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Blaise Cendrars : « J’ai Saigné » « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°52)

Publié le par Eric Bertrand

Les marques des guerres sont indélébiles et s’imprègnent dans le corps et l’âme au point de bouleverser les êtres humains et leur rapport au monde… Certains écrivains sont montés au front et en sont revenus blessés, traumatisés, meurtris. C’est le cas de Blaise Cendrars dont le pseudonyme évoque à la fois la braise et les cendres. Au fil de cette nouvelle en trois chapitres, il « saigne » de son amputation du bras droit au moment de la bataille de Champagne en 1915.

Soigné avec les moyens du bord dans un hôpital de fortune, l’écrivain foudroyé ne laisse pas sa plume s’évanouir. Lucide, caustique, il examine au scalpel les silhouettes de soldats comme lui en souffrance et souligne l’exceptionnel dévouement des infirmières alors que les gradés véreux et soucieux de gloriole qui les encadrent, cherchent encore à tirer parti de la survie de « leurs hommes ».

Blaise Cendrars : « J’ai Saigné » « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°52)

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Milan Kundera : « L’Insoutenable légèreté de l’être » et « la Vie est ailleurs » « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°51)

Publié le par Eric Bertrand

Déstabiliser le lecteur, faire de ce papillon arrêté autre chose qu’un butineur, qu’un « assis »… C’est l’enjeu de la littérature de Kundera qui, aussi bien dans « L’Insoutenable légèreté de l’être » que dans « la Vie est ailleurs », déséquilibre les harmonies de lecture et bouscule à la fois les personnages, l’intrigue et la tranquille impression de vérité pour mieux interroger la vie, l’art, la politique, l’âme, l’enfance, l’adolescence, l’inexpérience, le désir, l’amour, le temps qui passe, la mécanique des corps, la sexualité et tant de choses encore au gré de diverses digressions ou chicanes.

Et cette fausse impression de légèreté trompe allègrement le lecteur, lui donne des ailes diaphanes pour l’amener à se poser sur l’épaule d’un narrateur occupé à injecter dans son récit ce simulacre de couleur et de parfum qui crée les attirances…

 

Milan Kundera : « L’Insoutenable légèreté de l’être » et « la Vie est ailleurs » « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°51)

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Jean-Claude Carrière : « La Controverse de Valladolid », « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°50)

Publié le par Eric Bertrand

À quel moment mérite-t-on le nom d’homme ? Grande question que le facétieux Rabelais balayait d’une saillie : « Amis, vous noterez que par le monde, il y a plus de couillons que d’hommes… »

L’écrivain Jean-Claude Carrière remet cette interrogation en situation, à l’époque où une Europe au capitalisme florissant avait besoin de main d’œuvre à bon marché pour tirer le meilleur parti des terres conquises en Amérique… Le prélat chargé de trancher tâche de répondre en écoutant les deux points de vue qui s’opposent sur la potentielle humanité des indigènes : ont-ils un rapport à l’art ? Ont-ils une éducation ? Sont-ils capables de rire, de s’émouvoir ? Ont-ils foi en dieu ?

Dans cette controverse, d’importants profits sont en jeu, ce qui risque pour le moins de « fausser le débat »… Du reste, la controverse à propos des « couillons » est plus que jamais d’actualité.

Jean-Claude Carrière : « La Controverse de Valladolid », « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°50)

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René Frégni. « Je me souviens de tous vos rêves », « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°49)

Publié le par Eric Bertrand

J’ai rencontré René Frégni au Festival « Etonnants voyageurs » de Saint-Malo, puis il est venu à La Rochelle. Originaire de Manosque, ce coureur de « chemins noirs » continue de sillonner les lignes de ces cahiers d’écolier qu’il suspend, sans pinces à linge, dans l’enclos bouillonnant de son imaginaire… Linge claquant de mots, de fruits, de lumière qui dessinent des courbes de femmes, des ombres sous les figuiers, sur les sentiers des collines, dans le coin des cabarets verts de bord de route. Car, chez cet héritier de Rimbaud, de Giono et de Céline, il n’y a pas de littérature sans cheminement et sans délectation des sens. « Les mots appartiennent à l’homme qui marche »

Dans cet ouvrage, assis à son bureau, l’écrivain vagabond poursuit sa quête du bonheur d’écrire et de randonner. Le livre est un carnet de saison, une chronique tendre et authentique qui s’écrit au fil des jours, de septembre à février. Les lumières, les atmosphères, les odeurs et les souffles filtrent sous la porte et entrainent doucement le lecteur à « écarter les murs ». Par la magie de la lecture, il monte l’escalier à Manosque, franchit les étages, passe le seuil et distingue, par-dessus l’épaule de l’écrivain, cette lueur jaune de la petite table de travail où palpite son éternel cahier d’écolier.

 

René Frégni. « Je me souviens de tous vos rêves », « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°49)

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Jack London : « La peste écarlate » « En lisant, en écrivant »… (Dosette de lecture n°48)

Publié le par Eric Bertrand

         Jack London est un écrivain écorché vif. Tiraillé entre ses origines et ses aspirations, entre sa part animale et sa part spirituelle, il mène une quête artistique insatiable et s’interroge sur la véritable nature de l’humanité. Dans une œuvre visionnaire dont il situe l’histoire en 2073, il se pose la question : qu’advient-il de la civilisation alors que les hommes sont victimes d’une terrible pandémie de peste écarlate qui dévaste la planète ?

On est en 1914, lorsque l’écrivain rédige cette nouvelle, deux ans avant sa mort. Et ses intuitions s’avèrent d’une terrifiante modernité…

Jack London; pandémie ; nouvelle

Jack London; pandémie ; nouvelle

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