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Aventures d’une petite valise...

Publié le par Eric Bertrand

Et pour commencer, dans la légèreté, plutôt qu’un carnet de voyage, je vous propose de suivre ma page Facebook intitulée « les Aventures d’une petite valise », elle vous emmènera à nouveau en Ecosse derrière un « personnage » que certains d’entre vous connaissent sous un « profil » différent (voir « Dévalisée »).

Brève présentation : cette "saga" de la petite valise prolonge l'idée qui m'était venue il y a quelques années, lors d'un séjour en dans les Highlands d’Écosse pendant lequel j'avais eu envie de photographier un objet symbolique du voyage dans ce décor si particulier, propice au rêve et à la fantaisie. Ces images ont été suivies par de nombreuses personnes. Et puis un jour, l'une d'elles m'a demandé s'il existait un livre au sujet de cette « sacrée petite valise ». Qu’à cela ne tienne ! Après deux ans, est né le roman "Dévalisée" (https://www.helloeditions.fr/product/devalisee/).

Les aventures continuent cette année avec une nouvelle petite valise, l'héroïne précédente ayant un peu souffert de tant de voyages, de rencontres et de mésaventures. Il ne s’agit plus d’un roman, mais de photographies prises en août entre Glasgow et les îles de Lewis et de Harris.

https://www.facebook.com/profile.php?id=61564324223982

Aventures d’une petite valise...

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Rentrée littéraire, de retour d'Ecosse : demandez le programme !

Publié le par Eric Bertrand

Après un long été à fureter, souvent sous la pluie et dans le vent, dans des lieux emprunts de mystère et de sauvagerie, me revoilà au seuil de cette année littéraire. Au programme de ce blog, après la présentation demain d’un « feuilleton facebook », reviendront de nouvelles dosettes bien entendu, en général tous les vendredis, mais aussi des articles imprévisibles à propos de divers sujets et surtout l’approche d’un nouveau roman que j’ai terminé pendant l’été mais qui est actuellement soumis à un régime de correction. Les fidèles de ce blog savent déjà qu’il est consacré aux livres et à la lecture. C’est un gros travail et rien ne presse.

         Pour cette raison, je n’ai pratiquement pas eu le temps de lire ni de « réamorcer » la file de mes articles, pris par cette « frénésie » d’écriture qui s’empare de vous lorsque vous tenez enfin votre sujet et lorsque vous en avez enfin terminé le scénario d’ensemble. Je reviendrai sur quelques points que j’ai voulu mettre en avant à travers l’écriture de ce livre, sans pour autant dévoiler son contenu. Une autre part de ce blog sera aussi consacrée au programme de signatures et de rencontres toujours très rempli à cette période.

         Quoi qu’il en soit, à vous qui avez la patience de me suivre, je souhaite une belle rentrée et de belles expériences littéraires. N’hésitez pas à me contacter, je prendrai le temps de vous répondre, cela fait toujours plaisir d’échanger.

A demain !

Rentrée littéraire, de retour d'Ecosse : demandez le programme !

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Quelques derniers cailloux dans la poche du "Petit Poucet rêveur"

Publié le par Eric Bertrand

Avant la pause estivale, je publie cette dernière interview que m'a accordée Fabien dans le cadre de son salon du livre virtuel.

Je signale également la validation de ma "structure" obtenue cette semaine dans le cadre du Pass Culture ... Elle permet aux enseignants qui le souhaitent d'entrer en contact avec moi afin d'organiser un "événement littéraire" dans leur établissement.

Et en attendant, bel été à vous, "sur les chemins picotés par les blés" entre cabarets verts et auberges à la Grande Ourse !

 

Quelques derniers cailloux dans la poche du "Petit Poucet rêveur"
Quelques derniers cailloux dans la poche du "Petit Poucet rêveur"

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« La Fièvre dans le sang », « Splendour in the grass » : lorsque les mauvaises herbes des interdits gâchent la fraicheur de la mousse et la splendeur des hautes herbes.

Publié le par Eric Bertrand

On a la fraîcheur de l’herbe, la chute des reins, les baisers fous, la furie dans la tête et la fièvre dans le sang.

On s’aime à tomber à genoux, on ne respire plus, et puis on bondit, on se précipite pour retrouver l’autre, on l’embrasse et on l’étouffe de caresses, on se roule sur les sièges des voitures, on se jette sous les cascades, on se croit capables de vaincre les obstacles, les résistances, les principes, le temps est suspendu ; mais au bout du compte, on obéit aux conventions, aux commandements et aux injonctions qui écrivent le destin à notre place. Et puis soudain l’herbe sèche, le vent se lève, les feuilles tombent des arbres et le corps se détraque, la raison s’égare et la vie donne son coup de matraque.

Toute cette thématique est dans le beau film d’Elia Kazan sorti en 1961 : « La Fièvre dans le sang. »  

Deanie, que Natalie Wood incarne avec rage et désespoir, révère Bud (Warren Beatty) au point de tomber à genoux devant lui et Bud, torturé de désir et d’amour, se dit déjà prêt à l’épouser mais son père exige de lui qu’il fasse d’abord ses études à la prestigieuse université de Yale. Après seulement, il pourra revenir riche et respecté et faire sa proposition. Dans cette perspective, Deanie se sent de plus en plus captive. Tous ses sens palpitent, les chaines du désir la ligotent, lui entrent dans la chair et lui soulèvent le cœur. Elle est prête à s’offrir plutôt que de souffrir davantage.

Mais des forces sombres continuent de s’opposer à cette montée de sève et de sang qui fait tour à tour rougir et bleuir la peau : la mère de Deanie l’a suppliée de ne pas perdre sa vertu et Bud ne trouve pas la force de désobéir à son père. Et la vie passe et vient semer le mauvais grain dans cette Amérique de la crise de 29 où les dollars s’envolent comme des fleurs sèches.

Les quelques vers du beau poème de William Wordsworth qui donne son titre à la version originale du film entrainent les personnages à la retenue, à l’écrasement des passions et au désenchantement : « Bien que rien ne puisse ramener l'heure de la splendeur dans l'herbe, ni de la gloire dans la fleur, nous ne nous affligerons pas, mais trouverons la force dans ce qu'il en subsiste. » Though nothing can bring back the hour of splendour in the grass, of glory in the flower ; we will grieve not, rather find Strength in what remains behind. 

« La Fièvre dans le sang », « Splendour in the grass » : lorsque les mauvaises herbes des interdits gâchent la fraicheur de la mousse et la splendeur des hautes herbes.

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On a tous en nous quelque chose de Natalie Wood : « Propriété interdite » : La Rochelle, Festival du cinéma.

Publié le par Eric Bertrand

Grâce à la FEMA et à son 52° Festival du cinéma, voyage dans l’Amérique de Natalie Wood cette semaine à La Rochelle.

 

La torpeur de Dodson, petite ville du Mississipi, l’ennui, les coups de poing de la misère pour rester debout, et derrière tout cela, le rêve des faux-semblants, des artifices et des éclats de la grande ville, Memphis ou La Nouvelle-Orléans : « Ce désir fou de vivre une autre vie » qui emballe et qui donne l’impression d’une « Propriété interdite » …

 Devant cette Amérique filmée par Sydney Pollack, inspiré par une pièce de Tennessee Williams, on ressent cette profonde mélancolie qui traverse la chanson de Johnny, écrite par Michel Berger, « On a tous quelque chose en nous de Tennessee ».

L’histoire se passe pendant la période de la grande Dépression. La sémillante Alva Starr, starlette incarnée par l’éclatante Natalie Wood, règne au sein de l’auberge au cœur de ce Dodson, « chatte sur un toit brûlant », figure fantastique, frénétique, qui fait rêver les hommes à condition qu’ils aient de l’argent et de l’alcool pour l’enivrer. On boit beaucoup dans les pièces de Tennessee, et le whisky fait tinter le cristal.

Alva est l’idole sulfureuse et la part des anges ; sa mère la soigne et lui applique des linges frais sur le visage, pour protéger la créature de la chaleur. Elle a perdu son père qui la traitait comme une princesse, ce père, « homme faible et merveilleux qui a mis tant de grâce à se retirer du jeu » : avant de les abandonner, elle et sa famille, il lui a offert un wagon peint comme un ciel étoilé, mais un wagon en bout de ligne, sorte de vestige d’un temps révolu, rappel cynique de l’immobilisme ambiant. Car rien ne bouge à Dodson, pas même le temps, comme le montre bien ce moment du film où Willy, la petite sœur d’Alva, avance le long de la ligne de chemin de fer, dans la robe longue déchirée que lui a laissée sa grande sœur ; garçon manqué au visage ingrat, elle est une baby doll abimée qui traîne sa poupée et sa misère et qui joue, pour le garnement qui l’écoute, un peu le rôle du chœur dans la tragédie.

L’heure bascule lorsqu’Owen Legate, agent des chemins de fer, arrive dans la ville, avec la pénible mission de licencier bon nombre de cheminots qui travaillent à Dodson. Owen, c’est Robert Redford, l’homme qui sait parler aux oreilles des femmes, surtout de celles qui rêvent de partir loin, et de chevaucher, sans jamais plus se retourner, vers le grand amour. Il n’est pas comme les autres, il vient d’ailleurs, il tient des propos neufs, il parle de liberté de la femme et d’émancipation, il incarne une autre destinée et tient la boule de cristal.

Mieux qu’un « Tramway nommé Désir », le train peut enfin quitter la gare, rouler des wagons neufs et laisser défiler à travers les vitres et le jazz de la locomotive, les tableaux impressionnistes des grands espaces, des plaines, des collines, et du Mississipi jusqu’à New-Orleans, ville de musique, de danse et de détresse, de « si peu d’amour avec tellement d’ennui » et du « cœur en fièvre et du corps démoli ».

L’une des dernières images du film, c’est le wagon immobile, le wagon fantôme sur lequel une main mal inspirée a tagué : « Alva is a hore ».

On a tous en nous quelque chose de Natalie Wood : « Propriété interdite » : La Rochelle, Festival du cinéma.

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