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Un devoir fondé sur le jeu de la focalisation interne

Publié le par Eric Bertrand

                En guise d’application à la leçon, j’ai demandé aux élèves de décrire un lieu de deux façon, d’abord en utilisant un « point de vue ominiscient » (qui indique tout ce qu’ils savent sur ce lieu) puis un point de vue interne, en changeant d’optique. Le résultat était intéressant, plutôt réussi et, chose rare pour le correcteur de copies de collégiens, plaisant à lire ! En voici le bilan...

 

- Une jeune fille sensible au romantisme d’une plage bretonne.

- Un skater attentif aux variations du terrain sur la place de l’Hôtel de ville.

- Une joggeuse aveuglée par la blancheur de la Place Verdun.

- Une petite fille perdue dans un magasin de tissus.

- Un petit garçon à Palmilud : deux visions : « L’odeur du chlore prenait à la gorge » / « ça sentait bizarre »

- Un petit garçon dans les galeries du Leclerc.

- Un petit garçon avec son grand-père au pied de la Tour Eiffel.

- Un joueur de pétanque face au skate parc de Périgny.

- Le gérant du magasin Leclerc.

- Un chien devant un espace culturel.

- Un supporter au stade rochelais.

- Une coiffeuse excédée par sa cliente dans un salon de coiffure.

- Une danseuse dans la grande salle du Palais des Arts.

- Un chat régnant dans le grand jardin de la famille

 

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Le regard des autres

Publié le par Eric Bertrand

 

                   L’un des aspects qui m’intéressent dans le travail du romancier, c’est celui qui consiste à voir le monde à travers le prisme du regard. Surtout si ce regard nous amène loin de l’horizon du convenu. C’est ce que l’analyse littéraire a coutume de nommer « focalisation interne » ou « point de vue interne »...

                  J’ai eu plaisir à approfondir cet angle de vue en écrivant « l’Organisme » puisque mon « héros » empruntait à la fois de la nature de l’ado et de la nature de l’insecte. Ce point de vue de narration reste un peu abstrait pour des élèves de collège et j’ai pris plaisir à leur montrer ce petit film dont les vertus sont à la fois humoristiques et pédagogiques. L’exercice d’écriture que je leur ai confié ensuite a été réussi par beaucoup et j’en fais un bilan demain.

 

 

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Gulliver et la valse des chiffres

Publié le par Eric Bertrand

                 L’un des intérêts du travail en équipe autour d’un projet et celui qui permet l’échange avec les collègues... Une idée rebondit et rend plus perceptible la pertinence de l’interdisciplinarité. Ainsi ce message reçu hier de la part de mon collègue de maths à propos de la scène du « vide-poche » de Gulliver !

 

Mes objets trouvés dans la poche du géant sont assimilés à des nombres du plus petit au plus grand physiquement taillés dans des matériaux différents, témoignage de ses voyages.

aussi, si cela te convient, tu peux peut-être axer les trésors trouvés dans les poches de Gulliver sur ces fameux nombres divers et variés.

 

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Comment réécrire « les Voyages de Gulliver » ?

Publié le par Eric Bertrand

                    Le spectacle sera une fable sur l’Autre, sur sa différence, le malaise qu’il engendre d’abord, les réactions d’hostilité, de répulsion et de fascination. Puis les échanges véritables que suscite ensuite l’entrée dans le dialogue et le recul que donne la prise de conscience de la relativité des regards et des cultures.

 

Scène 1 : affolement à Lilliput un jour de grand vent... Le « géant » est échoué sur le sable de la plage. Il est inconscient. Le village de Lilliput est situé à quelques kilomètres de lamer mais le vent fort emporte des objets légers qui appartiennent à Gulliver. Ces objets arrivent au-dessus de la ville et des Lilliputiens témoins décrivent avec leurs yeux de Lilliputiens ces « objets volants non identifiés ». Exemple du chapeau p46.

 

Scène 2 : la plage et l’encerclement du géant... Le peuple de Lilliput descend jusqu’à la plage et découvre le naufragé. Ils l’attachent. Jubilation et « danse de totem » autour de Gulliver.

Paroles violentes et discrimination de la grande taille. Imaginez des métaphores dégradantes pour désigner les parties du corps vues par le regard moqueur des Lilliputiens. 

La scène du « vide poche » (inspirée du chap1 : p38-39). Après la « kermesse » du peuple, les « sages du pays » interviennent pour calmer « l’escalade » et mettre de la raison dans la découverte de cet « autre » qu’ils ne parviennent pas eux non plus à identifier. Une ambassade de scientifiques est désignée pour vider les poches. Ils y découvrent de drôles d’objet dont ils ne comprennent pas la fonction. Que trouvent-ils dans les poches du géant ? Comment identifient-ils ces objets qu’ils ne connaissent pas forcément ?

 

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Un film qui illustre un projet !

Publié le par Eric Bertrand

         Il semble que chaque année, j’aie du nez dans le choix du projet mené avec le théâtre ou l’écriture. Le lecteur se souvient peut-être de ce feu d’artifice dédié au Petit Prince qui avait eu lieu sur le port de la Flotte en août dernier.

         Voici maintenant, comme me l’a finement signalé ma collègue, l’annonce d’un film qui sera projeté en 3D sur les écrans dans la période de Noël.

 

http://www.dailymotion.com/video/xdjuh0_les-voyages-de-gulliver-bande-annon_shortfilms/

 

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