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La dernière nouvelle de Milan Kundera

Publié le par Eric Bertrand

Il aurait raconté, juste pour rire, l'histoire d'un vieil écrivain qui se fait passer pour mort et qui ne parvient pas à échapper à sa plaisanterie. Le personnage ouvre aux journaux les pages de sa vie intime, extrait de ses tiroirs des clichés enfouis, rit du visage éclatant, du fard et des oripeaux de ses maîtresses, abat les cartes de ses engagements politiques, tape le carton avec Dieu.

Et pendant tout le temps de la mascarade, il fume un gros cigare en regardant le ciel où s'allument des étoiles.

 

La dernière nouvelle de Milan Kundera

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La vie comme réservoir à la fin du « Guépard » : dosette de lecture n°75

Publié le par Eric Bertrand

          L’une des beautés du roman de Lampedusa, c’est la méditation sur la condition humaine et sur la figure courageuse de son héros, le prince Salina, qui assimile la vie humaine à un « réservoir » s’épuisant lentement ... Un long passage situé à la fin de l’histoire développe subtilement la métaphore du réservoir et fait mieux appréhender au lecteur ce qu’il y a d’impalpable en l’homme comme les idées, les émotions, les sentiments…

La vie s’échappe du corps du vieil aristocrate en « vapeur au-dessus d’un étang », elle est une vapeur, une « nappe » formée, grossie, roulée au fil des années. Le roman s’achève, après « bruit et fureur », et le prince se meurt dans la chambre d’un hôtel de Palerme qui a vue sur mer. L’impression qu’il ressent finit par s’élever tel un modeste « résidu » face à l’immense océan. « C’était un lundi de la fin juillet, à midi, et la mer de Palerme, compacte, huileuse, inerte, s’étendait devant lui, invraisemblablement immobile... »

Le Guépard offre au lecteur une aventure à fois historique, sociale et intime qui mêle le feu de l’Etna et le bleu de la mer, les pluies torrentielles de l’hiver et le soleil cuisant de l’été, les fruits, les fleurs, le mélange des langues et des voix, les odeurs fortes ou âcres, les parfums légers et toute la beauté tumultueuse de la Sicile. 

Sur ces notes exotiques, je mets un terme estival à ces dosettes et vous donne rendez-vous à la rentrée. Bonnes vacances et bonnes lectures !

#livre #lecture #littérature #roman #Sicile...

#livre #lecture #littérature #roman #Sicile...

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Signatures à Chatelaillon

Publié le par Eric Bertrand

Avant une petite pause pour les vacances, dernier chapitre autour des livres et des contacts avec les lecteurs dimanche matin à la Librairie du Chat qui lit de Chatelaillon. Trois livres sur la table, "Dévalisée" à l'honneur, "Ma Ré haute, ma Ré basse", et l'avant-première de "Chambre 69"...

Très bon accueil dans un climat serein de début de vacances. La mer est à côté et transporte des idées de voyage et de littérature...

Rendez-vous à la librairie du Grand Largue de St martin de Ré le 14 août prochain pour la sortie officielle de cette oeuvre consacrée à Gainsbourg.

Signatures à Chatelaillon

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Découvrir "Chambre 69" avant sa sortie en librairie...

Publié le par Eric Bertrand

              Avis aux amateurs de Gainsbourg, de polars, de littérature... Pour tous ceux qui l'ont commandé, il est arrivé ou il va arriver avant la publication officielle en librairie le 4 août, avec Éditions Hello Il n'est pas trop tard pour obtenir votre exemplaire en suivant la marche suivante : Lien : https://www.helloeditions.fr/article/chambre-69/
Code promo 5% : chambre5

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Dostoïevski : Les Frères Karamazov : dosette de lecture n°74

Publié le par Eric Bertrand

       Comment saisir la « logique Karamazovienne » dans un roman qui offre en même temps, à travers l’analyse des trois frères et de leur père, une méditation sur l’homme et sur la religion ? Malraux disait des personnages de Dostoïevski qu’ils étaient des espèces de silex que l’auteur frottait l’un contre l’autre pour en faire jaillir le brasier de la réflexion. Les grandes questions de la foi, de la politique, de l’amour, de la mort sont abordées : « Le cœur de l’homme n’est qu’un champ de bataille où s’affrontent Dieu et le Diable ».

          A noter également cette réflexion sur le destin de la Russie qui prend aujourd’hui une sinistre résonance : « Notre troïka fonce à bride abattue et peut-être fonce-t-elle vers sa perte. Et il y a longtemps déjà que dans toute la Russie, on tend les mains et on supplie que soit arrêtée cette course furieuse qui n’épargne rien. Et si les autres peuples s’écartent encore devant la troïka qui galope à tombeau ouvert, ce n’est peut-être point par respect pour elle mais simplement par effroi. Par effroi et peut-être aussi par répulsion pour elle ; encore est-il heureux qu’ils s’écartent sinon ils pourraient bien cesser de s’écarter pour se dresser en une barrière solide devant le spectre qui s’élance et arrêter eux-mêmes la course folle de nos débordements afin de se sauver , eux, ainsi que la culture et la civilisation. »

 

 

Dostoïevski : Les Frères Karamazov : dosette de lecture n°74

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