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« Matrix » entre Alice et la Caverne de Platon (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

              Shakespeare, dont le théâtre est souvent basé sur les apparences, aurait très bien pu imaginer la situation baroque dans laquelle le film à effets spéciaux « Matrix » plonge le spectateur ! Quel est le message du film ? Il se pourrait bien que ce que nous voyons ne soit qu’un piège, un miroir déformant. « We are such stuf as dream, and our little life is rounded with a sleep » : « nous sommes de la même étoffe que les rêves et notre petite vie est nimbée de rêve »...

               Retraçons le synopsis : Néo, le personnage principal, « l’Elu », doit dès le début, « suivre le lapin blanc » pour trouver sa destinée... Nous voici d’emblée sous le signe de Lewis Caroll et de « Alice au pays des merveilles ». Savourons l’action, les poursuites et les combats nombreux, réglés comme des ballets, mais songeons aussi qu’il y a matière à penser « de l’autre côté du miroir » et de l’écran...

                De fait, Néo apparaît vite comme un initié qui doit rejoindre une communauté de « sages » dont le chef est un dénommé « Morpheus ». Ces sages lui livrent aussitôt une information essentielle – et éminemment philosophique – : le monde dans lequel les hommes « s’agitent » n’est qu’un leurre, une apparence qui occulte la Vérité. Au sein de cet univers artificiel, ils hommes ne sont que les éléments d’un programme qui leur échappe. Ils sont les pièces articulées d’une « matrice » et la matrice les « berce d’illusions » pour mieux les exploiter. Chaque individu fournit de l’énergie sous contrôle et si personne ne fait l’effort d’ouvrir les yeux, la machine tourne à plein régime...

Voici pour le synopsis qui indique le fonctionnement d’un état digne de n’importe quel totalitarisme (On songe au Big Brother de George Orwell)... La suite demain.

 

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Article du mois : Maupassant : de « la parure » aux « Bijoux », un cheminement inverse et du « Bal des têtes » au « Masque »

Publié le par Eric Bertrand

               La notoriété de ce conte de Maupassant intitulé « la Parure » n’est plus à faire et le lecteur (ou le spectateur) se souvient probablement de cette histoire atroce et cruelle d’une femme qui, pour briller dans un bal, avait demandé à son amie de lui prêter un beau bijou qu’elle a malencontreusement perdu.

               Alors commence le long et patient combat de la malheureuse pour rembourser « la parure » jusqu’au jour où, à bout de force, elle apprend que la parure était fausse. Dans le conte « les bijoux » (extrait du recueil « Clair de lune ») c’est le contraire. Un mari considère comme un caprice léger de sa femme la quantité de bijoux fantaisie qu’elle accumule dans son existence. Jusqu’au jour où, après son décès, il décide de revendre « les breloques ».

                Après expertise, il découvre que tout ce toc vaut de l’or et que sa femme a reçu en cadeau, probablement d’un amant pâmé, cette parure sans cesse régénérée !

 

                J’avais consacré dans ce blog une série d’articles aux fameux « bal des têtes » de la Recherche du Temps perdu dans lequel Proust examine les « dégats » que le Temps a opérés sur les visages de ceux qu’il a connus bien des années plus tôt.

                J’y ai repensé en relisant cette nouvelle de Maupassant intitulée « le masque » qu’on trouve dans le recueil « l’Inutile beauté ». Il raconte l’histoire incroyable de cet individu, forcené des bals, qui danse obstinément « jusqu’au bout de la nuit » avec cet éternel sourire et l’aisance d’une « mécanique » parfaitement rôdée.

                Mais un soir, il s’effondre sur la piste de danse et le docteur qui vient le secourir s’aperçoit que le danseur porte une combinaison intégrale qui lui colle à la peau, au visage, au cou, dissimulant soigneusement « l’envers du décor »... Car, en coulisses, sous le collant fringant et éternellement souriant, c’est le naufrage d’un octogénaire qui ne veut pas raccrocher les gants du galant.

 

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Nouvel an sur ce blog : perspectives

Publié le par Eric Bertrand

                      Après la traditionnelle et courte petite pause hivernale de ce blog, le temps est revenu de souhaiter à tous mes lecteurs et lectrices (de passage ou fidèles) mes meilleurs vœux de bonheur, santé et, comme écrit Marcel Aymé dans une de ses nouvelles, « confort intellectuel »... « Confort » qu’on ressent à la lecture d’œuvres stimulantes pour l’esprit, à la vue de spectacles, de films, à la confrontation de points de vue éclairants...

                      Autant d’éléments qui alimenteront cette année encore, espérons-le, les lignes de ce blog. Au programme donc, cette base générale et, pour être plus précis, dès demain la rubrique « l’article du mois » fondée soit d’après mes « coups de cœur », soit d’après les sondages « paper blog », des bilans de lecture (prochainement Lampedusa, Conrad, Rolin, Grimbert), la suite des balades dans « les rues de La Rochelle » (qui devrait à terme déboucher sur un nouvel ouvrage dont la forme est encore en gestation), les étapes de la réalisation du spectacle sur « Gulliver », la réalisation de la chanson de « l’Organisme », des spectacles de théâtre à la Coursive...

                       Et toujours un dialogue avec ce que le lecteur peut apporter de confidences et de compléments à ces humbles articles... Vos contributions, quelles qu’elles soient me sont toujours précieuses.

 

Jour de l'an (30) [1600x1200]

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Meilleurs voeux !

Publié le par Eric Bertrand

Bonne année à tous en ce premier jour de l’an 2011 !

Et à demain pour la reprise officielle de nos « parcours communs » !

Jour de l'an (2) [1600x1200]

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Bonnes fêtes de fin d'année à tous et toutes !

Publié le par Eric Bertrand

Petite pause de fin d'année dans ce blog. Profitez comme moi de ces temps festifs et rendez-vous le 1er de l'an !

 

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