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Le rapport entre clip et chanson...

Publié le par Eric Bertrand

 

 

               Je reviens sur la « sortie » de ce clip qui équivaut pour Christian et moi à une sorte de publication ! Même excitation, même promo...

               L’écriture de chansons sur laquelle j’ai commencé à m’exprimer dans ce blog implique des canaux bien différents que ceux, plus traditionnels, de la fiction. La chanson touche à l’émotionnel. Elle mobilise, en l’espace de quelques couplets, des idées et des mots « à ricochets ». Souvent, elle raconte une histoire qui prend immédiatement une dimension universelle.

               Elle passe aussi par le fabuleux véhicule des sons : la musique (qui souvent parvient à faire oublier les mots). Le texte de chanson prend gorge dans la voix d’un interprête, et elle « se donne à voir » par le biais d’un clip. Voici notre premier clip, à Christian et à moi, et pour sa réalisation, nous avons fait appel à un maître, Fred, qui a déjà merveilleusement revisité deux de mes ouvrages, « le Ceilidh » et « la Route, la Poussière et le sable ».

               Ce clip s’appuie sur un chapitre très intime et douloureux de la vie familiale, mais la beauté et l’humanité des images lui donnent précisément ce caractère universel. Et en cela, la chanson redonne à l’univers de Saint-Exupéry cette dimension qui émeut le lecteur du « Petit Prince ».

 

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Clip pour « le Petit Prince »

Publié le par Eric Bertrand

               On y pensait depuis un moment avec Fred et Christian...

               Pourquoi ce clip et pourquoi ce texte ? Les raisons sont nombreuses et complexes, mais au moment de la discussion avec Christian puis avec Fred, ce que j’avais écrit (dans un contexte tout autre) m’est soudain apparu comme une évidence...

                Un père aviateur, des photos et des films en noir et blanc, une soeur et un beau-frère qui adorent voyager dans les déserts et qui y ont amené leurs deux enfants, des photos de dunes, des oasis, des magnifiques portraits d'enfants... et puis un été, un drame épouvantable au détour d’une route : Guillaume, mort tragiquement à 13 ans, enfant rêveur, fou des avions et des nuages, son image éternellement attachée au désert blanc d'Egypte...

                 Voici ce clip, dans sa version publique, une version plus privée ayant déjà circulé entre nous...

 

 

 

 

 

 

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Balades à La Rochelle

Publié le par Eric Bertrand

              Marcher dans « les plis sinueux des vieilles capitales » comme l’écrit l’ami Charles, toujours en quête d’une « passante » ou de l’écho lointain de la ville... C’est un peu à ce vertige qui prend l’amoureux des vieilles villes que je convie par intermittences le lecteur de ce blog à travers une nouvelle rubrique consacrée au lacis des rues de la Rochelle.

              Cette ville que je découvre toujours avec le plaisir d’un voyageur de passage alors que j’en suis devenu un habitant satisfait fortement ma quête de nouveaux horizons. Comme à Saint-Malo, de nombreuses rues de La Rochelle aux noms pittoresques permettent de remonter le charme d’une époque révolue ou de rencontrer les traits fugitifs d’une silhouette évanouie. Rue des Fagots, rue de la Repentie, rue de Pernelle, rue des Dames, rue de la Désirée ...

               Prochainement, entamons ces quelques promenades...

 

Rues de La Rochelle (30) [1600x1200]

 

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« Horace » et les situations dites « cornéliennes » (2/2)

Publié le par Eric Bertrand

                La situation est donc hautement tendue dans la pièce de Corneille dont les personnages sont directement impliqués dans le conflit entre Rome et Albe : pour éviter le bain de sang, il a été décidé que les deux camps enverraient chacun trois de leurs meilleurs guerriers. Belle occasion pour les héros de Corneille de faire valoir leur « réputation » et leur « gloire » (les mots sont ô combien cornéliens) ! D’ailleurs, aucun d’eux ne recule devant le défi. C’est un défi viril par excellence et le héros y voit justement l’occasion logique de briller de façon unique pour sa patrie.

                Disons-le simplement : l’acte héroïque est un impératif moral chez Corneille. Mais on ne fait pas de bonne tragédie avec de la morale. Et nous y voilà ! Tout le génie de Corneille tient dans ce que la langue courante (pas si courante que cela tout de même) qualifie justement de « cornélien ». Il y a situation cornélienne sitôt que le sentiment contrarie la raison : dans cette pièce, Sabine est originaire d’Albe, mais elle est mariée à Horace qui est de Rome (ah, le prestige de l’étranger !) De son côté, Horace est le frère de Camille, qui elle, en bonne Romaine qui se respecte (et qui cherche elle aussi la complication !) est fiancée à Curiace de... Albe !

                 Le lecteur entrevoit ici le terrible dilemme qui se pose à la fois aux hommes et aux femmes. Curiace doit-il, pour honorer sa patrie, tuer le frère de sa fiancée, et Horace tuer celui qui doit devenir son beau-frère ? Sabine doit-elle espérer la victoire de son pays ou la mort de son mari ? Camille doit-elle préférer voir mourir son frère ou son amant ? Toute la tragédie est construite sur cet insupportable cas de conscience, d’autant plus insupportable que chacun des héros, homme ou femme, possède un sens exacerbé de la famille et de la patrie.

 

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« Horace » et les situations dites « cornéliennes » (1/2)

Publié le par Eric Bertrand

Il arrive d’utiliser, à propos d’un problème ou d’une situation inextricable, l’adjectif « cornélien ». Etre confronté à un choix « cornélien »... Que vient donc faire le vieux Corneille dans cette affaire ? On pense immédiatement aux cas de conscience de Rodrigue et Chimène dans le Cid, mais une seule pièce ne suffit pas à justifier une étiquette et Corneille est coutumier de la chose ! Je profite de ma relecture de la tragédie Horace  pour fournir une explication.

               La pièce nous plonge dans l’histoire de Rome... Un même territoire, un même soleil, et pourtant deux cités bien distinctes se livrent une guerre acharnée : Albe et Rome. L’actualité illustre tristement comment ces conflits qui remontent à des temps immémoriaux (et que rien ne semble pouvoir apaiser) continuent d’ensanglanter une même région du monde. C’était le cas entre les Capulet et les Montaigu dans la fameuse pièce de Shakespeare et c’est aussi le cas dans « Horace » de Corneille. Du temps de Romus et de Romulus, les frères en étaient venus, comme leurs ascendants, à s’entretuer pour des raisons similaires. On approfondira demain un conflit qui génère la situation cornélienne.

 

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