Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

De la parure aux bijoux, un cheminement inverse

Publié le par Eric Bertrand

               La notoriété de ce conte de Maupassant intitulé « la Parure » n’est plus à faire et le lecteur (ou le spectateur) se souvient probablement de cette histoire atroce et cruelle d’une femme qui, pour briller dans un bal, avait demandé à son amie de lui prêter un beau bijou qu’elle a malencontreusement perdu.

               Alors commence le long et patient combat de la malheureuse pour rembourser « la parure » jusqu’au jour où, à bout de force, elle apprend que la parure était fausse. Dans le conte « les bijoux » (extrait du recueil « Clair de lune ») c’est le contraire. Un mari considère comme un caprice léger de sa femme la quantité de bijoux fantaisie qu’elle accumule dans son existence. Jusqu’au jour où, après son décès, il décide de revendre « les breloques ».

                Après expertise, il découvre que tout ce toc vaut de l’or et que sa femme a reçu en cadeau, probablement d’un amant pâmé, cette parure sans cesse régénérée !

 

Mey-gardens.jpg

Voir les commentaires

Moments de révélation d'enfance

Publié le par Eric Bertrand

            Certains textes littéraires ont une force brute. Ils vont, en quelques lignes, à l’essentiel. Ils constituent des fables implacables sur ce que Cesare Pavese appelle « le métier de vivre ».

            Ainsi Leiris dans l’Age d’homme, raconte comment, à 7 ans, il a découvert la perfidie des adultes lors d’une opération des végétations, pratiquée sans anesthésie par le médecin de la famille qui, en accord avec la mère de l’enfant, avait prétendu, avant de couper à vif, qu’ils allaient « jouer à la cuisine ».  Leiris explique, à travers cette anecdote à valeur de véritable apologue, comment il a appris à se méfier, comment il a compris que le monde était « plein de chausse-trappes » et qu’il n’était sur terre que pour devenir chair à souffrance...

              Ainsi également le conte de Maupassant, « Garçon, un bock ! », où l’on entend la voix d’un enfant, qui, le jour de ses 13 ans, petit bonhomme gai et fantasque, découvre la méchanceté à l’état brut à travers une violente scène de dispute entre ses parents qu’il croyait unis et tendres...

 

Eté 2010 (207) [1600x1200]

Voir les commentaires

Distribution et organisation de l’adaptation « Gulliver »

Publié le par Eric Bertrand

                Je ne résiste pas à proposer au lecteur en prolongement à l’article d’hier « la distribution » des scènes et des personnages de « mon Gulliver » afin de lui donner une petite idée de la façon dont j’ai traité l’histoire de Swift.

                Il est évident que cette proposition est adaptée à nos conditions de jeu avec un groupe classe pour lequel il faut fournir des rôles adaptés. Il va de soi que tout cela est modulable.

 

Scène 1 : (salle de dessin) sur la place publique, cinq Lilliputiens dont un froussard.

Scène 2 : (salle de SVT) sur la plage, quatre Lilliputiens « qui n’aiment pas les étrangers ».

Scène 3 : (salle d’anglais) trois « sages » qui examinent le géant.

Scène 4 : (salle de géo) cinq chefs cuisiniers chargés de « requinquer » le géant puis trois marchands qui essaient de tirer profit de l’opportunité.

Scène 5 : (salle de maths) trois juges et trois Gulliver qui expliquent les usages de leur pays.

                 Premier problème écarté donc puisque « l’effectif » est au complet. Cela va maintenant dépendre de l’engagement de nos comédiens, ce qui est aussi une autre paire de manches !

 

studio 9721 [1600x1200]

Voir les commentaires

« Les Voyages de Gulliver : l’adaptation théâtrale d’un conte philosophique pour enfants

Publié le par Eric Bertrand

Dans les moments de creux du salon, pour les élèves de l’atelier théâtre, j’ai terminé la correction de l’adaptation scénique des « Voyages de Gulliver »... Un sérieux défi que je m’étais lancé étant donné que, comme chaque année, en matière de  théâtre, je suis talonné par le temps. Il me faut en effet mettre le texte à disposition dés la rentrée de janvier afin que le travail de distribution, de mise en scène et de mise en voix puisse commencer avec notre metteur en scène associée.

              J’ai finalement orienté cette pièce du côté philosophique, mais une philosophie « en liberté », afin que le message passe le mieux possible auprès des élèves de sixièmes. A travers un total de six scènes de natures très variées, c’est un portrait de l’homme qui est proposé, à la fois dans ses défauts, ses qualités et ses aspirations. D’autres « thèmes philosophiques » sont également au centre de la pièce : la différence, la volonté de puissance, l’argent, la nation, la politique, la nature, la confrontation avec autrui, le langage...

               C’est aussi l’occasion de montrer que si l’œuvre de Swift véhicule les préoccupations du XVIII° siècle (voyages, économie, esclavage, définition de l’humain), elle touche en même temps à des thèmes très modernes et permet à des jeunes esprits de comprendre un peu ce que c’est que « philosopher ». A l’heure où les programmes éducatifs songent à faire entrer l’enseignement de la philosophie en classe de seconde, on comprend qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer ! 

 

salon la Rochelle (7) [1600x1200] 

 

Voir les commentaires

Au cœur du salon du Livre de la Rochelle, comme dans un salon...

Publié le par Eric Bertrand

                studio 9721 [1600x1200]

 

Les moments de rencontre avec les lecteurs sont suffisamment rares pour qu’on en profite pleinement. Dans mon année bien remplie, j’ai à l’heure actuelle limité ces événements à deux salons, celui de l’Ile de Ré en été et celui de La Rochelle en hiver. J’aime cette alternance saisonnière... L’un fournit la version « transat » en plein cœur du mois d’août, l’autre la version « tison », en ces temps de froidure, la neige encore aux portes...

                Dixième anniversaire du Salon de La Rochelle, les invités sont nombreux, les stands croulent sous les livres et il est difficile d’émerger de cette foule. L’expérience montre qu’il est nécessaire d’attirer l’œil par un stand un peu plus attractif et « parlant ». C’est à partir de cette idée qu’avec Jenny, nous avons organisé la matière littéraire, notamment en proposant au lecteur un cahier dans lequel sont répertoriés, pour chaque titre mis à disposition, les précieux avis des lecteurs.

                Cela permet de guider le quêteur de mots et d’histoires, beaucoup mieux qu’un quatrième de couverture. Et cela économise la voix (en convalescence ces jours-ci !). Par ailleurs, chaque exposant ne disposant que d’un mètre carré de surface, avec mes six ouvrages sélectionnés, j’ai tendance à m’étaler ! Quelques outils simples me permettront d’endiguer la déferlante !

 

studio 9718 [1600x1200]

 

studio 9719 [1600x1200]

Voir les commentaires