte. La chose est urgente, le mari, parti depuis plusieurs mois est sur le point de revenir...

                Pour des raisons un peu floues, le médécin refuse d’abord, ou plutôt propose un marché douteux... La jeune femme est offusquée, elle part aussitôt. Alors « l’amok » entre en jeu. Le narrateur se sent soudain comme aliéné. En proie à une idée fixe, il se lance à la poursuite de cette femme fatale qui vient à peine de quitter son cabinet. Il abandonne tout derrière lui, il polarise sur cette silhouette unique à ses yeux et n’est déjà plus que le jouet des événements. 

 

12m.jpg

Voir les commentaires