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Troubles adolescents

Publié le par Eric Bertrand

 

         L’un de mes amis porte à ma connaissance ce petit clip qui en dit long sur cette période de l’adolescence qui m’a intéressé lors de la rédaction de « L’Organisme »... Au passage, on savourera l’accent canadien !

         En tout cas, je ne résiste pas au plaisir de commenter à l’aide d’un extrait du chapitre 2 du roman, mais beaucoup bien d’autres pourraient y faire écho !

« Qu’est-ce que j’en ai entendu sur mon compte ! « Boutonneux ! Dents jaunes ! Cerveau mal fini ! Chenille ! Crapaud ! Homard sans carapace ! » Et tout un tas de noms d’oiseaux… « Une mauvaise passe », « l’âge ingrat ! », « il faut bien que jeunesse se passe ! »…

Je ne supportais plus ce miroir de laboratoire que tendent les adultes. Se reconnaissent-ils à travers nous ? En profitent-ils pour régler leurs comptes avec une image dégradée d’eux-mêmes, qu’ils regrettent et rejettent tout à la fois ? Leur adolescence... Cet âge où tout était encore possible, même dans leur visage et dans leur corps ! Evidemment, maintenant, c’est trop tard ! Ils ont le visage et le corps bien trop ratatinés et quant à l’esprit, rien de bien excitant dans le fond ! »

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« ll était une fois dans l’Ouest », une leçon de cinéma

Publié le par Eric Bertrand

 

                   Dans le cadre de la formation « Collège au cinéma », je démarre demain un cours d’introduction sur le maniement de l’image au cinéma et tout le vocabulaire technique qui l’accompagne. Les élèves ont besoin d’un support concret pour visualiser les réalités du champs-contrechamps, plongée-contreplongée, panoramique, travelling, gros plan -plan rapproché-très gros plans...

                   En revoyant récemment le très beau western « Il était une fois dans l’Ouest », j’ai trouvé que tout le film offrait une fabuleuse illustration à mes propos et donnait en même temps une très belle leçon de cinéma. Le spectateur ressent, face aux images, une véritable émotion esthétique qui lui donne l’envie immédiate d’y revenir, comme on peut ressentir la même envie de revoir un tableau, de réentendre une musique, de relire un poème...

                    Outre l’intérêt de l’histoire qui nous plonge à une époque où la liaison entre l’est et l’ouest des Etats Unis n’est pas encore établie (puisque l’intrigue repose en partie sur la construction d’une gare une terre située au cœur de l’Arizona que doit traverser la ligne de chemin de fer), outre la splendeur des paysages qui sont ceux des films de John Ford que Sergio Leone a retrouvés au cœur de Monument Valley, outre la musique ensorcellante d’Ennio Morricone, le réalisateur a su, tout au long de ces 155’ de film, créer une tension continue par la beauté et l’intensité des images.

                      Mouvements de caméras autour des acteurs, visages lumineux et magnifiés par les plans successifs, échange de regards, introspections, examen de l’adversaire par un ballet de champs contre champs... Autant de réussites qui glorifient les yeux petits et clairs de « l’Harmonica », (Charles Bronson), le visage de la madonne prostituée (superbe Claudia Cardinale), la bouche cruelle et toujours prête à cracher de Franck (Henri Fonda)...

 

 

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Rencontre en studio

Publié le par Eric Bertrand

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                  Après tout le temps de gestation du texte et de la mise en musique, nous avons commencé samedi le travail en studio autour de la chanson à venir. La réalisation sera longue et ce blog, puisque c’est aussi l’un de ses objectifs premiers, indiquera au lecteur ses phases sucucessives.

                 La première rencontre a consisté à constituer la « troupe » et à jouer sur les « voix » de façon quasi théâtrale. Les « chanteurs » devant intégrer, dans l’immédiat, le texte qui servira au refrain et qui est fondé sur la reprise de « gimmicks » évoquant le monde de l’adolescence.

                  Ce qui est jubilatoire c’est de voir ce que produit, après analyse par la machine, une gamme de sons. Ce travail sur les voix conduit parfois à des inspirations fulgurantes qui jouent non plus cette fois sur le son mais sur le sens. Ainsi le « Zoé ! », nom de l’héroïne de « l’Organisme », sera-t-il hurlé au début de la chanson, retentissement exalté de toute l’angoisse du héros.

 

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Méthode d’atelier d’écriture théâtrale (2/2)

Publié le par Eric Bertrand


 

                Ainsi prenons l’exemple de la première scène de travail autour de « Gulliver » que je rappelle :

 

Scène 1 : affolement à Lilliput un jour de grand vent...

 

Récit : Le « géant » est échoué sur le sable de la plage. Il est inconscient. Le village de Lilliput est situé à quelques kilomètres de la mer mais le vent fort emporte des objets légers qui appartiennent à Gulliver. Ces objets arrivent au-dessus de la ville et des Lilliputiens témoins décrivent avec leurs yeux de Lilliputiens ces « objets volants non identifiés ». Exemple du chapeau p46.

 

Préparation : A la manière de Swift : à travers une série de phrases simples, racontez aux autres Lilliputiens votre découverte d’un objet appartenant à Gulliver et vu avec vos yeux de Lilliputiens.

 

Et voici ce que m’ont proposé les élèves :

 

Echarpe : un serpent de couleur verte, parfumé

Veste : mesure une quinzaine de Lilliputiens à la queue leu leu, percé par des ronds de la tête de Lilliputiens, de part et d’autre, deux grands sacs qui pouvaient contenir 10 Lilliputiens entassés. Le bras semblait vivant car au vent il s’est abattu sur des Lilliputiens.

Sacoche : Relié d’un bout à l’autre par une sorte de corde, il fallait deux heures pour en faire le tour

Ceinture : serpent avec une gueule en fer

Montre à gousset : l’horloge du clocher de l’église

Cape : couverture pour le village ou store

Mouchoir : taille de plusieurs draps de lit

 

Quant à la scène que ça donne, c’est ce qui reste inédit !

 

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Méthode d’atelier d’écriture théâtrale (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

               Pour des raisons de programmation des répétitions, il faut que j’avance vite sur le domaine de l’atelier d’écriture. J’ai terminé le scénario en six scènes, scénario conçu pour tirer de l’œuvre la dimension la plus ludique et théâtrale.

               Pour des raisons de « réserve », je ne révèlerai pas la suite du contenu de chaque scène. Je vais cependant indiquer ici, pour l’amateur, ma façon de procéder. J’ai donc proposé à mes élèves d’écrire des formules, d’inventer des images, des rapprochements en relation avec chacune des scènes du scénario. Cela me donne alors une matière « brute » à partir de laquelle il me reste à écrire la scène.

                C’est la méthode que je pratique à chaque fois, depuis que je propose cet atelier de théâtre. Comme on verra dans l’exemple fourni demain, après avoir fourni en amont toute la matière du scénario, il reste, en aval, encore beaucoup de matière à fournir.

 

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