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Émile Zola : La Mort d’Olivier Bécaille : (Dosette de lecture n°64)

Publié le par Eric Bertrand

         Que se passe-t-il dans l’environnement immédiat d’Olivier Bécaille au moment précis où la mort le frappe ? Comment la lumière parvient-elle encore à filtrer derrière ses paupières ? Comment les oiseaux persistent-ils dans leur chant ? Quelle orientation les voix prennent-elles et quels visages découvrent ceux qui le connaissaient ?

C’est la question que pose Zola dans cette nouvelle qui n’a rien de surnaturel. En effet, le cas de catalepsie qu’il rapporte est bien d’une nature sinistrement réaliste. Pour reprendre cette formule d’un personnage de Molière : « N’y a-t-il pas grand danger à contrefaire le mort ? »

 

Émile Zola : La Mort d’Olivier Bécaille : (Dosette de lecture n°64)

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Neal Cassady : Première jeunesse : (Dosette de lecture n°63)

Publié le par Eric Bertrand

          Quel est le lecteur qui, comme le narrateur de Sur la route, n’a pas été tenté de suivre ce « gars de l’Ouest, de la race solaire » ?             

         Ce Dean Moriarty est la figure romanesque de l’écrivain vagabond Neal Cassady qui raconte ses premières années à Denver, son apprentissage de la vie et de l’Amérique des années 30, aux côtés d’un père faible et alcoolique.

 

Neal Cassady : Première jeunesse : (Dosette de lecture n°63)

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Olivier Rolin : Port-Soudan : (Dosette de lecture n°62)

Publié le par Eric Bertrand

         Pourquoi revenir en arrière quand on a tout quitté ? On s’est coupé du monde, on a largué les amarres et on s’est éloigné de ses proches, de ses amis et de tout ce qui constituait le passé personnel… C’est en tout cas ce choix-là qu’a fait le narrateur de Port-Soudan qui ressemble beaucoup à l’auteur, l’écrivain voyageur Olivier Rolin, ancien activiste de gauche en mai 68… Dans un livre postérieur à celui-ci, cinglant et savoureux, il racontera d’ailleurs l’épopée dérisoire des « tigres en papier » dont il faisait partie.

          Au cœur de ce Port-Soudan qui fait tristement l’actualité depuis quelques semaines, on le retrouve désabusé, et il suffit de la nouvelle de la mort d’un « ancien de la Cause » pour que ce passé ré émerge, emmenant avec lui un cortège de silhouettes, de rêves brisés et de drames. Son ami ne lui a laissé qu’un début de lettre, mais ce support vibrant suffit à déclencher en lui le processus et le brouillage de l’écriture contre le Temps qui a roulé sous les pavés la plage…

Olivier Rolin : Port-Soudan : (Dosette de lecture n°62)

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Maupassant : Pierre et Jean : (Dosette de lecture n°61)

Publié le par Eric Bertrand

        Il y a dans les familles des secrets qu’on enfouit  et qu’on refoule derrière le masque faussement chatoyant des apparences. Jusqu’au moment de la crise et des tourments qui viennent bouleverser les êtres lorsque le passé resurgit.

Maupassant, spécialiste de l’âme humaine, opère une véritable analyse psychanalytique dans Pierre et Jean. On y observe un « médecin » qui accouche sa patiente du mal profond qui l’habite… Ce « médecin », c’est Pierre, le fils cadet, et sa « patiente », c’est sa mère, la respectable Mme Roland. Au fil des années, elle a « oublié » la blessure de jeunesse qui lui revient brutalement et qui la torture…   

 

Maupassant : Pierre et Jean : (Dosette de lecture n°61)

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Gaufre et livre : même format, autre goût

Publié le par Eric Bertrand

Signer est un moment précieux de rencontre avec les lecteurs, mais la démarche ne va pas de soi et les circonstances influencent aussi les échanges surtout quand, en une après-midi ensoleillée comme c’est le cas aujourd’hui, le stand que m’a préparé le libraire fait face à celui d’un marchand de gaufres.

De l’autre côté de la rue, l’établissement n’a rien d’une baraque à frites. Il offre, sur un autre pan, côté mer, une bibliothèque de parfums de glace (qui parlent toutes les langues) et se prolonge sur le rayon gaufres, dirigé par un vigoureux bataillon de serveurs en chemise blanche. Je suis debout, un peu débraillé et presque oisif, ligoté sur mes deux mètres carrés, devant une petite table en bois pliante.

De leur côté, ils « cassent la baraque » : il y a du sucre qui vole et de belles couleurs mordorées et chaudes, des pages de pâte craquante, des feuilles ampoulées de sucre-glace et de chocolat pour des bouches gourmandes qui ont déjà, pour certaines, tâté du cornet de glace et qui s’en lèchent encore les moustaches. Plaisir fugitif.

De mon côté, les couvertures glacées font moins saliver et les livres frileux que le courant d’air écorne couvent en eux une chantilly secrète qui ne demande qu’à monter à condition de bien vouloir tourner les pages, de penser à aérer les lignes, à battre les mots et de savoir déguster, au fil de longues heures, cette saveur particulière de l’ouvrage dont la pâte à longuement mûri sur un bureau en fût de chêne.

Gaufre et livre : même format, autre goût

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